En gros ce que tu dis, c'est que la droite est aussi nulle que la gauche, là-dessus je vais pas te contredire.
Mais lorsque tu nies la notion de "candidat des sondages" je ne peux pas être d'accord. Je te donne plusieurs exemples :
En 2002, les sondeurs, tenant pour acquis un deuxième tour Chirac-Jospin, ont fait la promotion de Chevènement, le présentant comme le troisième homme et lui prédisant jusqu'à 14 %. Puis ce fut au tour d'Arlette Laguiller de se voir pronostiquer un 10,5 % devant Jean-Marie Le Pen, alors estimé à 10. Puis Bayrou aussi eu son passage "troisième homme" dans les sondages. Résultat ces trois-là ont à peine dépassé les 5 % et même le deuxième tour ne fut pas le même que prévu...
Même chose en 2012, Mélenchon systématiquement surestimé dans les dernières semaines de la campagne, évalué jusqu'à 17 % contre parfois 13 pour Marine. Au final elle a fait 18 et lui 11. Une telle différence ne peut pas être due qu'à la marge d'erreur...Re-belote pour les législatives, Mélenchon largement surestimé et Marine sous-estimée par les sondages, ceux-là même qui affirmaient toutefois que Kémel battrait Marine plus largement. Au final Mélenchon a fait moins que ce qui lui était donné, Marine beaucoup plus, et Kémel n'a battu cette dernière que de 0,22 % (alors qu'ils lui donnaient 57 contre 43 !) et en ayant dû tricher.
En voyant le décalage évident entre les affirmations des journalistes/sondeurs et la réalité, on ne peut qu'affirmer que, de fait, ces derniers affichent leurs préférences. Ou alors c'est qu'ils sont vraiment, vraiment nuls.