La belle musicienne penchée sur son instrument
Traits fins évoquant ceux d’une fée enchanteresse
Ange au doux prénom chantant, exotique déesse
Parcourt le piano de ses doigts virevoltants
L’élève, subjugué par tant de grâce, n’écoute plus
Il se tait, le cœur battant et guettant un sourire
De la belle préceptrice insensible à ses soupirs
Aux belles lèvres charnues, son regard reste suspendu
Do re mi fa, la pianiste aux doigts de fée
Brusquement s’enflamme et se déchaîne la passion
Mais pour son seul piano, hélas pauvre Hystrion
Voilà comment moi j’imagine, innocent quidam
Une leçon de piano prodiguée par la belle dame
Combien de cœurs adolescents seront ainsi brisés ?
