Quelques réflexions, très imparfaite, à la suite de la défaite d´hier...
21 avril 2002, 6 mai 2007, deux élections différentes, deux déceptions différentes pour le socialiste que je suis, mais deux échecs aux raisons communes : une rénovation inaboutie des idées et du mode de réflexion du Parti Socialiste.
La défaite du 21 avril 2002, la plus dure, car la plus difficile à comprendre : après 5 années de gouvernement de Lionel Jospin, et un bilan pas exellent, mais loin d´être mauvais, la défaite était inconcevable. Elle est pourtant advenue, au premier tour.
L´élection de 2007 est différente : une droite sortante, au bilan très médiocre, mais un candidat très doué en communication, qui est arrivé à se construire une image de virginité... Une candidate dont les approximations et surtout l´insuffisante préparation doivent être à mes yeux soulignées... Mais tout cela n´explique pas cette défaite.
Je pense que la vérité est ailleurs.
Elle est a rechercher dans le discours, dans les méthodes, et dans l´analyse de la société que fait le PS.
Car le fond idéologique n´a pas suivi l´évolution du monde depuis 1981. Pour certains au PS, la rupture avec le capitalisme, la non acceptation de l´économie de marché restent des vielles lunes à atteindre absolument. Un discours avec de nombreux tabou : la durée des cotisations pour les retraites ou une désertion de la thématique du travail ne sont que deux exemples de cette bérézina idéologique d´une partie du PS. Une pratique politique quand nous sommes au pouvoir plus réaliste, en inadéquation avec ce discours et cette idéologie rendent illisible la position du PS.
Tout cela rend urgent le principe même d´une rénovation idéologique profonde, d´un changement de logiciel du PS.
Le monde a changé, l´économie a évolué, le libéralisme économique s´est durci et ses ravages se sont amplifiés, la lutte des classes n´est qu´une image du passée, l´idée même de classe doit profondément être rénvovée, car si elles existent toujours, leur classification et leurs fonctionnements n´ont plus rien à voir avec le passé. Il n´y a plus de classe strictement homogène, comme l´était la classe ouvrière, ou chacun avait des interets divergents... Le salariat d´aujourd´hui, rempli d´intérets divergent, rend vain toute approche qui reposerait sur ce postulat de lutte des classes. La seule classe réellement homogène est cette nouvelle aristocratie financière, médiatique et politique : c´est la seule qui a des interets en commun, elle est parvenue au sommet du fonctionnement économique de la planète. Les familles politiques de la droite mondiale sont souvent très liée à cette classe dirigente très puissante alors que les familles de gauche en sont quasiment coupées.
C´est à cette nouvelle donne qu´il faut s´adapter.
La négation du capitalisme et la rupture avec l´idée de marché doivent être effacée du logiciel du PS. Il en est de même de la négation absolue du libéralisme ou de l´idée de l´Etat providence.
L´Etat ne peut pas tout, c´est un fait. La croissance ne peut reposer sur lui seul, ce sont les entreprises, et donc la sphère privée qui en sont avant tout les moteurs. Une politique de l´emploi ne peut plus réposer que sur l´Etat, sur la création d´emploi publics, car les entreprises en sont aussi le moteur. L´Etat à pour responsabilité de créer les conditions pour qu´emploi et croissance soient au rendez vous, l´entreprise doit donc être au coeur de son action.
Mais l´Etat garde encore des rôles importants. Contrairements aux ultra libéraux purs et durs, qui ne souhaitent que lui faire assumer des fonctions basiques (régaliennes), la sociale démocration accorde une place importante à l´Etat.
L´Etat doit garder une forte place dans la régulation de l´économie de marché, dans la domestication du libéralisme. Il doit en éviter les ravages inhérents (alors que les droites les acceptent plus ou moins), et proposer des corrections lorsqu´ils ont lieu. L´Etat doit mettre en place des politiques assurant la justice sociale, la lutte contre toute les formes de précarités et de discriminations, l´égalité et la promotion sociale. L´Etat doit s´appuyer sur des services publics forts et rénovés (cela n´exclut pas la réflexion sur ce qui en relève et ce qui ne relève pas d´un service public d´Etat). Les politiques publiques doivent être présente pour aider les individus à se relever lorsque ils sont en difficultés, il doit assumer ces rôles capitaux dans l´éducation, l´innovation, la recherche, la santé, l´égalité territoriale... en plus de ces fonctions régaliennes.
La sociale démocratie place le travail au centre de son discours et de son projet. Contrairement à la droite, elle considère que la notion de travail contient une part d´émancipation de l´homme qui est fondamentale. Elle s´appuye donc sur un travail correct, aussi bien sur le plan de la rémunération que de la qualité. Elle ne nie pas l´importance de la flexibilité, mais contrairement à la droite, met en place des dispositifs de protection des salariés (c´est ce qui prime) que ce soit au travail, et surtout, en cas de perte d´emploi.
Il faut que les socialistes arrêtent d´être complexée par une extrème gauche qui n´a d´autres passes temps que de la traiter de traitre.
Dans tous les pays ou les PS n´ont pas acceptés cette transition idéologique : les PS ont disparus ou ont été condamnés à la défaite perpétuelle. Dans tous les pays ou la transition sociale démocrate a été réalisée, les sociaux démocrates sont parvenus au pouvoir, et ont mis en place des politiques de réformes ayant donné des résultats probans sur l´emploi, la pauvreté ou la lutte contre les inégalités.
Pour atteindre l´idéal, selon Jaurès, il faut comprendre le réel. C´est cet effort que doit réaliser le PS. A ceux qui nous accuse de trahir, nous devons dire que l´Idéal reste le même, c´est le réel, qui a évolué, et qui nous a conduit à évolué. L´idée d´utopie, si innexistante à droite, n´a pas quittée l´esprit des sociaux démocartes, car elle est finalement génétique (!) chez tous les socialistes.
et on rejoint l´idée du determinisme genetique, il est trop fort ce sarko
Correction : les intérets étaient bien convergents dans l´ancienne classe ouvrière...
aaahh le retour du serein toutitof, qu´on va peut etre ramasser a la p´tite cuillère après les législatives ![]()
* Posté le 07 mai 2007 à 23:34:47 avertir modérateur
* aaahh le retour du serein toutitof, qu´on va peut etre ramasser a la p´tite cuillère après les législatives
je tente un topic sur du fond et c´est tout ce que tu me trouves à me dire...
Et sur les législatives, il est effectivement probable que vous les gagniez, mais ça ne marchera que mieux avec une opposition forte et constructive...
J´ajouterais un exemple: après la défaite face à Tatcher, les travaillistes ont voulu orienter leur politique encore plus à gauche. Il a fallu attendre Blair pour les voir revenir au pouvoir, une fois que la transition social-démocrate fut effectuée.
En cela, Strauss-Kahn, Kouchner, et aussi Royal ont raison.
Le PS doit revoir sa politique, revoir ses alliances. L´élection de 2002 avait marqué la montée des extrêmes, celle de 2007 a laminé l´extrême-gauche aujourd´hui autant en porte-à-faux qu´un De Villiers après ces élections, en complète déconfiture. La raison de l´échec de ces deux extrêmes ( car le Fn aussi a pris une claque)? Une idéologie trop ancrée dans le passé quand trois candidats prônaient à leurs manières la rupture.
Les scores, en combinaison avec la participation, sont éloquents et doivent inciter le PS à poursuivre cette réforme vers un renouveau socialiste au travers de la social-démocratie, libérale si possible. C´est au travers de cette voie uniquement que l´on retrouve une gauche fédératrice, quitte à devoir manger son pain noir en attendant. C´est à ce prix là que le PS redeviendra cohérent et incarnera une vraie rupture politique avec la politique à grand-papa, que perpétuaient de leurs manières Sarkozy et Royal.
La gauche se doit de rompre avec une extrême-gauche passéiste, déconnectée des réalités et des aspirations. Elle se doit de se rapprocher du centre-gauche, de devenir une force de pondération, applicatrice de la realpolitik sans renier un idéal social qui a toutefois été fédérateur. C´est sur ses bases que le PS se refondera.
toutitof
a cette heure-ci j´peux plus lire des trucs aussi long, et j´voulais juste dire ca sans méchanceté tu sais, c´est bon ![]()
Si le ps veut un jour gagner les elctions faut qu´il se modernise,parce que si il reste aussi archaique dans leur discours et dans leur conception de l´economie ils ne sont pas sortie del´auberge
* Posté le 07 mai 2007 à 23:38:57 avertir modérateur
* toutitof
a cette heure-ci j´peux plus lire des trucs aussi long, et j´voulais juste dire ca sans méchanceté tu sais, c´est bon
beuhhhh, c´est pô si long que ça...
Je pense qu´il faut garder la meme politique , avec plus d´interventions des elephants j´usqu´aux le gislatives.
Puis faire du renouvau, on garde sego et les elephants à la porte (j´avais beaucoup d´estime pour DSK ,mais là , il m´a totalement decu).
Je suis peut-etre radical, maiisje pense que c´est necessaire (au moins fabius)
* Posté le 08 mai 2007 à 01:24:09 avertir modérateur
* Je pense qu´il faut garder la meme politique , avec plus d´interventions des elephants j´usqu´aux le gislatives.
Puis faire du renouvau, on garde sego et les elephants à la porte (j´avais beaucoup d´estime pour DSK ,mais là , il m´a totalement decu).
Je suis peut-etre radical, maiisje pense que c´est necessaire (au moins fabius)
j´ai plutot tendance à penser que DSK peut seul mener cette rénovation socio-démocrate... Royal porte la responsablité de son échec : celui d´une candidate insuffisement préparée et limitée sur un certain nombre de question...
En gros, il faut que le chabichou du poitou retourne sur sa zone d´AOC...
Je ne suis pas d´accord avec toi, uniquement sur Royal. Je pense plutôt qu´elle a été forcée au consensus par l´aile gauche du parti (les Fabius, Emmanuelli et consorts) et qu´elle n´a pas pu présenter un programme tel qu´elle l´aurait voulu. Il faut se rappeler que le projet présidentiel du PS était très archaïsant...
* Posté le 08 mai 2007 à 01:36:10 avertir modérateur
* Je ne suis pas d´accord avec toi, uniquement sur Royal. Je pense plutôt qu´elle a été forcée au consensus par l´aile gauche du parti (les Fabius, Emmanuelli et consorts) et qu´elle n´a pas pu présenter un programme tel qu´elle l´aurait voulu. Il faut se rappeler que le projet présidentiel du PS était très archaïsant...
la force d´un candidat, ça se mesure aussi à sa capacité de porter SON propre projet, d´innover et d´être indépendant des pesanteurs de son parti... Elle s´est suffisement déclaré comme une femme libre...
C´était une femme libre qui ne pouvait négliger les électeurs de la frange extrême gauche/gauche, tout comme Sarkozy a dragué les hésitants entre lui et l´extrême droite. Simplement, l´EG s´est pris une claque monumentale, la pire de son histoire il me semble.
De toute manière, ce n´est pas une question essentielle... Le PS aura un congrès à l´automne (logiquement) pour trancher qui fait quoi...
La priorité maintenant est, outre les législatives, cette histoire de rénovation des idées... ça va être un gros boulot vu les archaismes de cetains membres de la famille!
L´idée du PS d´une Securité sociale professionnelle et portée par Segolene Royale etait trés importante.
Dommage que cette idée ne fut pas mieux expliquée et mise en avant.
Autre point important, qui differencie le projet du PS de celui de la Droite : la social democratie prone un secteur de l´energie protégé des operations de fusion, traditionnel ( c´est une tradition franco-allemande ancienne debuté par les charbonnieres ) et soutenu par l´Etat.
Alors que la droite veut briser cette protection en privatisant EDF puis GDF.
l´archaisme ... c´est très vite dis
Le problème c´est que le PS ne sais pas quelle direction prendre.
Doit elle devenir le partit libéral modéré ou redevenir socialiste en rapport avec ses idéaux initiaux?
Le PS doit suivre la voit des autres gauche modernes, c´est à dire des gauches qui ont compris ce qu´était le libéralisme et qui ont cessé de s´imaginer au temps de Germinal...
Royal va foutre la merde a vouloir s´accrocher en tete du ps! ce parti n´a pas de leader, c´est certainement pas royal et son discours invisible en haut de son balcon que le ps va trouver son leader! Faut que Hollande il pète ! qu il soit rétrograder, mettre des gens compétents, avec du charisme, comme leader !
Bref moi mtn tout ceci ne me regarde plus, je suis un nouveau partisant du MD !
Allez Bayrou
superbe le soutien de BLAIR a SARKO exellent le discours SARKO est mon ami
la tete au PS ![]()