Voilà celui que j´avais dédié à la femme que j´aime :
Douce fille de l’océan, de mille peines votre cœur souffre
J’aimerais tant, moi, guider vos pas vers un univers coloré
Hélas votre douleur est mienne et comme vous j’ai enduré
Bien des heurts qui m’ont jeté au bord du sombre gouffre
Brasier fou, j’ai erré pendant longtemps tel un fier feu follet
Brillant de mille éclats, par Géhenne tenté, je me suis brûlé
Et mon cœur si fragile pour vos doux yeux sombres a lâché
J’ai sombré, étouffé par les flots où lentement je m’abîmais
O Terre adoptive, crois-tu que je t’aurais finalement reniée
Moi qui t’ai tant donné, toi qui t’es montrée si peu généreuse
Toi qui fus le terrain accidenté de nos amours malheureuses
Là où jadis flamme souillée et eau sacrée s’étaient mariées
Ethers azurés, parviendrez-vous à apaiser mes tourments
Nos âmes entremêlées enfin s’envoleront vers les cieux
Nous franchirons les portes gardées par les Anges envieux
Nous présentant enfin devant Dieu, tremblants et repentants
D´où l´extrait sur ma carte de visite ! 