Uranium : L´uranium a été mis en évidence en 1789 par le chimiste prussien Martin Heinrich Klaproth, en chauffant la pechblende (UO2), un minerai d´uranium. Klaproth donna le nom d´"urane" ou "uranite" au composé qu´il venait d´identifier, en référence à la découverte de la planète Uranus faite par William Herschel huit ans plus tôt (1781).
Ce n´est que cinquante ans plus tard que le chimiste français Eugène Péligot établit que l´urane était composé de deux atomes d´oxygène et d´un de métal, métal qu´il isola et nomma uranium.
Henri Becquerel ne découvrit la propriété radioactive de l’uranium que beaucoup plus tard, en 1896, lorsqu´il constata que des plaques photographiques placées à côté de sels d´uranium avait été impressionnées sans avoir été exposées à la lumière du soleil. Les plaques avaient été noircies par les rayonnements émis par les sels : le français Henri Becquerel avait découvert le phénomène de la radioactivité naturelle.
Caracteristiques : De symbole U, l’uranium est le dernier élément naturel du tableau périodique de Mendeleïev. Chaque atome d´uranium possède 92 protons et entre 135 et 148 neutrons.
A l´état pur, l’uranium solide est un métal radioactif gris à blanc (voire argenté), qui rappelle la couleur du nickel. Il est dur et très dense. De plus, l´uranium est l´atome le plus lourd (qui contient le plus de nucléons) présent naturellement sur la Terre.
L´uranium a dix-sept isotopes, tous radioactifs, dont trois seulement sont présents à l’état naturel : , et . Ces trois isotopes forment ce que l´on appelle l’uranium naturel.