L'essentialisme et constructivisme moraux sont naturels, pourquoi les combattre ?
La société crée des normes, spontanément, elle n'y échappera jamais. Les normes se créent par la répétition d'un acte, d'une pensée, dans la même situation qui se répète, on parle de normalisation.
Dans toute société tu auras des normes, des choses qui seront considérées comme normales.
Personne ne peut dire si une chose est naturelle ou issue d'une norme sociale.
Lorsque Simone de Beauvoir dit que la femme devient femme, sait-elle de quoi elle parle ? Comment peut-elle l'affirmer ?
Si tel est le cas, alors d'où viennent les moeurs ? Qui les impose, si ce ne sont les femmes elles-mêmes (d'une génération à l'autre) ? Beauvoir s'oppose alors aux autres femmes, à qui elle refuse la légitimité des normes qu'elles s'imposent réciproquement. Quelque chose cloche.
La fausse route est au contraire attribuable à ces existentialistes sociaux.
Les moeurs, c'est impalpable, abstrait, subjectif. Les moeurs tu les interprètes comme tu veux, à ta sauce, avec toute la connotation du Monde si tu veux (cf la caricature dramatique de la femme maintenue que font les féministes, et toute la mauvaise foi du Monde lorsqu'elles abordent le travail : "épanouissement professionnel" quand elles sont en mode féministe, "exploitation" lorsqu'elles sont en mode socialo).
Et puis, comme je l'ai dit, les moeurs ne sont pas à combattre.
Je vais donner un autre point clé qui varie entre le libéralisme et le gauchisme : le libéral ne veut pas changer l'Homme, il veut le laisser libre. Il veut un Homme "naturel", épanoui, parce que personne d'autre ne peut savoir mieux que lui ce qu'il doit faire.
En opposé absolu avec le gauchisme qui veut un Homme nouveau. Une tête pensante qui orchestre le renouveau des individus.
Le libéral ne s'occupe que de la politique, pas parce qu'il pense que le reste n'est pas important, mais parce qu'il pense que ça ne concerne que les individus eux-mêmes.