Ah j'ai retrouvé ce fameux topics, me souvenait plus de son titre.
Donc je vais poster quelques poèmes, pour réalimenter un peu ce topic:
Les nuits ajournées
C'est le temps que je perds,
Les ombres à la mer,
Et c'est toi quand j'y pense,
Qui me livre à l'absence.
J'ai du perdre mon cœur
A l'orée du bonheur.
Peut-être aussi ma vie,
Aux grés de nos envies.
Mais je suis en enfer,
Quand je suis loin de toi.
Mon paradis sur terre,
Est au creux de tes bras.
Il faut que tu reviennes
Pour que je me maintienne
J'ai besoin de tes yeux
Pour voir la vie en bleu.
Je ne souhait' qu'un parfum,
Rien de plus, rien de moins !
Mais pour moi y en a qu'un,
C'est ton corps le matin.
Mon paradis sur terre,
Est au creux de tes bras.
Mais je suis en enfer,
Quand je suis loin de toi.
T'aurais pas dû partir.
Que vais-je devenir ?
On m'a donné qu'un cœur,
Et il n'est plus à l'heure.
J'ai déposé des fleurs,
Et un bouquet de pleurs.
Juste au-dessus repère
Mon coeur, six pieds sur terre.
Sans personne à qui plaire,
Dieu qu'il fait froid sur terre.
Le temps s'est suspendu,
Mon paradis perdu.
Une âme épinglée au ciel
Pourquoi regardais-tu les étoiles si haut?
Nous montrais-tu où tu irais un de ces jours?
Je t'en veux de choisir un si lointain séjour,
Car là où tu brilles, disparaissent mes mots.
Tu nous laisses seuls à écouter tes silences,
Ton rire auparavant les comblait de douceurs.
Et nos instants, bruits étouffés, semblent des heures
Quand au ciel, nos souvenirs esseulés s'élancent.
Mais c'est toi, au crépuscule, qui nous regarde
Et quand il pleut la nuit, nous goûtons à tes larmes
Pleines de tendresses, qui sur nos corps s'attardent
Pleurs primitifs d'une nature qui nous charme.
Tes yeux, reflets des bijoux de l'obscurité
Etaient pour nous les lumières dans la pénombre!
Te voilà à ta place dans l'immensité,
Grain argenté d'un désert élevé dans l'ombre.
Tulipe jaune
Dans leur souffle les vents fredonnent,
Les pas élégants de Marie.
Et moi je la vis de ma vie
S'emparer, en douce Madone.
Ange, qui pour plume a l'azur,
Elle a le goût du paradis.
Jusques dans ses lèvres hardies,
Innocentes et sans parures.
Le ciel est descendu sur terre,
Une escale au fond de ses yeux,
Puis s'est envolé dans les airs
L'emmenant vers le soleil bleu.
Quant le bleu plonge dans le vert,
Il y a comme un goût de sel,
Venu d'un ciel mis à l'envers,
Qu'on a peint dans les yeux d'y celle.
Et mon âme amoureuse espère,
Que sur des étoiles sincères
Brille le souvenir du chant
De la belle lyre d'un amant.
La vertu du pauvre.
Bien loin de ces tours d'ivoire désenchantées,
C'est sur terre et non en enfer que je naquis.
Et jamais ne pardonnerai à ceux là, qui
Retirent toute sa grandeur à la pauvreté.
Si leurs yeux brillent de médiocrité haineuse
C'est loin de nos bas-fonds que naissent leur détresse
Ces chiens enragés d'une envie vénéneuse
Portent au coup la marque d'en haut sur leur laisse.
Ceux là sont des riches dépouillés de leur or,
Des cœurs flétris avides d'embourgeoisement.
Nous, nos âmesà nue réchauffent sous l'aurore
Quand leurs corps fébriles frissonnent sous leurs pans.
Ö bohème dis leur, où nous vivons vraiment !
Que la nuit, notre ciel à nous brille d'étoiles !
Que leur marbre rose est une prison de sang !
Que leur toit trop bas est un azur bien trop pâle !
Nous avons, nous, la faim, le froid et la fatigue,
Aussi une fleur qui a un parfum d'espoir,
Le teint sucré de l'amour, et un goût de figue.
Voici le bonheur de nous autres sans avoirs.