La coercition économique correspond à une tendance en net accroissement et consistant à forcer une personne privé ou publique -principalement en tant qu’acteur économique- pécuniairement lorsque l’on ne peut légitimement et directement contraindre… L’arme de ceux qui n’ont pas le pouvoir politique mais une importante puissance économique.
L’asservissement serait, pour les libéraux, l’œuvre de l’état. Mais il existe en fait une coercition bien plus insidieuse et pernicieuse, une coercition qui ne se voit pas et qui est trop souvent oubliée: la coercition économique.
Élément qui serait donc l’expression et la retranscription de la domination d’une puissance non plus politique mais économique qui se manifesterait par une amputation de la liberté du sujet. La coercition économique est l’acte de forcer, directement ou indirectement, de part sa puissance économique, l’individu, l’entreprise ou l‘État, à adopter des comportements ou à effectuer des actes en biaisant voire en restreignant sa « liberté » de choix. Laisser les acteurs libres d’agir mènerait donc paradoxalement à une liquéfaction de la liberté par la reconstruction naturelle de pouvoir d‘une autre nature. Mais une restriction pour quel acteur au fond si ce n’est le plus faible ?
La liberté que prônent les penseurs libéraux ne pourrait donc, si l’on adhère à cette théorie, pas exister pour tous. L’explicitation de la coercition économique démontrerait donc d’une part que l’absence d’État ne mènerait pas a la liberté et que, d’autre part l’état - ou la collectivité - EST un moyen d’endiguer la toute puissance restrictive des libertés des acteurs privés !
• Les acteurs:
La coercition économique intéresse en particulier l’entreprise et, dans une moindre mesure, les pouvoirs politiques.
- Si l’on envisage la coercition économique comme l’utilisation de la puissance économique pour imposer des normes ou des comportements, l’acteur principal de cette coercition sera l’entreprise. L’après guerre a été l’occasion pour ce moteur fondamental de la vie économique d’enfler, de croître au point de posséder un capital social et donc un pouvoir parfois équivalent à celui des état. Les concentrations de capitaux et d’entreprise, après la chute du management par congloméra sont venues accentuer ce phénomène et l’on ne peut aujourd’hui que constater que ces entreprises sont devenues des acteurs avec lesquels on se doit de compter, que l’on soit une autre entreprise mais aussi, et c’est là plus dramatique, si l’on est un État. Les multinationales et les transnationales ont aujourd’hui le droit de figurer dans les négociations politiques et il n’est pas rare de voir un État s’asseoir à la table des négociations avec société pour discuter d’égal à égal. Dans un monde gouverné par le capitalisme et l’argent, ce n’est donc plus le pouvoir politique qui va primer mais le pouvoir économique et financier; un monde où le pouvoir peut, dès lors, être exercer par les entreprises. A partir du moment où vous êtes indispensable ou dominateur vous pouvez dicter vos conditions…
- Le pouvoir politique possède avec la coercition économique une arme d’une efficacité pour le moins impressionnante. Cette coercition a pour principal avantage d’être une contrainte silencieuse. Lorsque la loi ne peut ou ne veut pas faire vaciller l’édifice c’est par le porte monnaies que l’on va faire changer les comportements. C’est ainsi le meilleur moyen de saborder par le fond tout en évitant les mesures impopulaires. L’exemple classiquement évoqué est celui des règlements européens pour réformer le mutualisme. Le règlement consistait, sous le prétexte litigieux de la présence sur un marché analogue des acteurs mutualistes et assurantiels, à imposer aux mutuelles les contraintes économiques auxquelles étaient soumises les assurances. Le marché pertinent était certes le même mais la couleuvre difficile à avaler puisque ces garanties financières imposées aux mutuelles (réassurances, réserves de capitaux, capital initial imposé) n‘avaient aucune raison d‘être sachant que la philosophie n‘est radicalement pas la même entre les deux entités. La volonté sous jacente de Bruxelles en imposant ces normes était de contraindre le secteur mutualiste au choix cornélien de la concentration ou de la destruction… En imposant de telles normes l’Union savait pertinemment qu’elle allait, indirectement, forcer économiquement le secteur à se concentrer pour éviter le dépôt de bilan, chose qui n’est PAS annoncée dans les « motifs » du règlement… Or forcer à un type de comportement de manière indirecte sans l’imposer directement est précisément l’expression d’une coercition économique.
• Méthodes:
La coercition économique possède un panel important de méthodes et autres moyens pour permettre la contrainte.
Le contrat:
- Le contrat de souveraineté: est un contrat économique par lequel l’état négocie une partie de sa souveraineté avec une entreprise ou une organisation. L’intérêt pour l’état est bien entendu de développer un pan de son l’économie ou de recevoir une subvention mais il est pour cela contraint d‘accepter des restriction à sa souveraineté. Deux exemples pour illustrer ces propos:
Dune part le FMI mais aussi la Banque mondiale qui, pour allouer une subvention, vont demander aux état de respecter certaines normes ou d’en accepter d’autres, telles que l‘acceptation d‘un « code d‘investissement » . L’État se trouve donc obligé, par une entité non souveraine mais économiquement plus puissante, de légiférer pour pouvoir recevoir lesdites sommes. Que vaut la contrainte d’un État sur ses citoyens à côté d’une entité qui est capable d’obliger un État ?
D’autre part, plus criant encore, est la négociation par l’état de sa souveraineté avec une entreprise. L’entreprise accepte de venir produire ou échanger sur le sol de cet État à la condition que celui-ci accepte des restrictions. A l’échelle macro économique on constate que État, face à ces entreprises n’est plus capable d’imposer et que c’est bel et bien la société qui, de part sa puissance et son attractivité dicte sa loi à État. Même les plus grandes puissances sont soumises à ces contraintes. La France n‘y échappe par exemple pas puisque lors de l’installation de Disney Land à Marnes La Vallée elle s’est vu contrainte par l’entreprise d‘accepter une forte baisse de sa TVA en l‘échange du développement du parc touristique. La France n’avait pas le choix, les retombées économiques étant bien trop importantes pour risquer de perdre le marché…. On a donc l’exemple typique d’une puissance privé capable d’imposer ses règles à l’échelle d’un État…
- Le contrat économique: le contrat dans l’esprit des libéraux reste encore aujourd’hui l’instrument phare de la liberté. L’homme libre peut contracter et il est du devoir de l’état de ne pas interférer… Le contrat est l’arme du libre. Or le développement de la puissance économique des sociétés a été le vecteur d’une profonde mutation de l’instrument, perversion qui a entraîné la perte de la faible illusion de liberté qui planait encore. Techniquement le contrat est passé d’un outil d’échange et de production à une arme offrant des pouvoirs de commandement, chose réservé traditionnellement à État souverain et à la loi. Par ce biais le contrat est aujourd’hui devenu un puissant outil d’asservissement économique. Le contrat entre deux partenaires économiques égaux n’est plus qu’un principe puisque l’œuvre contractuelle synallagmatique ne se résume plus qu’en une offre d’adhésion, le plus puissant des partenaires économiques dictant les obligations à des cocontractants n’ayant aucune latéralité pour en revoir les conditions. Quelqu’un a-t-il déjà négocier les taux d’un livret A avec sa banque ? Quelqu’un a-t-il déjà entrepris de négocier ses prîmes avec son assureur ? Ce sont pourtant ce que les libéraux appellent la « liberté contractuelle »… Personne ne nous oblige à prendre une assurance, aucune loi, aucun règlement, mais économiquement c’est une obligation car le risque de la vie est partout présent. L’individu est donc contraint économiquement à accepter un contrat qu’il ne négociera pas et dont il a nécessairement besoin. L’individu libre n’est pas contraint par l’État mais par une entreprise et c’est justement le rôle du droit et de État que d’empêcher cette domination. L’État est le garant de l’équilibre entre les parties et, a fortiori, de la liberté.
- Le contrat d’intégration: Au cour des années 1964/65 le Général De Gaulle avait entendu empêcher une société américaine de racheter des terres agricoles françaises. Il ne voulait en fait tout bonnement pas voir les américains s’approprier le sol de la France. Il a donc politiquement empêché cette acquisition. Mais État a une fois encore été dépassé par le secteur privé qui a, par un contrat d’intégration (variété du louage d’ouvrage conclu entre des producteurs agricoles et une entreprise industrielle ou commerciales créant des obligations réciproques) totalement asservi et ce en toute légalité les paysans sur place. Le contrat d’intégration leur a permis, sans être « propriétaire des terres » d’imposer indirectement aux agriculteurs leur conditions de productions (calibrage, choix des machines, moment des récoltes)
On passe donc d’un contrat d’échange à des contrats qui ont pour objet ou effet d’imposer des normes ou des comportements. Voir aussi l’exemple des contrats de franchise.
Le chantage économique:
Grande tendance hors contrat, le chantage des grandes entreprises est une méthode de plus en plus criante et contraint l’état ou les citoyens à se plier aux ordre d’un acteur non politique.
Les laboratoires pharmaceutique ont par exemple très bien saisi cet élément puisqu’ils ont négocié le non retrait de certaines molécules des remboursements avec État, en expliquant que sans ces médicaments rentables ils seraient incapable d’investir dans de nouveaux traitements coûteux à développer… État est donc contraint, pour des raisons de santé publique et de rentabilité d’accepter des conditions qu’une entreprise dicte !
Autre exemple récent les entreprises allemandes qui ont forcé leurs employés et État à accepter de repasser aux 39 heures. Faisant valoir des baisses de rentabilité et des menaces de délocalisation les entreprises ont obligé les gens à renier leurs propres droits. Là encore État n’était pas assez puissant pour empêcher l’entreprise de faire du chantage… On voit donc que, guidé par des considérations économiques l’entreprise va se permettre d’attaquer les libertés
Qui est ici l’agresseur ? Qui contraint l’autre ? État ou l’entreprise ?
Tout ça est-il légitime ?
• Propos conclusifs:
Les formes classiques à l’origine du pouvoir sur autrui résident dans le placement volontaire ou non de l’intéressé sous la domination d’une entité. Le seigneur protégeait ses paysans, le roi ses sujets, État ses concitoyens… A chaque fois cette mise sous domination était le fruit de la volonté de la majorité ou des décideurs (que l’on soit d’accord ou non avec cet état de fait). On peut ainsi estimer que État est un acteur légitime représentant l’intérêt général et qu’il est logique qu’il puisse imposer à autrui des comportements dans une société.
La coercition économique repose sur un tout autre schéma.
Mais la question qu’il convient de se poser est la légitimité de ces situations. Peut on accepter, lorsque l’on est un défenseur de la liberté que celle-ci soit empiétée par autre chose que l’état qui assure la sécurité ? Une entreprise est-elle légitime pour imposer et dicter des comportements, sous le simple prétexte qu’elle en est économiquement capable ? Comment dès lors ne pas accepter la présence de l’état qui est le seul rempart face à cette fatidique coercition ? L’asservissement est naturel dès l’instant où le pouvoir entre en jeu et l’on voit ici très clairement que État reste la seule arme contre l’asservissement économique mais que plus le temps passe et moins il peut être efficace…
L’état impose, c’est un fait, mais n’est-ce pas là un moindre mal ? La montée en puissance des multinationales démontre que face à un État faible il se crée un pouvoir parallèle à celui du politique, une dictature économique illégitime avec à sa tête l’entreprise du model capitaliste, obligeant sans contraindre, restreignant la liberté en faisant semblant de nous l’offrir… La liberté n’existera bientôt plus que dans les livres d´histoire...
La coercition économique ne correspond à rien si ce n´est à un délire anti-capitaliste et étatiste. Rien dans ce que nous décrit le—mediateur ne constitue une forme de coercition, puisque la force n´est jamais initiée afin de contraindre quiconque. De plus, sa définition de la liberté est fallacieuse et sert son agenda. Quant à la disparition de l´Etat, celle-ci ne causerait pas une érosion de la liberté mais au contraire un regain de liberté ; l´Etat est la seule structure capable d´initier des crimes à une échelle colossale et à pouvoir les « légitimer ». Dans un ordre de marché, il n´y aurait plus de monopole de violence, plus de biens publics ou communs, et ce n´est certainement pas un quelconque phénomène de concentration qui engendrera de nouveaux Léviathans monopolistes pouvant initier la force en toute impunité.
Le—mediateur nous récite du bullshit que ses professeurs ont sorti de leur cul et nous raconte que le monde est gouverné par le capitalisme et l´argent. Si seulement c´était le cas. Jusqu´à preuve du contraire, le monde est d´abord gouverné par des gouvernements et des conglomérats étatiques, qui possèdent des monopoles colossaux et qui se servent de l´extorsion et du meurtre pour les maintenir. J´aimerais que l´on me rappelle qui est à l´origine des guerres ? Qui conscrit ? Qui est impliqué dans le conflit actuel au Liban ? S´agit-il d´entreprises privées ? Non, ce sont des gouvernements, pour qui la guerre est utile afin d´accroître leurs revenus et leur pouvoir. Par contre, le—mediateur ne se sent à priori que concerné par un hypothétique phénomène de concentration, négligeable et sans implication préoccupante. Vraiment, on s´en bat les couilles.
Son attaque de la liberté de contracter est nulle et son concept de "contrainte économique" s´avère fallacieux et invalide. Il n´y a encore une fois aucune contrainte, aucune initiation de force. Les incertitudes liées à la vie nous poussent en effet à opter pour des contrats d´assurance, mais aucune contrainte n´est exercée par quiconque sur quinconque et la signature d´un contrat ne peut que s´agir d´un acte volontaire et explicitement consenti. En initiant une action, en signant un contrat d´assurance par exemple, un individu espère remplacer une situation qui lui paraît peu désirable par une situation plus désirable, même si cela ne parviendra pas à maximiser pleinement son utilité, mais il n´y pas de coercition ou de chantage derrière.
Le seigneur contraignait ses producteurs par la violence, le roi ses sujets, et l´Etat ses citoyens. Il n´y a pas de protectorat, ou alors celui-ci n´est pas consenti et repose sur un monopole illégitime. L´usage d´un monopole n´est d´ailleurs pas le seul point commun entre le seigneur, le roi et l´Etat. En effet, tous sont des parasites qui profitent des biens produits par autrui en initiant la force. Ils n´ont pas d´utilité sociale et ne peuvent que faire baisser cette dernière. L´entreprise quant à elle est au service des consommateurs et ne s´engage que dans des échanges pacifiques et volontaires. Tout le monde gagne dans un marché et tout le monde perd sous un monopole de violence. Les relations entre l´Etat et son citoyen sont hégémoniques, il ne peut pas y avoir de bénéfice mutuel.
long
"La liberté n’existera bientôt plus que dans les livres d´histoire..." heu ![]()
Topic très intéressant... pour un psychanaliste.
En effet, vous aurez tous remarqué que Nicolas omet presque une fois sur deux le déterminant de l´Etat
exemples:
"l’on voit ici très clairement que État reste la seule arme"
"Là encore État n’était pas assez puissant"
"État est donc contraint"
Bref, le-mediateur considère l´Etat comme une forme de superhéros potentiellement destiné à "contrecarrer les failles du marché" et à "protéger la veuve, l´orphelin et les truies du marché"...
Leviathan Rules!
"La liberté n’existera bientôt plus que dans les livres d´histoire..."
Ca c´est n´importe quoi, parceque même si la liberté disparaît ils l´enleveront des livres d´histoire pour que personne ne soit tenté d´avoir envie de la recouvrer...
donc bon.
lé genti tit Etat ![]()
comme le dit l´ami Nietzsche l´Etat est une entitée amorphe , une chose invisible et impalpable et mauvaise
"l´Etat mord avec des dents volées" ![]()
Ta référence va faire plaisir à dostix.
Là où finit l´État, - regardez donc, mes frères! Ne voyez-vous pas l´arc-en-ciel et le
pont du Surhumain?
Ainsi parlait Zarathoustra.
Discuter avec un acéphale et un troll, génial.
Mon petit Judenstein, ignorerais-tu que la définition de la coercition n´est pas uniquement lié à l´usage de la "force". C´est tout l´intérêt de ma définition mais il semblerait que ça ne t´ai pas effleuré l´esprit.
Il semblerait aussi que vous niiez les faits, l´apodictique vérité. J´ai assez donné d´exemples pour ne pas avoir à me justifier pour ne pas avoir à répondre davantages à des gens qui n´ont pour référence que des bouquin et le net. Le Lyban est l´exemple type... Sans tomber dans la paranoïa dois-je rappeler que ce sont la plupart du temps le lobby de l´armement qui guide en sous main l´action des états ?
Bref tu nies les faits en citant des vieux discours décrépis et un tissu d´âneries. Oui bien entendu personne ne t´oblige à avoir une assurance quand tu es professionel... Mais si tu n´as pas une assurance perte de production tu l´as dans l´os au moindre souci. Mais bon c´est pas marqué sur tes fiches-libéralismes trouvées sur le net =)
PS: Merci tout de même d´avoir pris le temps de répondre, contrairement à ton amis troll.
PPS: ce n´est absolument pas une récitation que j´ai faite, mais un recoupement issue d´exemples (trouvé dans des cours, là dessus pas de soucis) liés et usité via une théorie qui m´est propre, évite de juger sans savoir.
Et oui Libertarien qui s´illustre une fois de plus par l´etendue de sa suffisance ( hum j´aime cette formule )
Def de la coercition :
est exercée contre quelqu´un pour le forcer à agir ou l´amener à s´en abstenir. Elle existe par la violence, ou sa menace, physique et/ou psychique. L´autorité légitime, dont l´État est le sommet dans les sociétés modernes, est en principe la seule à pouvoir l´utiliser, pour assurer la "discipline légale" parmi ses membres
Note bien Jude , qu´il n´y a pas que la violence physique.
Mais il n´y a que toi de toute facon pour croire que la seule facon de contraindre les gens c´est un fusil . C´est desesperant ton manque d´imagination .
Oui les libéraux vive dans un reve . D´ailleurs la loi de la jungle , qu´est ce que c´est beau ![]()
La coercition est une initiation de force, qu´elle soit de l´ordre de la menace ou de l´agression physique et psychique. Ma définition n´est pas du tout erronée. Par contre, l´auteur de l´article de wikipédia doit être un sacré crétin.
Ca t´apprendra à l´ouvrir pour rien, surtout.
Concernant la question sous jacente à ma définition elle est clair:
L´autorité et la contrainte se crée de manière naturelle, si ce n´est pas l´Etat ce sera autre chose, et l´Etat a pour vertu se faire contre poids dans le monde capitaliste.
Qu´est ce qui a comme vertu de te faire dire des conneries ?
Ahah.
Sont agressif les gosses de nos jours quand même.
Un topic constructif, interessant et qui lance un debat.
Pas etonnant de le voir trollé par dostix.
Pour ma part, j´abonde completement dans le sen,s de mediateur, la coercition ne s´exerce pas que par la force, il y´a pleins de moyens de pressions, et l´economie est le plus puissant.
Bon ben Jude ecoute tu va faire un topic ou tu mettra ta propre definition des mots ce sera plus simple
Faudra que tu m´explique le terme "iniation de force " aussi
Ouvrez simplement un dico, à coercition je vois "Action, pouvoir de contraindre" et à contraindre "obliger quelqu´un à faire quelque chose/ Empécher qqun de suivre son penchant naturel" et à contrainte "violence morale ou physique exercée sur quelqu´un pour le faire céder". "Forces qui s´exercent sur un corps, tensions internes à ce corps".
La contrainte économique est de ce dernier type.
Quelque chose me gène dans le texte du Médiateur, c´est qu´il n´y a aucun lien logique entre l´existence de la coercicion économique, et la liberté économique voulue par les penseurs libéraux.
C´est ici qu´il manque le lien logique permettant de passer de la société libérale à la société contraignante par l´économie.
"Laisser les acteurs libres d’agir mènerait donc paradoxalement à une liquéfaction de la liberté par la reconstruction naturelle de pouvoir d‘une autre nature. Mais une restriction pour quel acteur au fond si ce n’est le plus faible ? "
Face à ce que Judenstein dit sur l´Etat (le baratin habituel, assorti de quelques "vous êtes des trous du cul") il faut dire que s´il y´a des gouvernements, c´est à dire un groupe d´homme, ou un seul, qui imprime une direction à sa société (ce qui n´est pas une communauté, la communauté résultant d´une sorte de fraternité; la société n´étant qu´un organe que le pouvoir utilise) dans l´immense majorité des civilisations au monde, c´est bien qu´on leur trouve une utilité et par la même une légitimité.
Dans des sociétés, le chef sera un militaire, dont la fonction première sera de protéger son peuple et de lui rapporter du butin (les Francs, par exemple, où le chef est évincé/tué ? à la première défaite militaire) chez nous, il a un role social en plus. Donc oui c´est une pouponnière...
La ou la liberté économique est une contrainte pour la majorité, c´est que le système capitaliste sans control tend toujours au monopole et a la concentration, donc arrive la contrainte pour la grande majorité en bas.
Le système proné par les anarcaps mene inevitablement vers des mafias disposant d´armées privées qui exploiterons sans vergogne les gens dépourvus de protections.