Probablement pas, mais récupérer le processus constituant est obligatoire pour pouvoir commencer à changer les choses.
Nouvelle version, n'hésitez pas à le diffuser sur les réseaux sociaux.

"L'homme libre n'est pas celui qui n'est point actuellement opprimé, c'est celui qui est garanti de l'oppression par une force constante et suffisante." (Robespierre)
Et d'un point de vue politique, cette force c'est la loi suprême, la Constitution, et plus exactement les citoyens qui la gardent tous.
"Et d'un point de vue politique, cette force c'est la loi suprême, la Constitution, et plus exactement les citoyens qui la gardent tous."
Chaque règle n'est non pas assurée par la répression mais par le fait que l'ensemble de la population s'accorde à la respecter.
La seule et unique chose qui peut maintenir une règle (qui peut être la protection sociale) est le fait que tout le monde la respecte. Donc, la solidarité.
Si tu attends que tout le monde soit solidaire tu n'as pas fini.
Donc à partir de là soit:
-une majorité décide et on ne laisse pas d'autres choix à ceux qui ont voté non que d'appliquer la loi même si elle leur déplait, du moment qu'elle est constitutionnelle.
-soit on renonce au principe majoritaire en autorisant les personnes en désaccord profond avec ce système à faire sécession.
Mais dans tous les cas on n'aura jamais 100% de la population actuelle qui sera d'accord.
"La seule et unique chose qui peut maintenir une règle (qui peut être la protection sociale) est le fait que tout le monde la respecte." Donc la démocratie, j'aurais dit plutôt, c'est à dire le consentement de tous à la respecter, sachant qu'on ne grave rien dans le marbre et qu'on peut en rediscuter autant qu'on veut. La solidarité c'est un élan volontaire, ça ne se décrète pas, c'est comme ça. Tant mieux si on peut mettre les gens dans de bonnes dispositions pour être plus solidaires.
"Si tu attends que tout le monde soit solidaire tu n'as pas fini. "
Pourtant le système tiens très bien en place grasse au consentement de chacun.
La solidarité, ce n'est pas simplement un choix conscient et politique dans le cadre d'une société concurrentielle comme la notre.
C'est aussi une évidence et une très grande force lorsqu'on sort de la guerre de tous contre tous que constitue le système capitaliste.
Pourquoi pas imaginer un système fédéral dans lequel l'Etat fédéral pose la norme suprême avec une Constitution Fédérale souple qui permet de s'adapter à la pratique présidentialiste et à l'action du Gouvernement en place et donc de la majorité. Pour limiter les abus potentiels il pourrait y avoir une binarité des normes avec celles s'adaptant à l'exécutif et d'autres d'ordre public rédigées par des techniciens lors d'une assemblée constituante sur demande populaire et soumis ensuite à référendum.
Dans les Etats fédérés, on aurait donc un rayonnement de la Constitution Fédérale avec les normes d'ordre public citoyenne et celles issues de la politique gouvernementale. Toutefois dans le cadre de la déconcentration et de la décentralisation les Etats fédérés pourraient organiser eux mêmes, par voie constitutionnelle, certains services publics et ainsi en prenant en compte les particularités régionales. A ce niveau, il est plus facile et plus pertinent de mettre en place des mécanismes de démocratie directe. En France on pourrait opérer ce découpage avec celui des régions et ainsi faire des préfets ces autorités constituantes fédérées dont la compétence s'active par pétition populaire.
Au final ça serait une sorte de diplopie constitutionnelle avec d'une part une technocratie politique révisable facilement sur un niveau national et d'autre part une démocratie directe plus stable sur des niveaux régionaux.
Je n'ai pas réellement fait mûrir l'idée, elle m'est venue en lisant les posts.
C'est "utopique" bien entendu, il faudrait enlever l'UE de l'équation notamment.
Petit vidéo d'Etienne Chouard sur les grands principes de la démocratie.
http://www.youtube.com/watch?v=hJ9jc2-PHRg
D'autre part, si vous êtes de Toulouse vous allez bientôt pouvoir voir nos belles affiches DémocratieReelle dans la ville et nos stickers sur les murs de la FAC. ![]()
J'espère les voir dans ma commune surtout.
Qui est ?
Petit entretien avec Étienne Chouard sur les élections municipales.
http://www.kaizen-magazine.com/etienne-chouard-les-municipales/
Un article sur l'initiative avorté d'une liste tirée au sort dans la ville de Cognin en Savoie.

Si vous êtes sur Paris, l'association Les Citoyens Constituants organise un atelier constituant vendredi 14 mars à 15h30.
Voici l'annonce :
Présentation du concept et de la nécessité des Ateliers Constituants (conférence), puis, à vous de participer, en petits groupes !
Les Citoyens Constituants vous invitent à une nouvelle session d'éducation populaire ce vendredi 14 mars à 15h30 pour participer à des ateliers constituants.
Qu'est-ce qu'un atelier constituant ? Un groupe de citoyens qui délibèrent afin d'écrire eux-même la meilleure Constitution possible. En une journée, il est bien sûr impossible de rédiger l'intégralité de la Constitution ; donc, nous travaillerons sur des points et articles précis.
Au programme nous proposons la question du référendum, de la délibération et celle des mandats. Mais libre à vous de proposer d'autres thèmes : rôle des médias, systèmes de vote, dispositifs de participation...
Nous communiquerons l'adresse de la salle par mail à ceux qui se sont inscrits.
Pour vous inscrire : http://www.wikicratie.fr/inscription/14mars2014/
Quelques informations sur les ateliers constituants :
http://lescitoyensconstituants.com/2014/01/preparation-dun-atelier-constituant/
http://www.agoravox.fr/actualites/citoyennete/article/atelier-constituant-147669
Conférence d'Étienne Chouard à Nancy sur le thème "Sommes-nous en démocratie"
Discours d'Étienne Chouard
http://www.dailymotion.com/video/x1eym9i_sommes-nous-en-democratie_news
Questions du public
http://www.dailymotion.com/video/x1eya67_debat-avec-etienne-chouard-sommes-nous-en-democratie_news
A noter qu'Étienne parle un peu des anarchistes dans ces vidéos, ça peut intéresser _KickTick_.
Je suis entrain de lire le livre qu'il conseil « Contre histoire du libéralisme » de Domenico Losurdo.
Un livre très intéressant.
« Le libéralisme continue aujourd'hui d'exercer une influence décisive sur la politique mondiale et de jouir d'un crédit rarement remis en cause. Si les « travers » de l'économie de marché peuvent à l'occasion lui être imputés, les bienfaits de sa philosophie politique semblent évidents. Il est généralement admis que celle-ci relève d'un idéal universel réclamant l'émancipation de tous. Or c'est une tout autre histoire que nous raconte ici Domenico Losurdo, une histoire de sang et de larmes, de meurtres et d'exploitation. Selon lui, le libéralisme est, depuis ses origines, une idéologie de classe au service d'un petit groupe d'hommes blancs, intimement liée aux politiques les plus illibérales qui soient : l'esclavage, le colonialisme, le génocide, le racisme et le mépris du peuple.
Dans cette enquête historique magistrale qui couvre trois siècles, du XVIIe au XXe siècle, Losurdo analyse de manière incisive l'oeuvre des principaux penseurs libéraux, tels que Locke, Burke, Tocqueville, Constant, Bentham ou Sieyès, et en révèle les contradictions internes. L'un était possesseur d'esclaves, l'autre défendait l'extermination des Indiens, un autre prônait l'enfermement et l'exploitation des pauvres, un quatrième s'enthousiasmait de l'écrasement des peuples colonisés... Assumer l'héritage du libéralisme et dépasser ses clauses d'exclusion est une tâche incontournable. Les mérites du libéralisme sont trop importants et trop évidents pour qu'on ait besoin de lui en attribuer d'autres, complètement imaginaires. »
Le vote blanc : avancée démocratique ou poisson d'avril ?
http://www.youtube.com/watch?v=s3tMTXieyp8