Si l´archer divin, en vieillissant
Lui qui faisait toujours mouche jadis
N´est plus le tireur d´élite d´antan,
Aime a faire souffrir de sa malice
Mais ce bougre, hélas en titubant,
Rentrant dans ce lieu saint des calices
Où il nous trouverait, deux amants
Comme lui abusant de ces délices
Et moi des tiens, parfums enivrant
Et lèvres exquises, tendres abysses
Mais Cupidon, ivre cependant
Rata le coche, atroce supplice
Le chérubin, aux cieux retournant
Baissant les yeux devant Dieu, son fils
Et tout les saints dans le firmament
Pleurèrent sur notre sort et son vice
Dans le désert de mes sentiments,
Mon coeur sec, cherchant une oasis
trouva une illusion de quinze,
Un mirage nommé anaïs.
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