Le marché n'est pas totalement efficient, c'est là que je ne suis pas autrichien.
Euh justement les autrichiens ne considèrent pas que le marché est totalement efficient mais le plus efficient , nuance donc.
Les agents ont une rationalité limité car ils n'ont pas toute l'information nécessaire pour choisir de manière optimale. De même, l'existence de market failures comme les asymétries d'informations, l'aléa morale ou les externalités font que les équilibres de marché ne sont pas toujours optimaux (bien qu'ils le sont dans la plupart du temps). Il y a donc de la place pour de la régulation et une politique monétaire active.
Non sequitur.
"Les agents ont une rationalité limité car ils n'ont pas toute l'information nécessaire pour choisir de manière optimale."
La rationalité limitée des agents est une évidence qu'il me fait plaisir d'entendre du clavier d'un libéral. J'ajoute que mondialisation aidant, le problème est presque simple : on ne voit plus, de ses yeux, ce que l'on fait. Les externalités sont fortes et lointaines.
Mais je ne suis pas d'accord sur ton terme "manière optimale". L'individu, ou le groupe, agit en finance pour son argent, son intérêt personnel. La manière optimale pour lui c'est de faire de l'argent. La manière optimale pour l'équilibre du système est différente. Elle n'est en tout pas le but des agents.
OK je vois. Merci beaucoup IRIB pour les explications claires, c'est un grand mystère qui est résolu pour moi là ![]()
"(bien qu'ils le sont dans la plupart du temps)"
Rooh, faut savoir!
Mpeg Voir le profil de Mpeg
Posté le 9 septembre 2012 à 16:10:50 Avertir un administrateur
"(bien qu'ils le sont dans la plupart du temps)"
Rooh, faut savoir!
Oui parce que c'est la réalité. La réduction du débat entre soit on est pour un libéralisme totale où soit pour un communisme où il n'y a pas du marchés, c'est comme parler du sexe des anges.
La réalité est plus fine et complexe, l'économie de marché a et va toujours existé. De l'autre côté, il n'est pas toujours efficient pour l'homme. C'est pour ça que tous le boulot de la politique économiques est de créer un cadre favorables où la puissance créatrice et vertueuse du marché peut s'épanouir. On doit donc analyser au cas par cas, chaque industries, chaque entreprises, ajuster la fiscalité, les dépenses et recettes publiques, la politique monétaires, la régulations et réglementations.
Le piège populiste, c'est d'amener une solution simple et radicale comme le laissez-faire ou le communisme comme solution miracle pour tout résoudre.
_IRIB_, c'est pas souvent que je le dis ici, mais je suis totalement d'accord avec toi. Enfin de la politique non utopiste (car radicale).
C'est pour ça que tous le boulot de la politique économiques est de créer un cadre favorables où la puissance créatrice et vertueuse du marché peut s'épanouir. On doit donc analyser au cas par cas, chaque industries, chaque entreprises, ajuster la fiscalité, les dépenses et recettes publiques, la politique monétaires, la régulations et réglementations.
Là justement est le populisme qui consiste à faire croire qu'un agent peut comprendre toute la complexité du système et légiférer en ce sens pour le rendre efficace.
Bref _IRIB_ tombe dans le piège de l'utopie forcée.
Et si j'avais à être libéral, je dirais que pour que le marché s'exprime le plus librement possible, car le marché libre prouve de nombreuses fois qu'il sait créer de la richesse, il faut des règles strictes. Comme au foot. Tout le monde peut s'amuser, mais les règles sont là, claires, et précises. Et ce sera malheureux pour certains dogmatique de l'école Autrichienne, mais avoir de bonnes règles, il faut un pouvoir fort, c'estpour moi la base de la liberté économique.
La seule règle à respecter dans un échange est de ne pas arnaquer son client. point.
"La rationalité limitée des agents est une évidence qu'il me fait plaisir d'entendre du clavier d'un libéral."
Les libéraux sont parmi les premiers à dire que les gens ne sont pas des robots infaillibles. Justement, les gens qui disent "les agents ne sont pas rationnels, régulons/contrôlons/planifions pour compenser" supposent que les individus (électeurs, politiciens, bureaucrate) seront rationnels au sein d'un programme gouvernemental, alors même qu'ils reconnaissent leur faillibilité ailleurs. Ce sont eux qui sont incohérents
Par ailleurs, il est important de savoir que ce qu'on entend en économie par "rationalité des agents" ne veut pas dire que les agents sont des infaillibles capables de toujours faire le "meilleur" choix. La définition de la rationalité en économie, c'est juste ceci : un individu rationnel est capable de définir des besoins, qu'il classe par ordre de préférence, et qu'il tente de satisfaire quand il en a l'occasion. C'est tout.
"Les libéraux sont parmi les premiers à dire que les gens ne sont pas des robots infaillibles. Justement, les gens qui disent "les agents ne sont pas rationnels, régulons/contrôlons/planifions pour compenser" supposent que les individus (électeurs, politiciens, bureaucrate) seront rationnels au sein d'un programme gouvernemental, alors même qu'ils reconnaissent leur faillibilité ailleurs. Ce sont eux qui sont incohérents"
Ce n'est pas de l'incohérence. Il semble que beaucoup de libéraux ne comprennent pas que la politique est un métier, et que ce métier n'est pas du tout le même que celui d'un agent économique. Ce que tu dis c'est comme le joueur de foot qui critique l'arbitre parce que celui-ci joue moins bien au foot que lui. C'est la même chose, ils ne font pas le même boulot.
De plus, on a besoin de lois, de règlementation. La réalité en témoigne. Donc rien ne sert de remettre en question leurs existence intrinsèques, il est bien plus utile de chercher à modifier leur fonctionnement.
Aleluja ! Un libéral rationnel !
Attrappez-le
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"Ce que tu dis c'est comme le joueur de foot qui critique l'arbitre parce que celui-ci joue moins bien au foot que lui."
Non, je serais plutôt dans la peau d'un joueur critiquant un arbitre cherchant à arbitrer un sport dont il ne comprend/connaît pas les règles.
"De plus, on a besoin de lois, de règlementation."
Je n'ai pas dit le contraire. Encore heureux, vu que je commence des études de droit. ![]()
Je fais juste la distinction entre d'une part, le cadre et la fonction d'arbitrage, et d'autre part, le plan et la fonction de contrôle.
"Aleluja ! Un libéral rationnel ! "
Non, c'est un rouge :sanksion:
![]()
"Non, je serais plutôt dans la peau d'un joueur critiquant un arbitre cherchant à arbitrer un sport dont il ne comprend/connaît pas les règles. "
Donc supprimons le métier de balayeur. J'ai vu un mauvais balayeur tout à l'heure. ![]()
"Donc supprimons le métier de balayeur. J'ai vu un mauvais balayeur tout à l'heure."
Un balayeur incompétent, on doit pouvoir le remplacer en peu de temps.
Mais un bureaucrate, hélas...
Je reviens d'ailleurs sur les erreurs des agents qui en soit ne sont pas un problème lorsqu'elles sont circonscrites. Ce qui n'est pas le cas avec la planification économique.
"Ce qui n'est pas le cas, au hasard, des lois contre les drogues, des mesures prises par les autorités de régulation... "
Du moins, on peut se demander si ces dernières ne posent pas plus de problèmes qu'elles n'en résolvent.
"ne comprennent pas que la politique est un métier
Non c'est bien là l'erreur, la politique enseignée en métier asolue, complètement déconnecté des réalités sociales et de fait économiques. "
Mais qui, alors, est au fait des réalités macro-sociales et macro-économique ? Personne. Pourquoi on étudie la démographie ? La géographie ? L'écologie ? Pour tenter de mener une politique. D'ailleurs l'économie est enseignée comme la politique : il n'y a pas de vérité absolue. C'est pour cela qu'il faut un métier de politique, tout comme il faut des démographes, qu'il a toujours existé et qu'il existera toujours. A un moment donné, il faut se demander pourquoi ce que à quoi on aspire relève de la science-fiction et de l'ignorance.