Je vais enfin poser ma petite contribution à ce topic:
La langue de meulière !
En ce dur aujourd'hui, suivant le mol hier,
Devinez-vous ce qu'est la langue de meulière,
Dont les coups de meule, moulent les esprits fins ?
Non, ce n'est pas le cri d'une plante grimpante,
Qui imite celui d'une vache démente,
Pas plus que l'autre à faire un fromage ou un foin,
Mais la voix qui, bas mettant, vèle aux mots tordus,
En tête de vos, veaux voisins bien entendus !
C'est une forme d'expression en percussion,
Souvent qui ajoute de l'eau à vos moulins,
Qui à vos paroles à moudre, donne du grain !
Je parle ici de la gangue de Poquelin,
Chemise de Baptiste qui fait les "Jean" bien,
Aux tours du palais, sept fois mise au baratin !
Derrière aile indéniablement mortes de trouille,
S'écrasent au soleil, figures de rais toriques,
Or donc, c'est elle qui vous concasse les bouilles !
Comme l'âne du meunier en un tournemain,
C'est avec sa meule que se meut l'Ecrivain,
Qui a la manie de s'en servir pour son pain,
De boulange ou démon pour baguette tragique !
Meule dans son coin, Poète aussi va piler,
Sous joie ou sous peine de meule enfarinée !
En fin de votre conte encor "quoi votre meule ?
Oui ! Quoi votre meule, qu'est-ce qu'elle a votre meule,
Qu'il vous faille broyer comme un âne à la foire,
Que s'enmeulent vos pinceaux, pensées sans lavoir ?
Venez-y voir ! Pour voir..... à ma récréation ! "
