Oui, l´année est certes déjà commencée, mais cela n´empêche rien.
Les prévisions pour 2007 :
Tout d´abord il faut prendre compte à quel point la guerre du Liban a affaibli le pouvoir Israëlien. Celui ci va affronter une grande crise dans les années qui viennent et ne va peut être pas s´en relever, et Ehoud Olmert est de plus en plus impopulaire, recevant de surcroît le poids de poursuites judiciaires, qui sont la fin d´une longue série, le ministre de la justice, l´ancien ministre de l´environnement, proche d´Olmert, ont été accusé d´avoir embrassé de force une soldate et d´abus de pouvoir. Enfin, Moshe Katzav, le président, est accusé de harcèlement sexuel.
Les problèmes de politique intérieur incitent les gens et les médias à demander une réforme du système électoral, et la montée (même si légère) de certains extrêmes qui pourraient entraîner Isaraël sur une mauvaise pente (par exemple, le fait de rejeter les juifs arabes d´Israël, idée avancée par un immigré d´origine russe).
Plus grave encore, les événements au Liban ne risquent pas d´améliorer le processus de paix : le retrait du Liban s´étant soldé par un échec cuisant, Israël pourraot durcir sa politique envers la Palestine. Idéalement, il eut été possible qu´Israël retire 90% de ses troupes de Cisjordanie, mais l´élection du Hamas a tout remis à zéro.
En Palestine la guerre civile semble avoir été évité avec l´aide de la médiation de l´Arabie Saoudite qui retrouve sa position de leader arabe qui avait été légèrement détériorée ses derniers temps, volant d´ailleurs à l´Egypte son rôle de médiateur habituel dans cette région du porch-orient. Reste à savoir si la Palestine va réussir a établir une politique plus strucutrée.
Au Liban l´envoi des forces de la FINUL (composé de plusieurs pays musulmans) reste utile sur du court terme, mais totalement innefficace stratégiquement. Pourtant cela peut donner un temps de répit à Israël, mais pas aux libanais qui vont connaître des troubles importants, en raison des troubles causés par le Hamas allié au général Aoun (qui avait pourtant joué le rôle du combattant anti-syrien pendant plusieurs années).
En Irak, la situation va très certainement rester sensiblement la même dans l´année qui vient : le gouvernement tente de renforcer l´armée et la police sans pouvoir se passer de l´armée américaine. La perspective d´un retrait direct serait stratégiquement désastreux pour le pays, et naturellement peu envisageable malgré les pressions internes. L´avenir de l´Irak se jouera à plus long terme, avec une partition de l´état irakien (même si la situation peut s´enveminer, avec par exemple la ville kurde de Kirkouk, installée sur un riche gisement pétrolier, dont le reste de la population aura du mal à se séparer), et des négociations avec les anciens adeversaires des Etats Unis, particulièrement les mollahs iraniens et l´ayatolah Khamenei, guide suprême du pouvoir théocratique perse.
Au maghreb,le délai accordé à la Lybie de Kadhafi pour détruire son armement chimique arrivera à terme en juin, et accélèrera la "normalisation" de l´état lybien malgré quelques tensions, notemment le cas des infirmières bulgares (cas sur lequel la France essaye de ne pas être trop agressif, pour éviter de faire capoter la vente de rafale que la lybie est la première à nous acheter). Effectivement on assiste à une petite course à l´armement aérien entre l´algérie et la lybie, qui ont respectivement achetés récemment de l´armement russe et français.
Bouteflika restera aisément au pouvoir, à grand renfort de dollars pétroliers, les investisseurs étrangers se battent pour obtenir une part des richesses en gaz de l´Algérie, 6ème réserve mondiale.