" Parlons des municipales à Paris. Après avoir été élu sur une liste RPR dans le 9e arrondissement, vous annoncez voter pour le candidat PS. Pourquoi avez-vous retourné votre veste ?
Stéphane Bern. – C’est encore une fois un mauvais procès. Habitant depuis 11 ans un 3 pièces-cuisine à Pigalle et m’intéressant à la vie de mon quartier, j’ai été, en 1995, élu sans étiquette sur une liste RPR de la majorité municipale. J’ai travaillé et j’ai vu ce qui se passait au conseil d’arrondissement : querelles de chapelles, magouilles et rivalités. Or, dans une élection municipale, on ne choisit pas un parti mais un homme ou une femme qui paraît correspondre aux attentes des habitants. Et le seul que j’ai vu travailler efficacement, c’est Jacques Bravo. Il se trouve qu’il est socialiste. Où est le problème ? Je ne suis pas devenu socialiste ; je fais simplement le choix de la proximité. Enfin, je ne suis candidat sur aucune liste et je ne demande à personne de faire comme moi.
Mais vous ne seriez pas contre l’élection de votre ami Bertrand Delanoë à la Mairie de Paris ?
S. B. – Effectivement, je ne pense que du bien de lui et la démocratie, c’est aussi l’alternance. A titre personnel, je trouve qu’on a besoin d’un homme neuf. "
Lè belle la mentalité tiens...