Je me pose la question, quelles sont les différences entre droite et gauche ?
Quelques idées :
- La gauche défend le travailleur contre le patron, et la droite l'inverse.
- La gauche veut défendre les droits des homos, la droite non.
- La gauche veut lutter contre le racisme, la droite s'en fout.
- La gauche veut augmenter le nombre de fonctionnaires, la droite non.
Qu'en pensez vous ?
La gauche c'est les gentils la droite c'et les méchants ![]()
Non mais parle de parti, la notion de gauche et de droite n'a plus aucune valeur aujourd'hui ![]()
Oulah c'est simpliste
Jware, de nombreux clivages idéologiques restent exprimables avec la métaphore droite/gauche même si certaines questions importantes tendent à le relativiser.
Aucune, le PS est autant à gauche que le Fhaine ![]()
On peut se proclamer à gauche si soit on est pour l'immigration, soit si l'on est progressiste soit si on est pour le social.
On peut se proclamer à droite si soit on est contre l'immigration, soit si l'on est conservateur soit si on est pour le libéralisme économique.
nWoOutsiders Voir le profil de nWoOutsiders
y en a à droite pour l'immigration aussi, l'immigration choisie.
Y a des progressistes à droite aussi, ça veut dire quoi progressistes pour toi ?
Et la gauche applique le libéralisme non ? On est loin du socialisme marxiste.
Le problème de définition que pose la droite, en France en tout cas, c'est que le terme semble recouvrer autant le nationalisme et l'attachement aux valeurs traditionnelles que le libéralisme (pas explicitement en France bien sûr, mais il est présent à droite). L'extrême droite en France n'est pas du tout libérale, ce qui gêne si on veut donner une composante libérale au terme de droite. Le problème est d'autant plus gros que la gauche en France est plus progressiste que le droite, or par exemple aux Etats-Unis un "libéral" est quelqu'un de progressiste justement.
C'est bien compliqué en tout cas ...
La droite défend le traditionalisme, l'autoritarisme, l'ordre, la sécurité, l'identité nationale.
La gauche l'égalitarisme, le progressisme (terme qui ne veut rien dire au passage), la solidarité, la liberté.
Tout le reste, par exemple le souverainisme, l'interventionnisme, le protectionnisme,le patriotisme est transcendant à ce clivage.
Par exemple en parti souverain et patriote de gauche, on a Chevènement, de droite Debout La République.
Enfin en France je dirais que ce qui fait la différence entre la droite et la gauche c'est une vision de l'homme. La gauche veut favoriser le développement de l'Etat providence, réduire au plus les inégalités, promouvoir l'égalité des chances etc. La droite elle a plus tendance à vouloir laisser faire, promouvoir la valeur travail, l'enrichissement et la réussite individuelle en réduisant l'importance de l'Etat etc.
Cette différence s'explique par deux croyances opposées, celui à gauche pensera que les profiteurs ou ceux qui ne veulent pas travailler sont une minorité, que ceux qui ratent leur études les ratent à cause de leur milieu social, que ceux qui tombent dans la délinquance le sont à cause des mêmes raisons etc. Celui à droite aura plus tendance à penser que les profiteurs sont nombreux et qu'il y a beaucoup de gens qui sont tout simplement des branleurs et que l'échec social des individus est imputable à eux seuls.
Ca peut expliquer pourquoi la gauche peut être perçue comme "les gentils naïfs" et la droite "les méchants égoïstes". Voilà ce que j'en pense.
Qui peut m'expliquer ce que veut dire "progressiste" svp, j'ai jamais bien compris ce mot. ![]()
C'est un terme creux, qui veut tout et rien dire mais dont la gauche se sert pour justifier ses projets, car on peut dire que c'est le « progrès ».
Finalement, les différences entre gauche et droite, y'en a si peu...j'ai vraiment du mal à trouver. (je ne parle pas des extremes).
glassioliv ---> Je n'ai pas voulu dire le contraire. ![]()
"La droite défend le traditionalisme, l'autoritarisme, l'ordre, la sécurité, l'identité nationale. "
L'ordre et l'identité nationale se retrouvent aussi à gauche, tout dépend chez qui on va chercher. Le PCF n'a jamais apprécié le côté libertaire bordélique soixante-huitard.
Bref, pour répondre à la question, j'attends le fameux topic de Trisom dont on a parlé. ![]()
Il ne répondra que partiellement à la question. Au plus on se penche sur le sujet au plus c'est complexe de toute façon ![]()
Je ne vois toujours pas ce que j'ai dit de faux. ![]()
Là ou Soral est malin, c'est qu'on peut distinguer gauche et droite du "travail" (je dirai plutôt de l'économie) ; et gauche et droite des valeurs.
Il apparaît du coup une vraie différence entre les deux gros partis français (tout comme les deux gros partis américaines, anglais, etc...), ou le PS et l'UMP, pourtant tous les deux d'accord sur l'économie de marché, le néolibéralisme et capitalisme de connivence, l'atlantisme, sur la construction européenne, etc... s'opposent sur les sujets sociétaux (ou de "valeurs").
Ou on voit aussi la différence assez profonde entre Front de Gauche et Front National, ou le premier défend la gauche du travail et la gauche des valeurs, tandis que l'autre (dans sa version Jean-Marine) défend la gauche du travail dans une certaine mesure (y'a toujours de la casse des syndicats et des restes du libéralisme de papa), et la droite des valeurs (dans une certaine mesure aussi, puisqu'il ne s'est pas clairement opposé au mariage homosexuel).
Je vois pas en quoi le FN défendrait "la gauche du travail" pour reprendre Soral. La droite a toujours eu une dimension sociale que ce soit à travers l'influence de l'Eglise, du corporatisme, troisième voie gaulliste etc c'est pas parce que MLP se lance sur un terrain un peu laisser en friche qu'elle reprend des thèmes de gauches, ils ont longtemps été très présent à droite.
Penchons-nous un peu sur la désaffection que pas mal de gens éprouvent à l'égard du clivage gauche/droite
Comme je l'ai dis, la métaphore est utile parce qu'elle permet de regrouper un certains nombres de tensions sous une même expression et au delà de ces tensions "matérielles" des divergences philosophiques et d'imaginaires politiques. Pourquoi tant de désaffection pour un truc qui marchait bien jusqu'à la fin des années 80
? (rien de bien fou dans ce que je vais dire)
-le rejet global de la classe politique pour diverses raisons qui conduit a unifié cette classe en dépit des divergences qui la parcourt.
Mais ce qui m'intéresse plus c'est les facteurs proprement politique (pas "extérieur" en quelque sorte)
-l'apparition et le poids grandissant de clivages intra- et trans- partisan (quelqu'un l'a déjà mentionné). Le plus important étant bien sur l'UE, depuis la fin des années 80 le clivage souverainiste/pro européen n'est toujours pas réglé et resurgit sous forme de crise plus ou moins violente (PS en 2005, division du RPR, de l'UDF, de l'UMP, apparition de scissions souverainistes etc)
-plus important à mon avis : l'absence d'une opposition entre deux projets radicalement différents (loin de moi de parler d'UMPS, c'est réducteur). La période ou droite/gauche fonctionne sans trop de remise en question c'est en gros de la fin du XIXe (et pas de la révolution) à la fin des années 80 et ça correspond, pour simplifier, à une série d'opposition de projets nationaux (qui peuvent parfois se chevaucher ou resurgir) > monarchie contre république, république laïque contre cléricalisme, république sociale (pour pas dire socialiste) contre république conservatrice, capitalisme rénové contre collectivisation, république parlementaire contre renforcement de l'exécutif etc etc.
Depuis le milieu des années 80 il n'y a plus d'oppositions de projets simplement des "frictions" et c'est notamment le fait de la gauche. Le parti socialiste a fait un aggiornamento complet à partir de 1983 avec la victoire de la social-démocratie sur le programme socialiste (notamment sur les cendres du programme commun) sauf que cette victoire politique (liée en partie à la question européenne d'ailleurs) ne s'est toujours pas traduite 30 ans plus tard par un autre projet qui pourrait se confronter "comme d'habitude" à d'autres projets. Au lieu de ça on a un espèce de consensus de gestion (pas exempt de frictions et d'oppositions, mais c'est l'absence d'opposition générale qui m'intéresse) entre le PS et l'UMP.
C'est cette absence d'une opposition totale genre guerre de tranchée qui selon moi participe aussi au succès du FN et relativement du FdG (au long terme bien sur, y a beaucoup d'autres raisons sinon) qui essaye réellement de renouveler le clivage politique et de retrouver cette opposition de projet. D'ou cette sensation de nouveauté qui n'en est pas vraiment une par ailleurs si on compare le FDG au PS pré-83 (les jeunes années de Mélenchon d'ailleurs) ou le FN à l'aile résolument souverainiste du RPR.