Liberté Chérie, association pour la défense des libertés, organise un rassemblement sur l´esplanade de Trocadéro, dimanche 10 juillet à 18 heures.
Venez nombreux pour dire non à la terreur, oui à la démocratie!
" It is particularly barbaric that this has happened on a day when people are meeting to try to help the problems of poverty in Africa, the long-term problems of climate change and the environment,"
" Whatever they do, it is our determination that they will never succeed in destroying what we hold dear in this country,"
Monsieur Tony Blair
Londres, jeudi 7 juillet, le terrorisme a encore frappé, avec des méthodes déjà éprouvées un peu partout sur la planète, de Bali à New York, de Nairobi à Madrid.
Attentat contre le G8, attentat contre la présence britannique en Irak ou en Afghanistan ? Les terroristes trouveront, n’en doutons pas, un excellent prétexte à la boucherie. Peut être même certains susurreront que tout cela est en fin de compte de la faute de Blair, qui comme chacun le sait, est le caniche de Washington.
Londres, donc. La ville la plus multiculturelle du monde, où l’on parle toutes les langues de la terre. Londres, symbole du plus vieux régime parlementaire, et berceau de la démocratie libérale. Les islamistes avouent par eux-mêmes ce contre quoi ils luttent : la coexistence des cultures, la démocratie libérale, la tolérance. Incapables de conquérir le cœur des Irakiens- qui étrangement, n’attaquent pas à la bombe les « croisés britanniques »- ils martyrisent, tuent, décapitent, plastiquent de Bassorah à Fallujah. Incapables dans leur nihilisme de recourir aux moyens d’expression et aux libertés dont la Grande Bretagne fut la créatrice, ils maculent de sang sa capitale. Ne pouvant supporter la vue de touristes pacifiques et festifs à Bali, ils préfèrent transformer la ville en enfer de feu et de larmes. En recourant aux moyens les plus barbares, les terroristes se mettent consciemment et volontairement en dehors de l’humanité. En frappant Londres, ils montrent qu’ils sont aussi parfaitement capables de frapper la ville symbole de la liberté.
Car au-delà de ce que les professionnels de l’excuse pourront bien écrire, dire, sous entendre, les attentats de Londres sont une attaque directe contre la démocratie libérale, contre ses valeurs, contre ses succès. Les partisans de l’islamisme radical savent en effet très bien que leurs valeurs sont ultra minoritaires, y compris au sein du monde musulman. Le recours à la terreur est une nécessité pour eux, une nécessité pour empêcher les démocraties naissantes de se pérenniser, en Irak comme en Afghanistan, et les démocraties installées de fonctionner. Conscients de la supériorité morale, pratique et constatée de la démocratie libérale, ils cherchent par tous les moyens à affaiblir, souiller, détruire celle-ci.
Mais, en ce moment de recueillement, au-delà des polémiques stériles et malsaines de ceux qui ne veulent pas voir où est le mal ou cherchent à le relativiser, le 7 juillet à Londres, comme le 11 septembre à New York, comme le 11 mars à Madrid, il y a quelque chose de simple, de terrible et d’indicible. A défaut de tuer la liberté qu’ils détestent, ce sont des êtres de chair et de sang qu’ils ont assassiné, car les valeurs de la démocratie libérale s’incarnent toujours dans les individus, dans nous tous. Ce sont des vies brisées à jamais, des familles définitivement détruites, des traumatismes physiques et psychologiques à vie. Ces souffrances, qui dans peu de temps, n’intéresseront plus une actualité sans cesse changeante, ne disparaîtront par pour autant.
Nous ne pouvons ni ne devons oublier cela. Aux noms de l’injustice faite aux victimes et de l’infamie imprescriptible de leurs bourreaux.