et voila!
Chapitre 10 : Marinia
Link avait demandé à Silöe de ne rien dire à personne à propos de l’attaque des 2 Illdiluems. Elle avait accepté sans trop comprendre pourquoi il tenait à garder le secret. Lui-même ne se l’expliquait pas très bien, toujours était il que quelque chose au fond de lui lui criait de se taire.
Le lendemain matin, ils avaient rejoint le groupe de chevaliers à l’entrée de la ville et avaient mis le cap à l’Ouest. Silöe était vêtue d’un pantalon bouffant et t’une chemise d’écuyer, plus adapté à un voyage à cheval ; quant à Link, il avait gardé son pantalon noir et sa chemise blanche. Le voyage dura plusieurs jours, au cours desquels Link prit l’habitude de voyager entre Roland et la jeune fille. Tous les 3 s’entendaient bien. Mais la nuit venue, Link ressentait souvent le besoin de s’isoler ; il marchait alors dans la plaine, sans but, puis revenait finalement se coucher. Même entouré de onze chevaliers, d’un prêtre et d’une jeune fille, il s’était rarement senti aussi seul.
Le voyage dura 8 jours, au terme desquels la plaine céda place à la mer. Un embarcadère permettait de traverser la mer jusqu’à l’archipel, et un bateau décoré aux motifs des chevaliers du dragon était déjà apprêté. Ils prirent donc la mer vers l’archipel, où ils devraient arriver le lendemain en début d’après midi.
La traversée se déroula calmement, le bateau tanguant au rythme calme et doucereux des flots. Le lendemain matin, Silöe vint rejoindre Link, accoudé au bastingage.
-Bonjour. Tu as passé une bonne nuit ?
-Oui, très bonne merci, mentit-il.
En vérité, il n’arrivait pas à dormir plus de quelques heures par nuit. Le reste du temps, il fixait les ombres que la lampe à huile de sa cabine projetait au plafond, ou il sortait discuter avec les marins, des hommes rudes mais agréables à qui sa compagnie ne déplaisait pas.
-Nous allons bientôt arriver à Sybaal, la capitale de l’archipel, poursuivit-elle. Nous devrons trouver un guide qui sait où se trouve le temple.
-Maerlin l’ignore ? demanda Link surprit.
-Tout le monde l’ignore. Personne n’a eu vent d’aucun de ces temples depuis que les Dieux y dorment, autrement dit depuis des millénaires. Mais des histoires se sont probablement transmises. Ne t’en fais pas, ajouta-t-elle en souriant, nous trouverons, et tu réveilleras le premier des 3 Dieux.
-Très bien, fit-il d’un air distrait.
-Link, tu es sûr que ça va ?
-Quoi ? Comment ça ? Je vais bien, je t’assure !
-Bon, si tu le dis, répondit-elle, peu convaincue. Ah, voila la cote !
Quelques dizaines de minutes, ils étaient debout sur le quai. Maerlin annonça qu’ils allaient vers le palais du gouverneur de Sybaal. En chemin, Link observa les autochtones : c’étaient pour la plupart des pêcheurs, qui avançaient torse nus, la peau halée par le soleil. La plupart transportaient des caisses pleines de poissons ou des fûts de sel. Tous s’écartaient du passage des chevaliers, et la plupart s’inclinaient en voyant Maerlin.
Ils arrivèrent au palais du gouverneur. C’était un vaste palais qui semblait entièrement fait de courbes, de cercles et de colonnes cylindriques. Il était fait de marbre blanc, et réfléchissait la lumière du soleil de manière presque aveuglante. Deux soldats s’avancèrent vers eux, et s’inclinèrent fac à Maerlin.
-Le gouverneur va vous recevoir, maître. Si vous voulez bien nous suivre.
Ils furent conduits dans la salle du trône. Elle était blanche comme le reste du palais, et richement décorée. Il y avait de grandes plantes un peu partout. Le gouverneur était un homme entre deux âges, qui ressemblait à n’importe lequel des pêcheurs qu’ils avaient pu voir à l’extérieur.
-Je suis heureux que nos chemins se recroisent à nouveau, maître Maerlin. Cela faisait bien longtemps. Sa voix était douce et chaleureuse.
-J’en suis très heureux, répondit Maerlin en s’inclinant. Nos longues discussions m’ont manqué.
-Ah ah ah ! Oui, c’est le moins que l’on puisse dire, répondit le gouverneur d’un ton joyeux. Mais ne tournons pas autour du pot, et dis moi ce qui vous amène, toi et tes compagnons.
-Nous sommes à la recherche du berceau d’Aldusir, lança le prêtre du tac au tac.
-Hum, je vois, fit le maître de la ville d’un air songeur… Certes, je sais où il se trouve, mais comprends que c’est une information qui ne peut être dévoilée à la légère… Mes ancêtres et moi veillons dessus depuis le grand sommeil… Mais que veux tu y faire ?
-Crois moi, mon ami, si je pouvais te le dire, je te jure que je le ferais. Malheureusement, je ne le puis. Je te demande de t’en remettre à notre vieille amitié. Fais moi confiance, je t’en conjure.
Le gouverneur se tut un long moment. Il réfléchissait en se caressant le menton, absorbé dans ses pensées. Puis il finit par dire :
-Je n’ai jamais oublié ce que tu as fait pour moi. J’accepte, mais sois discret. Nul ne doit savoir où se trouve le sanctuaire du Dieu endormi. Vous partirez en petit comité.
-Comme tu le souhaiteras. Je partirai accompagné de Fizbran, Link et Silöe. Quand tu le décideras.
-Vous partirez dans exactement une heure, reprit le gouverneur. Je demanderai à mon capitaine de vous escorter.
Le capitaine était un colosse de plus de 2 mètres à la peau d’ébène du nom de Maati. Il dirigeait la petite barque dans laquelle se trouvait Link et ses compagnons. Presque aucun mot n’avait été échangé depuis leur départ. Ils étaient en pleine mer, et plus aucun rivage n’était visible. Tous se demandaient quand ils allaient arriver, quand Maati annonça :
-Nous y sommes.
-Les 4 compagnons scrutèrent les environs.
-Mais je ne vois rien, fit Silöe.
-Non, reprit le colosse d’une voix grave. Là-haut.
Ils levèrent la tête et ce qu’ils virent leur coupa le souffle ; un gigantesque bloc de pierre de forme semi sphérique flottait dans le ciel, à plusieurs dizaines de mètres au dessus du niveau de l’eau. Sur cette île ce dressait le temple d’Aldusir.
PS : à partir des prochains chap, ca va devenir plus interessant, il va se passer pas mal de trucs!
Voila si vous avez des commentaires ( avec des mots) hésitez pas!