Joti >> Tu as raison mais c´est une vision qui reste quand même très utopique. Je ne pense pas que les hommes soient aujourd´hui assez matures pour avoir d´autres barrières entre leur nature et eux que les lois. Et je ne pense pas qu´ils le seront un jour.
Après c´est purement freudien, nos deux instincts principaux, Eros et Thanatos, sexe et violence, doivent d´une manière ou d´une autre s´évacuer. Je ne pense qu´un être humain puisse jamais les refouler. A défaut, on peut les encadrer, mettre des lois à l´acte sexuel par exemple pour limiter ses dégâts, de là est née la morale.
Mais d´un autre côté, pourquoi voir la proéminence de la force comme un mal ? Force ne veut pas dire violence. Chaque instant de notre vie est une confrontation. S´il est vrai qu´on ne peut penser l´être humain en dehors d´une communauté et d´un milieu social, il est tout aussi vrai que cette communauté n´est qu´une somme d´individualisme qui se confronte à chaque instant. Tu ne t´es jamais senti, dans la rue ou dans le métro, replié dans ton dernier espace de liberté quand le gens te bouscule ou te dévisage ? Toutes les forces de nos égos se confrontent à chaque instant et seraient dévstatrices si elles n´étaient régulées par des lois. La force sera toujours au coeur des sociétés humaines.