Depuis le NON du 29 mai, la droite de cesse de nous rabatttre les oreilles avec le système anglais et son presque plein emploi. C´est a croire que l´on a voté NON au TCE parce qu´on ne le trouvait pas suffisemment libéral. On les croyait sourds, les voilà autistes. Enfin bon, bref...
Le taux de chomage :
Il faut savoir que depuis 1979, la façon de comptabiliser les chomeurs en Angleterre a quand même changé une bonne trentaine de fois. En 1996, John Major a ainsi eu la ô combien lumineuse idée de faire disparaitre des écrans une quantité impressionante d´inactifs qui ont juste abandonnés tout espoir de trouver un emploi. Ainsi, les travailleurs au noir qui completent ainsi leurs maigres allocs de survie, les pré-retraités volontaires, les chomeurs malades et quantité de marginaux ne sont plus comptabilisés. Selon le BIT ( bureau international du travail), le taux de chomage en Angleterre serait en réalité de 9.4% et non pas 4.8 !
Les working poor, marche ou crêve !
Blair lui, a eu ce trait de genie de réinventer le travaillisme en obligeant les chomeurs a accepter des petits boulots payés au lance pierre plutot que de finir a la rue. Voilà donc qu´entre 2 tours de manège, de nombreux précaires reviennent dans les files d´attente en revant de décrocher un jour un véritable emploi assortit d´une couverture sociale, leur permettant de vivre dignement et de dormir ailleurs que dans des hotels sociaux. Pour ce faire, les travaillistes on crées un salaire minimum horaire de 7€ pour les plus de 22ans, 5.95€ pour les 18-21 et, hmmmmmm....4.20€ pour les 16-17 ans !
Les travailleurs immigrés, la fièreté britanique :
Ca, ils ne manquent pas de s´en venter. Ce qu´il faut savoir, c´est que la France elle, grace ou plutot a cause de sa démographie, voit arriver chaque année sur le marché du travail 150000 nouveaux actifs qu´elle doit absorber. Ceci n´étant pas le cas en Angleterre ou dans une moindre mesure, elle peut plus facilement se permettre d´acceuillir chaque année de nombreux immigrés sur son sol.
Voilà, ce que certains reportages prétendument objectifs ont a mon avis, oubliés de dire. On pourrait également parler du taux de change avantageux de la livre qui explique en partie la croissance retrouvée.