On se rend compte aujourd´hui que la création de cet Etat fout un merdier monstre, donc avec le recul, bien evidemment qu´on y réfléchirait à deux fois aujourd´hui, s´il fallait créer un état Juif.
Mais on ne fait pas avancer le problème puisqu´il faut faire avec ce pays et son contexte.
Sur un plan légal, l´Etat se justifie parfaitement depuis les guerres des Six Jours et du Kippour.
Récapitulatif: dans les 2 cas, ce sont les pays Arabes entourant Israel qui déclarent la guerre sans préavis (et même un jour saint, ce qui est encore plus grave), mais malgré l´effet de surprise et l´avantage numérique, ils se font battre, et l´armée Israelienne agrandit son territoire de facon importante.
Point barre, quand on déclare la guerre et qu´on perd des terres dans la défaite, on se plie.
Mais la communauté internationale en a voulu autrement et a obligé Israel a rendre les terres.
C´est un peu le principe stupide suivant: vous jouez au loto, et si vous perdez vous exigez qu´on vous rende votre argent...
De manière générale ma sympathie va à Israel: ils ont débarqué il y a 60 ans sur un bout de désert grand comme un département Français, ils sont entourés de fanatiques qui ne demandent qu´à les rayer de la carte, et malgré cela ils ont fondé un pays puissant.
QU´ont fait les Arabes a coté ? Rien. Alors avoir plus de terre c´est bien, mais pour en faire quoi ? Des terres barbares ou l´on est encore au temps des guerres de religion ?
On fait raisonner les gens non pas sur des idées mais sur des sentiments, et naturellement l´opinion a plus de sympathie pour les Palestiniens parce qu´ils ont le statut de pauvre et on sait tous que dès qu´il y a un conflit riche/pauvre, le pauvre a raison...( schéma de principe hérité de l´enfance qui n´a pas bougé d´un poil dans l´esprit du grand nombre).
Ainsi, qu´Israel se retire de la bande de Gaza parait etre la moindre des choses, alors que l´élection d´un partie qui réclame "l´éradication de l´etat Juif" ne choque pas (on est toujours dans le principe du pauvre).
Bien entendu on retrouve la même chose avec la crise des banlieues en France: tolèrance naturelle envers le délinquants, puisque sa condition misérable lui excuse tout (il a des ascenseurs en mauvais état - de sa faute, mais ça on ne le dit pas -, il n´a pas de salles de sport - normal il les a cramée-, il y a peu de professeurs qualifiés -normal ils en ont marre de se faire insulter-, etc...)