J´allais poster une réponse sur un autre forum, mais ce dernier ne répond plus, alors je vais profiter de la poster ici:
J´ai lu l´article en diagonale, et je ne l´ai pas trouvé convaincant à partir d´un certain point. J´apprécie la démarche taxinomique et scientifique de la problématique, bien que le texte ne s´attarde pas sur la diversité biologique des populations humaines. Par ailleurs, il est arbitraire de n´attribuer que trois races à l´espèce humaine, quand les anthropologues modernes en identifient cinq pour cette dernière. De plus, le facteur de mélange n´est pris en compte que pour les afro-américains. Il serait pourtant plus pertinent de prendre en considération le degré de mélange présent chez les est-asiatiques. Une forte composante australoïde est autant présente chez les Chinois que chez les Japonais.
Pour revenir à la problématique taxinomique, une sous-espèce (race) est généralement défini comme un type physique distinguable au sein d´une espèce. Dans son strict contexte, le concept de race ne prend pas en compte des paramètres psychiques ou sociaux. En revanche, on peut aisément attribuer des comportements spécifiques à certains super-groupes, tels que les négroïdes et les mongoloïdes. La sélection naturelle et les diverses pressions qui s´exercent sur les groupes humains forgent des types physiques et des comportements psychiques et sociaux distincts à l´échelle d´un continent ou d´une cloison géographique. On peut dès lors parler qu´il existe un certain déterminisme racial.
Cela dit, le seul moyen concret d´identifier une race biologique est d´observer les caractéristiques physiques d´une population donnée. Le phénotype d´un groupe ou d´un individu est à prendre en compte, mais des données ostéologiques et crâniométriques s´avéreront plus pertinentes. L´anthropologie, la paléo-anthropologie et d´autres sciences humaines et légales emploient une classification raciale. Ce concept est donc valide et opérant, mais uniquement dans un contexte scientifique.