Quand j'étais au collège, que j'ai entendu pour la première fois ces histoires de folie collective, d'absurde interstellaire, de grotesquerie épique, de ces gens emmenés par l'Etat policier pour aller dans les archipels de Gulags.
Je me souviens bien, penser, c'est arrivé avant, ça arrivera encore. C'est un devoir de vigilance permanente qu'il faut assumer, pour empêcher la machine de dépasser les bornes encore une fois.
Et tout ce théâtre d'opération martiale pour une cocotte minute explosive, ça a dépassé les bornes. Et je ne suis pas le seul à le penser. Même dans le financial times, le journal des toilettes du matin, l'éditorialiste regrette la mise à la corbeille de l'habeas corpus. Ainsi que d'autres tabloïds.
Si les gens applaudissent cette opération, ils devront applaudir toute leur vie, sans jamais oser s'arrêter, car le premier qui arrêtera gagnera un ticket pour l'archipel. Quel archipel ? Celui là:
http://www.amazon.com/The-Gulag-Archipelago-1918-1956-Investigation/dp/0813332893
Il n'y a pas de : "ça ne peut pas arriver ici, maintenant c'est différent". ça ne tient pas, ce n'est pas vrai.
Alors que faire ?
Voter ? Non, ça ne fait qu'empirer les choses la démocratie.
Manifester ? Oui, c'est un bon début, il ne faut pas que ça se passe en silence. Malheureusement je ne suis pas aux USA.