L´électricité est d´utilité publique. Toute personne est supposée en jouir dans notre société. Son absence bloque totalement la personne concernée, ne lui permet aucun achat conséquent en rapport avec cette energie ( l´énergie à son sens général ne devrait-elle pas être distribuée à tous, par un service public donc ? ) , je rappelle que l´achat ets bénéfique à l´économie, et laisse le contribuable dans une situation figée, sorte de frein.
Pour la téléphonie, c´est moins évident. La nationalisation s´imposait à une certaine époque car il fallait investir sur le long-terme dans une chose peut-être peu rentable, ce qu´une entreprise privée n´aurait pu assumer, et dépenser de l´argent en masse avec l´appui d´un arrière financier conséquent. Aujourd´hui, le service téléphonique est réparti, et la dénationalisation ne parait pas absurde ( c´est plutôt sur le statut des salariés et leur avenir que je m´interrogerai dans ce cadre ) par conséquent la privatisation.
Par ailleurs, il est vrai, et indéniable, que certaines privatisations maladroitement menées, sont une catastrophe en Grande-bretagne, notamment celle du chemin de fer : prix forts, suppression de destinations, mauvais rendements, ponctualité non-respectée, problèmes financiers...
Perlerose
Posté le 09 juin 2005 à 19:13:50
ChaosTheorie=> justement un système auto régulé par la libre-concurrence ne connait pas de crise. j´en ai fait la démonstration sur le topic de la croissance.
>> Les choses sont plus complexes ( je précise que je n´ai pas lu ton message sur le topic de la croissance ) qu´une simple situation de crise économique à court terme. Si ce système auto-régulé ( bon, nous savons que l´auto-régulation totale n´existe pas et que tout système économique présente des failles incontestables, tout simplement du fait que l´économie est une science en perpetuel mouvement et farouchement contre-exemplaire... ) pourrait avoir un effet desincitatif ( par idéologie mais également disons par licenciements, pour prendre l´exemple le plus banal, supposément, à tort ou à raison, liés à la libéralisation de l´économie ) car il ne faut pas faire abstraction de la consommation et de son importance cruciale dans l´économie nationale, qui plus est dans une économie de plus en plus tentée par l´éparge ou les entreprises ont elles-aussi de plus en plus tendance à l´attentisme de la capacité d´auto-financement.
Par extension, la concurrence parfaite existe-elle réellement, empiriquement ? Un monopole peut être créé par une entreprise privée, ce ne sera donc pas un monopole public, grâce aux innovations technologiques, qui permettent incessement de rentrer sur le marché et de le dominer outrageusement par l´avance qu´elles procurent, mais cela aura le même effet qu´un monopole public, dans les faits évidemment pas théoriquement.