Il y'a une part d'aigreur. Voire même de jalousie. Parfois, on refuse de parler du mal qui nous ronge pour des raisons altruistes ("je ne veux pas être un poids" - quoique dans certains cas c'est surtout pour se sentir autonome), et parfois c'est pour des raisons égoïstes; lorsque tu vois tout le monde en bonne santé, alors que tu te sais condamné. Tu en viens à éprouver une certaine "haine" vis-à-vis de ces gens, ensuite vis-à-vis de la vie elle-même.
Ensuite, tu parles de normalité. Justement, si ces gens malades se considéraient comme "normaux" (parce qu'ils le sont, ils ne sont aucunement différents), et qu'ils arrêtaient de se stigmatiser, je pense qu'ils apprendraient à gérer leur mal avec plus d'allant.