Nous revenions de missions. Deux jours que nous pataugions dans cette mélasse.
Nous commencions à peine à planter nos piquets de tante quand le bruit retentit. Long et grave, comme après une soirée bien arrosée.
Le ciel se dégageait et au loin on apercevait les embouteillages. Nous étions presque arrivés.
Encore un effort et nous atteindrions le sommet de cet escalier envahi par les lierres.
Je décidai alors de lâcher mon sac pour signaler notre position. La réaction des fourmis ne se fit pas attendre.
Nous fumes encerclés en moins de deux et le pont menaçait de céder. Les cris de paniques commencèrent à monter et une bousculade nous cahotait de toutes parts.
Je regardai derrière moi et c'est là que je compris que nous n'étions pas dans le même train.
Et après … après … J'me souviens plus …