Un peu de lecture pour les acharnés et les curieux
Analyse du marché immobilier
N°6 - janvier 2010
Note de conjoncture immobilière des Notaires de France / n°6 - janvier 2010
L’éclaircie du marché précédemment constatée paraît se
maintenir et même se confirmer à fin 2009 selon les données
avancées de la Base des Avant-Contrats des Notaires de France
opérationnelle sur certaines grandes métropoles.
Concernant les volumes dans l’ancien :
En Province comme en Ile de France nous constatons une
augmentation du volume des transactions par rapport au début
de l’année. Celle-ci est progressive depuis le début du deuxième semestre 2009 avec une forte accélération mois après mois en particulier en Ile de France pour les appartements alors que l’augmentation est moins importante en province.
Le nombre de mutations observé pour l’année 2009 devrait se
situer aux alentours de 590 000 et non pas à 520 000 comme il a pu être annoncé ici ou là.
On reste cependant bien en dessous des volumes de la période
2000/2007 (il y avait en moyenne 800 000 mutations) et même en
dessous de la mauvaise année 2008 avec 670 000 mutations.
Concernant les prix dans l’ancien :
Pour l’Ile de France :
Nous constatons une stabilisation à un niveau qui reste élevé. En effet la baisse des prix engagée à la fin de 2008 se situe au 3e trimestre 2009 d’après l’indice
Notaires INSEE à -7,5 % pour les appartements et -9,5 % pour
les maisons.
Pour la Province :
L’indice Notaires INSEE confirme également la baisse des prix, puisqu’à la fin du 3e trimestre 2009 elle est
respectivement de -6,9 % pour les appartements et de -8,5 %
pour les maisons.
Ces indices ne traduisent cependant pas des écarts d’évolution
d’une ville à l’autre. En effet, pour les appartements, si la
fourchette est assez large, entre -3,6 % pour Bordeaux ou
-1,4 % pour Lille et -12,8 % pour Clermont-Ferrand -6,3 % pour
Montpellier ou -3,3 % pour Lyon par exemple. En ce qui concerne les maisons, les variations marquent plus d’amplitude, -1,9 % pour Toulouse contre -18,3 % pour Reims, avec des particularités pour certaines localités : +1 % pour Orléans, ou +1,9 % pour Caen qui marquent des points positifs : les facteurs locaux d’emploi ou de liaison avec la Capitale expliquent en partie le phénomène.
Concernant le neuf :
Après un dernier trimestre 2008 désastreux, il se confirme que
les mesures d’incitation fiscale mises en place par les Pouvoirs Publics, notamment la loi Scellier et le doublement du prêt à taux zéro, ont permis au marché du neuf dans le collectif de décoller car aux 1er,, 2e et 3e trimestres 2009 70 200 ventes ont été enregistrées contre 55 800 pour la même période de l’année 2008 (source : SoeS, ECLN).
On devrait donc dépasser les 95 000 ventes pour la totalité de
l’année 2009, sachant qu’en fin d’année, une accélération des
ventes a été constatée liée aux tergiversations législatives sur la loi Scellier et le cumul Scellier-PLS.
Le prix France entière du m2 de logement collectif au 3e trimestre
2009 baisse de 1,20 % sur un an (source : SOeS, ECLN).
Cependant les prix des studios (achat type d’un investisseur)
se sont mieux maintenus que les prix des appartements de 3-4
pièces.
Il faut donc relever qu’il n’y a pas eu de cataclysme sur les prix
comme certains l’annonçaient en début d’année contrairement
au notariat. (cf. notes de conjoncture de mai et octobre 2009).
Source CSN (Conseil Supérieur du Notariat pour les non initiés
)