"Ensuite les laisser couler, en 2008, n'est selon moi pas une solution raisonnable. Si les laisser couler semble une solution tout à fait équitable pour n'importe quelle personne un tant soit peu logique, le rêve est très différent de la réalité. "
Dans l'urgence, l'Etat peut toujours exercer sa garantie des dépôts des petits épargnants, jusqu'à une certaine limite. Après tout, il a sa part de responsabilité, et dans ce genre d'affaires, les plus aisés sont ceux qui profitent le plus du temps des vaches grasses. Ce qui justifie la redistribution d'urgence induite (le contribuable paye le contribuable, mais les petits épargnants sont les mieux servis). Pourquoi pas.
Mais pour reconstruire un système durablement stable, il faut un choc, à un moment où à un autre. Le rafistolage à coups de réglementations après bailout, ça tient pas longtemps. Du moins, c'est ce que je pense. Il faut reconstruire sur de bonnes bases.
Sur le sujet de la faillite, tu peux toujours consulter cet article :
http://www.contrepoints.org/2011/12/18/60798-laissez-les-banques-faire-faillite
Je sais, c'est contrepoints, et la qualité moyenne est faible. Je le reconnais tout à fait. Mais là, c'est du Bénard, qui est un peu plus consistant.
"Par conséquent, si demain une banque fait faillite, il faut protéger les déposants. Concrètement, les premières pertes doivent être prises par les actionnaires, si les pertes excèdent le montant des fonds propres, les pertes suivantes doivent être prises par les créanciers."
Ca t'étonne qu'un ultranéolibéral veuille faire payer les actionnaires ? 