25.06.2005
Les socialistes européens font le pari de Blair, malgré les critiques françaises
Les partis sociaux-démocrates européens, séduits dans l´ensemble par les projets de Tony Blair de moderniser l´UE, veulent relancer l´investissement public pour la croissance et l´emploi, mais en préservant l´Europe sociale et les services publics.
Ces conclusions ont été adoptées samedi après une réunion de deux jours à Vienne, qui a aussi vu des divergences entre socialistes français et travaillistes britanniques.
Ce conseil du Parti socialiste européen ( PSE) a réuni des dirigeants de 33 partis de l´UE plus ceux de Norvège, Roumanie et Bulgarie, pour tirer le bilan de l´échec des référendums constitutionnels en France et aux Pays-Bas et celui du sommet européen sur le budget, le week-end dernier.
Les sociaux-démocrates ont demandé, dans une déclaration finale, que l´Europe définisse en 2006 " une nouvelle stratégie de croissance et d´investissements pour davantage et de meilleurs emplois" et ils vont eux-mêmes réfléchir aux méthodes pour réduire le nombre de 20 millions de chômeurs.
Les sociaux-démocrates et socialistes ont dans l´ensemble réservé un bon accueil au discours de Tony Blair jeudi devant les euro-députés pour présenter la présidence semestrielle britannique de l´UE au 1er juillet. Le Premier ministre britannique a plaidé pour la " modernisation" par la réforme économique afin d´adapter l´UE aux défis de la mondialisation, sans " abandonner le modèle social européen".
Le chef du parti social-démocrate autrichien ( SPÖ, opposition), Alfred Gusenbauer, s´est " réjoui d´un changement d´orientation", en soutenant Tony Blair pour que Bruxelles investisse moins dans les subventions agricoles et plus dans la recherche et l´innovation.
Mais un autre leader autrichien du PSE, Hannes Swoboda, tout en appuyant Londres, lui a demandé " d´engager plus fortement la Grande-Bretagne dans l´Europe" et moins vers les Etats-Unis. " Si Tony Blair vise vraiment un rôle dirigeant dans l´UE, son intérêt politique doit être plus à Bruxelles qu´à Washington", a-t-il dit.
François Hollande, premier secrétaire du PS français, avait reconnu vendredi devant l´AFP " les convictions européennes" de M. Blair, mais en l´attendant " sur ses actes".
Le parti travailliste britannique était représenté par le vice-Premier ministre John Prescott. Il faut combiner " flexibilité et +fairness+" pour affronter la mondialisation, a-t-il dit dans une interview au quotidien viennois Kurier, où il s´est dit optimiste quand à un accord budgétaire.
Cette réunion a vu " un rapprochement vendredi soir" entre " nos amis français, qui ne sont pas contre la réforme, et travaillistes qui ne sont pas contre la politique sociale", a en tout cas affirmé Poul Nyrup Rasmussen, président du PSE.
L´ex-Premier ministre du Danemark a souhaité " le succès de la présidence Blair", en particulier sur " l´emploi, la solidarité avec l´Afrique et le contrôle du changement climatique".

L´évolution de l´UE se présente meilleure que je ne l´avais espéré. L´echec et l´implosion du couple franco-allemand laisse les mains libres et tout le pouvoir a Blair, nouvelle icone d´une Europe nouvelle.
Même les socialistes sont a ses pieds.
Demain Blair-Merkel-Sarkozy.