Une vague remonte des profondeurs, tristes abysses
Onc chagrin n’a revêtu pour âme telle vigueur
Ni pris forme et contours d’une si sombre douleur
En moi une sourde tristesse s’engouffre et s’immisce
Dans tes yeux j’ai vu le reflet de mes propres peurs
Un noir et violent poison parcourut mes veines
Ton indifférence, regard sans amour ni haine
Et parmi toutes, la plus grande entaille de mon cœur
Nous partageons le plus fort et intime des liens
Toi, bel et tendre Amour, mon Essence, mon Infante
Et moi qui jadis de ton sommeil fus Gardien
Une pourpre liqueur s’écoule de la plaie béante
S’épanchant de ce sein, mon sang est pourtant tien
Des blessures courant mon corps la plus éprouvante