Le nationalisme est tout le contraire du nihilisme... Il est l´affirmation que quelque chose d´irréductible existe : un absolu, la Nation.
Tu l´oppose à la civilisation, qui est tout autant mal définie 
Et d´autant plus que le concept a mauvaise presse aujourd´hui, puisque l´aspiration morale ne fait -dans le paradigme "culturaliste" actuel- que reproduire les prétentions impérialistes de l´occident... Du moins, c´est ce que les intellectuels pensent pour la plupart d´entre eux.
De même, tu oppose civilisation et nation, alors que rien ne justifie cette opposition. Non pas que je sois partisan de la nation, loin de là. La nation pour moi, en faisant aimer l´un, concours à la haine de l´autre. Il n´empêche que le paradigme nationaliste actuel consiste à dire, à la suite de Herder, que chaque nation est issue d´un Geist particulier. En conséquence, chaque nation ne saurait être comparée à autre chose qu´à elle même. Tous sont les autres, et on ne doit pas les juger. Si on les juge, ce serait selon nos critères, donc ce serait biaisé.
Le nationalisme proclame l´irréductibilité des nations.
On peut tout à fait étendre cette conception à la civilisation, qui est un ensemble de faits et de systèmes partagés par plusieurs peuples sur un vaste ensemble géographique déterminant un certain nombre de pratiques et concepts (ainsi, l´indo européen). On peut tout à fait dire que chaque civilisation ne saurait être comparée à une autre. En ce cas, il n´y a pas de contradiction entre civilisation gréco-latine, et arabo-musulmane (terme d´ailleurs incongru puisqu´il lie une culture : musulmane, et une aire de civilisation : arabe)... Il y´a juste deux choses incomparables.
Donc de ce point de vue, le nationalisme ne saurait être conçu comme un système antagoniste, mais plutôt comme une monadologie, dans laquelle les nations vont parallèles sans jamais se rencontrer...
Enfin, je ne suis pas sur que parler d´unité pour les grecs soit très pertinent
Le Panhellénisme n´est qu´une forme creuse ^^