Récemment, le Premier ministre a osé dire : "Tous les retraités ne sont pas des nantis".
Comprenez bien : la plupart d'entre eux nageraient dans l'opulence, sauf certains...
Jean-Marc Ayrault prend sans doute son cas pour une généralité ! Car, pour ce qui est de se préparer une retraite de "nanti", il n'a vraiment pas de leçon à donner au "retraité normal"...
En 2009, Jean-Marc Ayrault a été classé deuxième au palmarès des as du cumul de mandats publié par le journal Le Monde. Et pour cause, voici un bon échantillon de son CV :
conseiller général de Loire Atlantique (de 1976 à 1982) ;
maire de Saint-Herblain (deux mandats, de 1977 à 1989) et de Nantes (presque quatre mandats, entre 1989 et 2012) ;
président du district de l'agglomération nantaise (de 1992 à 2001), puis de la Communauté urbaine Nantes-Métropole (de 2001 à 2012) ;
député de Loire-Atlantique (du 2 avril 1986 au 20 juillet 2012, soit pendant 26 ans) et président du Groupe socialiste à l'Assemblée nationale (de 1997 à 2012) ;
Or qui dit cumul des mandats, dit cumul des retraites. Et pas n'importe lesquelles... Que des retraites servies pas des régimes très spéciaux !
S'il partait à la retraite maintenant, Jean-Marc Ayrault percevrait au bas mot 15 000 euros par mois ! Et sans doute beaucoup plus...
L'opacité soigneusement entretenue autour des pensions des élus locaux empêche de préciser ce que ses différents mandats lui rapporteront à la retraite. Mais selon nos calculs, il percevra au minimum 2 000 euros par mois au titre d'ancien maire de Saint-Herblain et de Nantes, et à peu près autant comme ancien président du district de l'agglomération nantaise puis de la communauté urbaine...
Mais il y a encore meilleur ! Le plus gros morceau, c'est bien sûr sa retraite d'ancien député : une pension "plein pot" de 6 630 euros par mois (en 2012), plus un gros bonus comme ancien président de groupe qui devrait lui rapporter au moins 2 500 euros supplémentaires.