Je ne connais aucun libéral qui soit pour le renflouement des établissements financiers, bancaires. Comme de toute autre entreprise d'ailleurs. Un libéral qui soutiendrait le bailout (=renflouement en anglais) serait d'ailleurs en profonde contradiction avec lui-même.
Aujourd'hui, les Etats occidentaux, des social-démocraties, ont des responsables politiques totalement inscrits dans des positions étatistes, interventionnistes, keynésienne. Ils se font une conception du Politique providentiel néo-Jésus-Christ qui viendra sauver le monde. Ces hommes d'Etat sont convaincus qu'ils doivent intervenir dans l'économie, dans les rapports entre les citoyens, sachant mieux que ces derniers "ce qui est bon pour eux". Une avant-garde éclairée bureaucratique.
Ainsi, le gouvernement français, avec l'appui de l'opposition, a "sauvé les banques" et s'en est bien vanté. Des banques qui étaient pour certaines en difficultés certaines suite à l'éclatement de la crise des subprimes (cette crise pourrait faire l'objet d'un autre post si ça t'intéresse
).
L'Etat a donc volé au secours des banques, avec notre argent, évidemment. Les libéraux condamnent fermement une telle attitude.
L'Etat n'a pas à s'ingérer ainsi dans l'économie. C'est une position profondément intolérable et vicieuse.
Cela crée ce qu'on appelle un aléa moral. Je m'explique. Certains établissements font le choix de s'exposer à de gros risques, via des crédits subprimes par exemple. Mais qui dit gros risque dit gros bénéfice si l'opération s'avère positive. Les établissements qui ont pris des risques se sont fait beaucoup d'argent. Tant mieux pour eux jusque là. Mais prendre de gros risques implique la possibilité de perdre. Il faut savoir assumer. Or, en l'occurence, ces établissements savaient que si la situation devenait dangereuse pour eux, les politiciens qui nous gouvernent aller faire payer le contribuable pour les renflouer.
Ainsi, résumons la situation, du point de vue de ces établissements. Leurs prises de positions risquées se résume à un pile ou face :
- Pile, je gagne.
- Face, le contribuable perd.
Dans ce cas là, pourquoi se priver ? C'est l'aléa moral. C'est une déresponsabilisation profonde de certains acteurs économiques - ici les banques, mais le raisonnement est valable pour bien d'autres - ainsi qu'un vol caractérisé du contribuable : je ne paie pas mes impôts pour aller renflouer des gens qui ont fait n'importe quoi.
Les libéraux préconisent donc de laisser ces établissements face à leurs responsabilités. On en arrive donc à ton deuxième point, la sécurité de l'épargne des épargnants.
Tu entendras souvent des politiciens, économistes, affirmer qu'il faut "réguler" les banques, la finance. Ce n'est que foutaises. Réguler comme ils l'entendent ne signifie qu'augmenter la masse de réglementations en tout genre déjà gigantesque, et ne changera rien à la situation.
La peur de la faillite est la meilleure des régulations possible, depuis la nuit des temps. Ainsi, en ayant à l'esprit que s'ils se plantent, ils se plantent bien, ces établissements se seraient nettement plus couverts, et auraient cherché à éviter les risques. Et si jamais ils s'étaient malgré tout planter, tant pis pour eux, c'est inhérent à ce qu'ils font, ils n'ont pas su être assez prudents.
Plusieurs solutions s'offrent alors. Et ça, nos politiciens et pipoconomistes habituels se gardent bien d'en parler. Probablement n'en n'ont ils pas même connaissance, préférant semer la peur pour se faire croire à eux mêmes qu'ils sont indispensables.
Une faillite, ça s'organise. Comme un testament. Et de nombreuses solutions sont possibles. Et qui protègent les épargnants, cela va de soi.
La faillite express pré packagée par exemple. Pour plus de détails, je ne peux que te conseiller cet excellent article, que je vais rapidement te résumer ici http://www.objectifliberte.fr/2010/01/la-faillite-seule-regulation-efficace-de-la-finance.html
Une banque est donc en situation de faillite. Elle n'est plus en état de payer ses créanciers etc. Eh bien on réalise un échange dette-capital : les anciens créanciers voient leurs obligations transformées en capital de l'entreprise. Ainsi, la banque voit son passif assaini, puisque les gens à qui elle devait de l'argent sont maintenant ses actionnaires. Et les anciens actionnaires, qui ont été irresponsables, voient leur pouvoir dilué.
Des cas ont aussi eu lieu où par exemple au moment de la faillite d'un établissement, les comptes épargne étaient transférés dans un autre établissement, sain, etc. De nombreuses solutions existent.