Maintenant j'ai votre attention
Ah, vaste sujet que l'immigration, l'appartenance territoriale à une population, la définition de l'identité nationale, le racisme, le métissage, le Monde et cætera.
Alors d'un côté nous avons les nationalistes, ceux qui défendent avec fierté des valeurs, parfois idéalisées, des notions vagues comme la patrie, le peuple. Ceux-là ont tous la même obsession de l'appartenance, qui serait donc défendue et gérée par un Etat-Nation.
D'un autre, plus nombreux, défilent les internationalistes, les anti-racistes, les jeunes hipsters qui veulent faire "in". Le racisme c'est la gangrène de l'humanité qui, à leurs yeux, est la cause de tous les maux. Ils idôlatrent un Monde métissé et sans frontières, un idéal aussi jovial qu'imbécile.
Lesquels défendre ? Quel extrême prendre ?
Eh bien sachez, mesdames messieurs, que ces deux postures font partie d'un même extrême, d'un même raisonnement, d'une même mentalité. C'est le procédé cognitif qui prend comme point de départ une définition pré-établie de chaque individu, une caractéristique qui le transcende, comme une étiquette qu'on ne peut décoller.
Cette position essentialiste a un opposé : l'existentialisme.
L'existentialiste ne définit une personne que par ce qu'elle est effectivement, dans la réalité, ce qu'elle fait, ce qu'elle dit. Le point de départ est donc neutre, il n'y a rien qui précède l'individu, qui se définit par son existence.
Dès lors, l'existentialiste a une approche très différente. Il n'a pas une idée préconçue de comment doivent être les choses, il adapte sa vision des choses à son expérience. L'expérience précède l'idée. Voilà, sans doute, le crédo de l'existentialiste, qui va définir toute une façon de penser radicalement différente.
Cette philosophie balaye donc les conceptions constructivistes, celles qui préconisent comment doivent être les gens et quelle place ils doivent occuper, en vertu d'un ordre, d'un idéal, ou autre.
Cette posture est très liée à l'individualisme. L'expérience étant quelque chose de personnel, et son interprétation subjective, l'existentialisme ne prétend à aucune idée surpassant l'individu, mais au contraire à une idée subordonnée à celui-ci. Il n'y a pas de vérité absolue et universelle, il n'y a pas d'identité absolue et universelle.
Arrivé là, le lecteur se dira "bah évidemment que ce n'est pas universel".
Et pourtant, les nationalisme et internationalisme gauchisant, ne sont-elles pas des visions universalistes ? Des visions où l'on préconise une tête pensante qui orchestre un mouvement social comme un pâtissier moule sa pâte à pain ? Ne s'agit-il pas d'un idéal qui transcende l'individu, l'engageant dans un intéret suprême qui surpasse sa propre personne ?
Vous voyez donc ici les deux postures à avoir. Essentialisme et existentialisme. C'est ça le vrai choix ![]()
Je plussoie.
Merci Darkman01 ![]()
Up ![]()
Et oui, ceci est un problème en France et dans la plupart des pays du monde, les extrêmistes de droites, les nationalistes, les patriotes sont vus comme des extrêmistes dangereux alors que les militants de SOS Racisme, par exemple sont vus comme des anges, or, je pense que les extrêmistes de gauche qui ne veulent plus de frontières sont plus dangereux que les extrêmistes de droite qui sont, pour moi, inoffensifs.
Woah... comment peut-on discuter d'un sujet si large, si vaste et si compliqué sur un forum...
+1 Pezz
Oui, c'est vrai qu'il y a beaucoup d'arguments mais chacun peut commenter un passage du paragraphe sans réagir à l'intégralité de son argumentation ![]()
Oui certes mais les notions sont balèzes ça a limite plus sa place en philo qu'ici
Oué mais tu sais chaque sujet à sa place sur 1 ou des fois 2 forums. Ex : forum "Politique" avec forum "Sondages" ; forum "Ecriture" avec forum "Cours et devoirs".
Certes,pour en revenir à ce que tu disais nationalistes et patriotes c'est pas la même chose et les derniers sont rarement stigmatisés
Oui c'est différent mais ils sont tellements stigmatisés par les médias et relativement proches que...
Ils sont loin d'êtres proches, pour moi en tout cas
Très intéressant axrevi.
Pezz
Posté le 4 mars 2012 à 23:47:34
Woah... comment peut-on discuter d'un sujet si large, si vaste et si compliqué sur un forum...
Oui on connaît la chanson, faudrait faire un bouquin, on est pas docteur donc on peut pas en parler etc etc. On peut dire ça pour tout. On a bien compris que tu ne venais plus pour débattre, seulement grommeler ou faire la propagande, donc maintenant, je te prierai d'arrêter ce genre de remarques qui commencent sérieusement à me taper sur le système. Si ça te pose tant un problème que ça ce genre de topic, abstiens toi de poster.
Personnellement je trouve que l'appartenance territoriale est ridicule, on peut se sentir fier d'être français mais dans un même temps, si nous étions né dans un autre pays on en serait tout aussi fier. Il n'y a pas de fierté à tirer d'appartenir à un pays, oui je vis dans le pays des Droits de l'Homme mais y suis-je pour quelque chose ? Non, alors pourquoi s'en enorgueillir ?
Du coup être fier de ses valeurs est pour moi la seule chose cohérente.
Sinon vu que j'y pense, si on part du concept existentialiste, les Droits de l'Homme n'existeraient pas car l'article qui dit que tous les Hommes naissent libres et égaux est clairement constructiviste.
Donc par a+b Constructivisme > Existentialisme. ![]()
"si on part du concept existentialiste, les Droits de l'Homme n'existeraient pas car l'article qui dit que tous les Hommes naissent libres et égaux est clairement constructiviste. "
Bien joué ![]()
Mais si on réfléchis comme ça, toute politique sera nécessairement constructiviste.
On définit en général le constructivisme par les inégalités politiques. Le constructivisme considère la société comme une structure pré-établie, où les changements doivent être supervisés, en d'autres termes la société est une institution aux yeux des constructivistes.
Dans la définition d'une structure et d'une institution, on parle d'éléments ou personnes hétérogènes. Donc différents. C'est la base du constructivisme : la différence relative d'un individu à l'autre.
En politique, considérer tous les individus comme égaux n'est donc pas constructiviste. U mad bro ? ![]()
"Oui certes mais les notions sont balèzes ça a limite plus sa place en philo qu'ici"
Te laisse pas impressionner par les termes employés, les concepts en jeu sont très simples. ![]()
Je me laisse pas impressionner je sais ce que sont ces concepts ;)
"En politique, considérer tous les individus comme égaux n'est donc pas constructiviste. U mad bro ?
"
Da fuq ! ![]()
Je fais comment pour répondre à ça moi ? ![]()
Bah en fait je sais pas quoi répondre. ![]()
Autant je suis d'accord avec toi sur l'existentialisme, autant t'as pas l'air de comprendre le concept d'universalisme (qui est d'ailleurs repris par beaucoup d'existentialsite).
De Beauvoir ou Sartre sont les figures de proues de l'existentialisme en France et sont universalistes (à l'opposé des différencialistes).
Que ce soit l'internationalisme ou l'universalisme, aucun n'est essentialiste. A moins que tu considères que ces deux concepts visent à créer un monde sans différences, ce qui n'est pas le cas. Par exemple, l'existentialsisme chez Beauvoir est universaliste ce qui est la base de sa lutte contre les inégalités Hommes/Femmes dans le monde qui elles sont différentialistes et essentialistes.
De manière générale, ce serait paradoxal de se penser existentialiste sans être universaliste. De même que l'internationalisme n'est pas forcément constructiviste (chez les communistes oui cependant).
"Da fuq !
Je fais comment pour répondre à ça moi ?
Bah en fait je sais pas quoi répondre. "
Go me troller
Clafoutis--
Quand je parlais d'internationalisme gauchisant, je pensais aux concepts de "France métissée" ou de Monde homogénéisé que tant de monde adule en France.
Ensuite, il faut comprendre que je parle de politique. Si le constructivisme est inhérent à l'Homme (on finit tous par se faire une idée du Monde qui finira par précéder, du moins en partie, l'expérience : comme les préjugés, etc...), il ne doit pas être le fondement d'une politique, et c'est de ça que je parle : le constructivisme politique.
Ce que défend Simone de Beauvoir n'a absolument rien à voir. En dehors des différences politiques qu'il y eut entre les hommes et les femmes, elle s'étend surtout sur une analyse des moeurs, des normes sociales. Elle donne son avis négatif sur une société qui ne lui plaît pas, en parlant d'inégalités (l'inégalité des moeurs est purement subjectif, les moeurs ça ne se mesure pas et peuvent être interprétées n'importe comment, du coup son universalisme c'est plus de l'arrogance qu'autre chose).
Simone de Beauvoir est universaliste, et pas spécialement existentialiste. Elle ne dit pas "la société doit être comme elle veut" (car peut-être n'a-t-elle pas pensé que les moeurs qu'elle dénonce ont une origine diffuse, qu'il est difficile de qualifier comme naturelle ou pas), elle dit "la société ne doit pas être comme ça, tous doivent être socialement égaux", il s'agit donc d'imposer des moeurs qui remplacent les anciennes.