Baldur's Gate 3 
J'ai longtemps hésité avant de me lancer dans cette grande aventure, malgré toute la considération et l'estime que je porte à Larian Studios, auteur des fabuleux Divinity et Divinity Original Sin.
J'ai toujours adoré la manière qu'ils ont de faire de la fantaisie, en mélangeant des univers édulcorés à des histoires sombres, le tout patiné d'un humour jamais lourdingue.
Mais j'ai également toujours pesté contre leur système de combat au tour par tour, exigeant et frustrant car parfois injuste.
Heureusement et pour mon plus grand bonheur, BG 3 calque ses règles de combat sur la licence Donjon et Dragon pour un résultat plus permissif, plus dynamique et offrant plus de possibilités. Et c'est, manette en main, du pur bonheur 
Mais ce jeu c'est aussi un univers, des personnages et des histoires. Ici on a vraiment l'impression d'être largué dans un monde qui vit sans nous, avec son passé et son présent, sans avoir besoin du joueur pour évoluer.
On rencontre une myriade de personnages aboutis, avec leur propre background, leur personnalité et leurs "quêtes" personnelles. Les dialogues sont bien écrits, avec pas mal de choix de réponses, ce qui permet de donner à notre personnage sa propre personnalité.
Gros travail de la part de Larian sur l'immersive sim, et sur les innombrables solutions proposées pour boucler une mission, ou juste pour avancer dans la quête principale. Chaque choix à, tôt ou tard, ses conséquences, la résolution d'une quête insignifiante peut s'avérer être d'une aide primordiale plus tard dans le jeu.
Pour ce qui est de l'évolution du personnage, on est dans du rpg pur jus. L'élaboration de notre avatar en début de partie est vraiment complète, on choisit son passé, son tempérament, sa classe (puis plus tard une sous-classe, voir une multi-classe), et ensuite on évolue à l'envie. Les choix sont nombreux, et chaque nouveau point de compétences se mérite et se dépense avec réflexion.
L'exploration n'est pas en reste, même si les cartes n'ont pas le charme d'une Baldur's Gate premier du nom, on a plus cette impression d'être une petite chose dans un grand tout.
La caméra permet de zoomer sur le personnage pour plus d'immersion, et ÉNORME évolution pour le genre, on a enfin droit à des cinématiques lors des dialogues, fini les pavés de texte inhérents au genre.
Un cycle jour nuit aurait été cool aussi.
Hâte de découvrir la suite, on tient ici un rpg qui va redéfinir certains codes du CRPG, j'en suis certain 