O voix enchanteresses, voix pécheresse qui m’appelez,
Sous mes airs ignorant, je vous sens me frôler.
Sous votre allégresse, vous croyez m’emmener,
Chassant, traquant les proies, comme un tendre péché.
O souvenir intense, que cette vision perdue,
Tes yeux noyant les miens, et mon cœur éperdu.
Que de troubles dans mon âme, que je ne sais souffrir,
Lassée par tant de doute, de peur, et de sourires.
O brûlante douleur, que j’ai tant endurée,
Tu me caches la lumière, je ne vois qu’obscurité.
Je ne suis qu’une âme, délicieuse, noire et veuve,
Que ta souffrance berce, que tes ombres abreuvent.
O instant fugace que je ne peux oublier,
Tes lèvres frôlant les miennes, et mon cœur arrêté.
Chaque minute à mourir, plongée dans ton regard,
Chaque seconde à souffrir, à renaître trop tard.
O vil, cruel choix, qui se pose à mes yeux,
Pourquoi devrais-je choisir, entre l’ombre ou les cieux.
Alors que dans les deux, je me sens solitaire,
Alors que tout les deux, me laisse un goût amer.
O tristes sentiments, que j’éprouves envers toi,
Qui me poussent à t’aimer, qui me poussent dans tes bras.
Qui ne sont que tortures, lorsque tu es absent,
Qui ne sont que blessures, en tous lieux, en tout temps.
