Bon aller j'vais faire un effort quand même. Donc classiquement, les salaires dans un pays se scalent sur les salaires de l'industrie (fichtre va falloir que j'arrête de jouer à Lol moi, j'me met au franglais).
Nous on a une productivité forte due à notre technologie, on a donné à des machines les boulots simples et répétitif et licencié ceux qui les effectuaient, à la place on a embauché des mecs pour le pilotage et l'entretien, ça a détruit beaucoup d'emploi et ça en a créé d'autres, qui sont très très bien payés.
Comme nos mecs de l'industrie ont des pepettes, ils vont les dépenser, typiquement ils peuvent le faire dans des activités de services qui vont en bénéficier, les coiffeurs, les esthéticiennes, la téléphonie, les restaurants que sais-je encore c'est tout un écosystème qui va évoluer suite à cet essor des salaires de l'industrie. Bref ça va hausser à leur tour les activités et les salaires de services. On appelle ça la tertiarisation. C'est désagréable pour ceux qui se reconvertissent (tu m'étonnes) mais c'est pas une fatalité et ça nous condamne pas au chômage comme dis plus haut.
Il y a juste un soucis pas encore évoqué : l'État. On a dit que les salaires des activités de services or s'en est un, un gros même. Cette hausse des salaires va se répercuter aussi sur ceux des fonctionnaires, en soi c'est pas trop grave puisque ces fonctionnaires aussi vont dépenser l'argent dans des services et ça fait circuler les pépettes prélevées à part peut être que la productivité dans les activités de services est très compliquée à augmenter. Quand les salaires augmentent plus vite que la productivité, l'entreprise est moins rentable, là c'est l'état qui est devenu moins rentable.
Et ce n'est pas simplement le coût qui a augmenté mais la part de prélèvement a explosé ces dernières années et on s'est servi de l'endettement non pas pour financer des investissements mais des dépenses communes.
Ça veut dire quoi en gros ? Que pour l'instant l'état prélève beaucoup, ce qui est logique puisque tout a augmenté, mais qu'il a gagné des parts de marchés, donc qu'il pèse plus lourd qu'avant et grève les autres secteurs. Ça veut dire aussi que même s'il prélève beaucoup, il dépense beaucoup plus sans que ce que les retombées qu'il nous créé en échange ne valent autant. A l'heure actuelle, l'état nous phagocyte et il y en a pour en redemander (...).
Il y a deux pistes à suivre à mes yeux pour résoudre ce problème.
-Améliorer la productivité de l'état, il est très très très en retard là dedans. Le passage au numérique aurait dû réduire pas mal de coûts et améliorer énormément la productivité, ça a pas été le cas.
-Réduire son poids économique.