Chapitre 16
Menra se réveilla dans son lit. Il se sentait si bien qu’il n’ouvrit pas les yeux. Il était chez lui, il n’y avait jamais eu de village dévasté, de lizalfos, de tournoi, de désert, de monstre. Puis avec un pincement au cœur il pensa qu’ Orssy n’existait pas non plus. Il se retourna sur le dos, tout ça…
« …N’était qu’un rêve.
- Monsieur est réveillé ? »
Il ouvrit immédiatement les yeux et se releva a moitié dans son lit. Non, pas son lit, dans un lit, un lit qu’il ne connaissait pas. Il ne connaissait pas la maison non plus, il n’était plus près d’une forêt mais au bord d’un grand lac profond et sombre et une petite écurie était accolé au bâtiment. Il avait devant lui une jeune femme qui devait être guère plus âgée que lui. Elle avait des cheveux châtain-brun , une peau très pale et des yeux sombres, fuyants. Elle portait une longue robe simple verte, une robe de paysanne.
«Monsieur a-t-il bien dormi ?
-oui, je…mais qui êtes vous ? demanda Menra
-Je vous demande pardon, j’aurais du me présenter immédiatement. Je me prénomme Sayan. Et pour répondre aux autres questions que vous vous posez sûrement, vous êtes ici dans ma demeure, au pays d’Emar.
-Je ne connais pas ce nom.
-Je l’ai deviné a votre allure, vous n’êtes pas d’ici.
-Oui, c’est exact, je viens de loin au sud-ouest.
Mais…comment suis-je arrivé ici ?
-et bien je vous y ai amené ! je vous ai trouvé gisant sur le sol, comme mort. Je me suis approché et j’ai pu constater que vous respiriez encore. Je vous ai donc mis dans mon chariot et ramené ici.
-Merci, merci beaucoup ! »
Il ne savais que dire, cette femme l’avait sans doute sauvé, en effet, comment aurait il survécu dans une plaine où se promener de nombreux loups ? Et la seule chose qu’il trouvé a faire, c’était de lui poser des questions stupides. Il repensa à son rêve et sursauta.
« Orssy !
-Si vous parlez du cheval, rassurez vous, il m’a vu vous emporter et m’a suivi jusqu’ici. Il vous attend dehors. Il est vraiment très attaché a vous !
-Oui, c’est mon compagnon de route, je l’ai sauvé une fois, en contrepartie il m’a sauvé tant de fois que je ne les compte plus.
-Vous êtes un homme bien étrange… »
Ils s’observèrent un moment sans parler, puis le garçon se leva.
« Je suis désolé, il me faut partir malgré votre hospitalité.
-Je comprend, mais je voudrais vous offrir quelque chose. »
Elle partie dans une sale adjacente et en revint au bout de quelques minutes avec un petit paquet. Elle lui mit dans la main et le regarda avec un grand sourire. Le jeune homme le regarda et s’apprêtait a l’ouvrir quand elle lui attrapa le bras :
« Non Messire, il vous faut attendre avant d’ouvrir ce présent.
-Mais pourquoi…en voyant son visage il changea de question, combien de temps dois-je attendre ?
-Vous le saurez. »
Il la remercia et sortit de la maison en repensant à ses paroles. Que contenait ce paquet et comment savoir que le temps était venu de l´ouvrir ?