Au PaPe. ![]()
tiens : si tu t´ennuies :
Prologue
Fichu temps d´automne !
Une vraie plaie cette pluie, je ne peux pas sortir; je contais allez faire du roller avec Max cet aprèm´, mais pour faire un mauvais jeu de mot, ça tombe à l´eau. Je l’appelle mais pressent qu´il se doute de la nature de mon appel.
"Allo max ? Ouais je t´appelle pour te dire que le roller, ce n’est pas la peine. J´imagine que tu t´en doutais.
Tu veux que je passe chez toi plus tard ?
Ok
Bon bah à tout à l´heure"
Je raccroche. Je sens que ce début d´après-midi va être long, trop long si je ne trouve pas quoi faire.
Dormir est peut-être le meilleur passe temps dans ce cas.
Je monte dans ma chambre et me roules dans ma couette. J’observe un long moment MA pièce :
Elle est rectangulaire, tapissée de papier peint jaune au plafond et bleue au mur. Dans la pièce, il y a des étagères le long du mur qui croulent sous le poids de livres divers, aussi bien des BD que des encyclopédies ou des romans de SF. Le bureau fait face au lit ou je me trouve, lit positionné sous un velux (en effet je me trouve dans des combles aménagés).
Un peu partout éparpillé dans la chambre il y a des habits, des affaires de cours et des dessins.
J´aime beaucoup dessiner, surtout des pentacles.
Je ne saurais dire pourquoi, mais cette forme me surprend et m´attire depuis toujours.
Je n´allais pas tarder à savoir pourquoi, d´ailleurs...
yaplupersone ![]()
pourquoi ça l´attire de dessiner des pentacles ?
tu veux savoir la suite
?
t´as qu´à demander (je files pas des réponses toutes cuites
! )
bon allez je te faits pas patienter plus longtemps
!
Chapitre 1
Un rêve mouvementé
Je ferme mes yeux et je ressens une impression de chute. Je tombe. Je m´endors et je me sens partir.
Et là je fais un rêve un peu bizarre : un homme tout vêtu de blanc s´approche de moi, lentement, sans expression, entièrement impavide. Il me fixe constamment. Il est âgé, possède une belle barbe blanche et son visage est entaillé de profonde ride, mais il est sans expression (je sais je me répète, mais bon)
Je me mets à regarder mes habits : ils ne sont plus aussi colorés que je porte. A la place je suis vêtu d´une longue robe blanche, qui me couvre entièrement.
L´homme arrive à environ un mètre de moi. Il s´arrête de marcher et reste silencieux un bon moment, toujours à me fixer sans aucune expression dans son regard. Enfin, il sort de son silence :
"Le moment est venu pour toi de nous rejoindre. Prends donc ce pendentif. Le moment arrive"
Il me tend un pendentif, toujours en silence. Il se retourne et marche, d´un pas lent mais sur.
Je veux lui demander des explications, mais aucun son ne veut sortir de ma bouche. Je me mets à courir mais ne parvient pas à le rattraper alors que lui marche lentement.
Soudain une aveuglante lumière émane de l´être que je suis. Je ferme les yeux, me sens aspiré vers le ciel...
Je me réveille en sueur, et ma grande surprise, je tiens un pendentif au creux de ma main.
Un joli pendentif argenté avec une sorte de dragon gravé dessus, un dragon qui s´enroule autour d´une sphère en saphir.
Je tente de comprendre, mais cela échappe à toute logique. Que signifies ce pendentif ? Que voulait dire le Viel homme ? Pourquoi un tel rêve ?
Je n´ai pas le temps de me poser d´autre question : une lumière aussi aveuglante que dans mon rêve éclaire soudain ma chambre, puis décroit en laissant apparaitre le même viellera que dans mon rêve. Devant mon regard apeuré, il déclare :
"Approche et n´est pas peur : le moment de ton Initiation est venu..."
Je me lève et me rapproche de l´homme, et je me rends compte qu´il est apparu au centre d´un pentacle.
Un pentacle qui laisse de fine stries d´or sur le sol, avec d´étranges glyphes dont je ne comprends pas le sens.
Je rentre dans le pentacle et me retrouves aspiré vers le sol, dans une lumière aveuglante...
reuh
le pee-pole ![]()
c bizarre de meler la lumiére au pentacle.
M´enfin continue ça commence bien.
tu veux la suite
?
ok :
Chapitre 2
Au royaume d´Elborn
L´impression d´écrasement se dissipe en même temps que cette lumière aveuglante, de façon aussi brutale qu´elle est apparue :
Je me rends compte que je ne suis plus dans ma chambre, mais dans une magnifique plaine, couverte d´une herbe grasse et bien verte.
Devant moi s´ouvre une gigantesque vallée, entourée par de très hautes montagnes dont les neiges éternelle se reflètent dans la lueur d´un soleil couchant, semblant à l´agonie dans son éclat rouge sang. Les montagnes sont couvertes d´une belle foret, probablement de chênes, foret qui s´étale dans les contreforts de la montagne et dont la lisière se situe à environ 1 km d´ou nous sommes.
L’homme qui m´accompagne se retournes, je faits comme lui et je me retrouve face à la porte d´une ville, ville relativement grande à première vue puisque l´on n’en perçoit pas la fin.
Il s´avance et, d´un signe de tête m´invite à le suivre. Il me parait impossible de refuser ses consignes, au vu des pouvoirs qu´il vient de démontrer.
Nous pénétrons alors dans cette ville, dont le nom m´est encore inconnu, en passant sous l´imposante porte et en débouchant sur une place.
La place et les rues que nous traversons, pleine d´artisans mais aussi de bourgeois au tenus sortis de l’Histoire, sont bordés de maison à colombage, en bois en en torchis, donnant un aspect moyenâgeux à cette ville. Ca et là, nous apercevons des bâtiments en pierres, plus grands, dont la description serait inutile vu que je n´en connais pas l´usage. Ils sont justes plus haut que les maisons et richement ornés de statues et de décors en pierre.
Enfin, nous débouchons sur une place, dont un important bâtiment occupe l´un des cotés, un bâtiment en pierre comme ceux que nous avons déjà vu peu de temps avant. L´homme que je suis s´y dirige et nous pénétrons dedans.
Le hall d’entrée est d’une dimension impressionnant, décorée de moulures et d’une magnifique coupole peinte de motifs géométriques en bleu et en or. Ici là se trouvent d’autres personnes semblables à mon « guide », regroupés en groupe de trois ou quatre et parlant à voix basses.
Mon guide traverse ce hall en saluant au passe certains de ces hommes, probablement des « collègues » à lui, et se dirige vers une porte de grande dimension, porte qu’il ouvre de manière décidé. Il m’invite à passer devant d’un signe de la main et referme la porte, en prenant soin de rester derrière moi.
Devant moi, une assemblé d’une vingtaine d’individu, tous habillé de la même manière que mon guide, mais ayant néanmoins des âges différents (certains semble plutôt jeune, d’autres semblent être des vieillards qui seraient là depuis la nuit des temps, enfin d’autres sans âges déterminables). Devant préside un homme vêtu d’une robe longue et dorée, sur laquelle sont inscrits d’étranges signes, les mêmes que ceux du pentacle. Cet homme m’invite à m’assoir sur la chaise placé devant lui. Je m’exécute, il prend la parole d’une voix sombre et grave :
- Es tu connu, du monde d’où tu es issu, sous le nom de Simon Ledenaud, me demande t’il.
- Oui, répond je.
- Connais tu quel est ta véritable identité, celle de notre monde, enchaine le vieil homme.
- Non, et je ne sais pas non plus pourquoi je suis là.
- Vraiment, tu ne sais pas ton identité et le rôle que tu occupes ici ? [L’homme parait vraiment étonné]. Alors je suppose que cette tache me revient. Ton nom est Gaëlanis, et tu fais parti de la guilde des mages d’Elborn depuis que tu es né.
- Un mage ? Mais ça n’existe pas !
- Détrompe toi, jeune Mage, dans notre monde les mages ont une fonction importante et parfois prépondérante dans la vie politique puisqu’ils possèdent, en plus de fabuleux pouvoir mystérieux, une grande sagesse par l’importance de leur savoir et de leur sagesse.
Tu es un futur mage, Gaëlanis, et tu dois passer ton initiation pour nous le confirmer.
Yldérik, le personnage qui t’a guidé grâce à la maitrise des songes, va désormais t’emmener sur le lieu de ton initiation. Si tu es un mage, tu remporteras avec succès cette épreuve.
- Et si je n’en suis pas un ?
- Alors tu périras, mais je doute que cela ne se produise. Bonne chance Gaëlanis.
Yldérik, qui est resté debout tout le temps de cette conversation m’invite silencieusement à le suivre vers une porte en bois, simple, situé à coté de celle par laquelle nous sommes rentrée. Il l’ouvre et je découvre alors une robe blanche, seule au milieu de la pièce, la même que celle de mon étrange rêve. Je l’enfile, et me sens happé par une brèche, brèche qui vient de se former dans le mur qui fait face à la porte.
Je ne peux résister. Je me laisse disparaitre sans mot dire, comme habitué à cet étrange phénomène, avant de m’écraser sur un sol dur.
Je me relève dans une salle entièrement ronde, au centre de laquelle l’inimaginable m’attend : un énorme dragon rouge pourpre, les yeux violet et plein de haine qui me fixe.
Il s’élance, je dois fuir, mais la pièce est entièrement fermée : nul fenêtre ou portes pour sortir.
Je me rends alors compte que c’est ce dragon mon épreuve d’initiation et je n’ai que deux alternatives : le tuer ou trouver un moyen de fuir.
Mais comment le tuer, comment tuer cette énorme monstre qui commence à cracher du feu et ne cesse de me poursuivre. Et pourquoi ne pas tenter de me défendre grâce à mes hypothétiques pouvoirs magiques ? Après tout, je n’ai rien à perdre, et si je suis un simple Homme, alors j’aurais une fin pour le moins « exotique ».
Se concentrer sur un élément, un Elément ou une énergie : le Feu. Je vais tenter de me concentrer sur le feu, de prendre ce dragon à son propre piège.
Je dois me concentrer sur le fait que je peux, peut être, créer le feu, le contrôler, devenir le Feu.
Je m’arrête de courir, reste debout et ferme les yeux, et je me répète : « je suis le feu, je suis le feu, je suis le feu, je suis le feu,... » Et à ma grande surprise, je sens une douce chaleur enveloppé mes deux mains : deux belle flammes orangés, avec d’étranges reflets verts prés de la peau, mais qui ne brule ni la peau ni les vêtements. Maintenant, je le sens, je suis en train de fusionner avec le Feu, je ne crains plus le Feu : le dragon pourra souffler tout le feu qu’il voudra, il ne fait plus peur puisque je me bats à armes égales.
Je continue d’invoquer le Feu, alors que le dragon tente de me bruler tout son content.
Je le sens, une énorme énergie qui bouillonne en mon sein, elle veut sortir, et elle jailli de mon enveloppe corporel et embrasse toute la pièce en moins d’un centième de seconde, rôtissant au passage le dragon qui se vaporise. L’énergie retombe, une porte s’ouvre dans le mur.
Je tire la poignée...
et la une voix ténébreuse me dis que je suis trop con car je devais apprendre au dragon à rapporter un os au lieu de le désintégrer.FIN.
Ouais je sais désolé mais c´était tentant;En fait elle est sympa ton histoire avec un personnage du XXI siécle bombardée dans un univers héroic fantaisy
attend, c´est que le début
un chapitre moins long mais trés important :
Chapitre 3
Mise au point
Si je vous ai raconté cette petite anecdote, c’est car elle s’est passé il y a exactement un an aujourd’hui. Depuis, j’ai beaucoup progressé, j’ai maitrisé de nouvelles et nombreuses techniques. Bref, je commence à devenir un vrai mage, au royaume d’Elborn.
La Terre des Hommes, je ne l’ai plus revu depuis mais je dois y retourner demain, annoncer à mes « parents » mon départ définitif.
Peut être voulez vous savoir, qu’est il arrivé au jeune apprenti mage Gaëlanis depuis un an. Soit, voici donc le récit de mes débuts...
Après l’épreuve de l’Initiation, le Grand Sage a reconnu que j’étais bel et bien un mage (seul un mage pouvait réussir à venir à bout de cette salamandre mordoré couramment nommé « dragon »). Il a également désigné Yldérik comme mon mentor pour me former aux techniques de bases de la magencelie (le savoir des mages). Je restais donc pendant six bon mois à Holforen, la ville ou j’étais arrivée dans le royaume d’Elborn, le nez dans de vieux grimoires à potasser de bien ennuyeuses mais nécessaires théories. Cette ville avait une grande signification pour les mages puisque c’est notre « capitale » spirituelle.
Six mois, c’est quand même un peu court pour posséder les bases. Mais il fallait bien les mettre en pratiques un jour.
Je me rappelle encore ce jour de printemps, lorsqu’Yldérik était venue me tirer de ma sombre et poussiéreuse bibliothèque, à demi enseveli par des tonnes de grimoire magesques, relatant l’invocation d’un Esprit de Nature ou la réalisation d’un pentacle de forme primaire, avec variante de Kolch ou de Feek.
« Viens avec moi, Gaëlanis. Le moment de pratiquer tes enseignements est déjà arrivé. Nous n’avons que peu de temps pour maitriser les Bases Elémentaires Magenceliques », m’avait t’il dit.
Les six derniers mois furent donc consacrés à la mise en pratique d’un grand nombre de techniques d’invocations, de formations de figures magesques et d’autres sortilèges aux noms exotiques que je ne citerais pas pour perturber votre simple esprit d’Homme mortel. Il est quand même bon de dire que la quantité de savoir que j’avais ingurgitée en une année terrestre, dans la bibliothèque d’Holforen ainsi que dans la foret des Monts d’Arz Ballarn dépassait tout ce que l’on m’avait enseigné dans mes écoles successives.
Enfin, l’épreuve de mise en pratique et de validation des savoirs se profila rapidement, et Yldérik se mit donc en tête de me faire travailler encore davantage pour réussir cette épreuve. Il m’avait donc drogué avec de divers onguents me permettant de ne pas dormir.
Le jour fatidique arriva, et sans grande surprise je réussissais la série de test du Conseil des Sages : lutter contre un Esprit Sombre de la foret, réaliser une invocation d’un Elément avec et sans pentacle magesques, réaliser une Evaporation Matérialiste (rendre invisible un objet mais conserver son Essence Absolu).
L’aventure commença donc réellement ce jour de fin d’été. Ce jour, c’était hier, et les aventures allaient arriver bien plus rapidement que prévu...
Dans la suite il pourrait se retrouver confronter à une guilde de mages renégats en fuites dans le monde terrestre.
mouais, j´y avais pas penser ![]()
attention chapitre long
Chapitre 4
Etrange sentiment que l´ennui ...
Allongé sur ma paillasse, dans la chambre d´une auberge sombre et lugubre, j´attends Yldérik qui doit m´emmener dans la foret pour m´entrainer. Et en attendant, je passe mon temps à ... m´ennuyer. Et ce n´est pas regarder le plafond davantage qui m´aidera à attendre.
Je me lève donc, attrape ma toge et m´habit devant la glace. Je me regarde : ce que j´ai changé en si peu de temps .Il y a encore un an, je n´étais qu´un ado sans charme particulier, sans muscle, grand et maigre, le regard tout aussi vide que mon esprit pouvait l´être.
Quel contraste avec aujourd´hui : cheveux long, yeux vert qui sublime un regard plein de savoir et de volonté [ce n´est pas pour me vanter, mais c´est la vérité], musculature notablement plus développé [les séances de pratique Magenceliques sont pour le moins "physiques", sans jouer sur un stupide jeu de mot]. Je me dis que si j´avais eu un tel entrainement dans mon ancien univers, le Monde des Hommes, il est sur que j´aurais une foule d´admiratrice à mes pieds.
Mais je n’ai aucun regret car le Monde d´Ukar est bien plus agréable à vivre pour un être non-humain, comme je le suis. Réaliser une introspection de ma propre psyché ne révélerait rien de bien intéressant : je me sens simplement bien, de bonne humeur, avec cette incroyable sensation d´être dans une parfaite symbiose avec mon environnement.
Arrêtons donc ces bavardages futiles et laissez-moi m´habiller. Je saisis le pendentif qui était posé sur une chaise et l´attache autour de mon cou. Je descends dans la salle commune de cette auberge d´Holforen, attendre Yldérik qui ne devrait plus tarder. Mais comme nous disposons d´un peu de temps, autant vous conter quelques un de nos nombreux us-et-coutumes de cette envoutante contrée. Inutile de nous lancer dans une chronologie précise et détaillée de la fondation d´Ukar ni même d´Elborn. Il est juste à noter que cette contrée est très ancienne et qu´elle existe sous sa forme actuelle depuis environ 1500 années humaines [l’écoulement du temps ici est plus lente que chez vous : une année est divisé en 10 mois, divisés en 35 jours de 56 heures terrestres chacun. Je reviendrais sur la notion temporelle Ukarienne plus tard] et qu´elle est dirigée par une assemblée représentant les divers "espèces" du royaume. Elle siège à Varmykol, la véritable capital d´Elborn. Ce conseil est dirigé par un roi, nommé à vie par la Haute Guilde (le conseil dont nous venons de parler). Le fonctionnement de cette assemblée est fort complexe et je n´en ai pas encore saisie toute les ficelles. Le roi actuel est un elfe des monts occidentaux d´Arz Ballarn [Holforen se situe sur la face méridionale des monts d´Arz Ballarn].
Mon petit exposé géopolitique s’arrête ici car voilà qu’Yldérik rentre dans la salle commune. Pendant que mon esprit vous contez cette petite anecdote, mes yeux lisaient un traité sur l’apparition des éléments par invocation psychiques [l’esprit et l’attention des Mages peut se scinder en plusieurs parties, permettant différentes taches nécessitant de la concentration à la fois].
Il m’appelle :
- Es tu prés Gaëlanis, me demande t’il.
- J’arrive.
Je referme l’ouvrage et l’emporte sous mon bras. Yldérik n’a pas bougé mais il semble particulièrement bien, de bonne humeur. C’est très surprenant : d’habitude il ne laisse pas transparaitre ses sentiments, et il ne sourit que rarement...
J’arrive donc à sa hauteur. C’est un homme sans âge, à la longue chevelure immaculé et à la barbe tout aussi longue. Son regard vert émeraude vous fixe avec une prestance intimidante pour qui ne le connait pas, cela trahi son assurance mais aussi sa curiosité. Un front large mais ridée, ainsi qu’un nez fin viennent compléter le visage de cet homme.
L’autre aspect marquant de ce mage est sa taille : il est très grand est très fin (peut être 2.50 mètres), ce qui renforce l’impression de sagesse du personnage.
Il sort de la salle et nous nous retrouvons dans une rue relativement calme (le soleil s’est levé depuis une heure environ) et nous dirigeons vers la porte Nord de la ville, en direction de la foret. Yldérik a de grandes jambes et je dois tenir le rythme : j’en suis quasiment rendu à courir.
La lisière de la foret ne cesse de s’épaissir de d’être plus précise à mesure que nous avançons.
Le lieu m’est aujourd’hui familier, avec ses magnifiques chênes séculaires et les divers habitants de la foret, des sagittaires aux aigles à couronnes rouges en passant par les Siks (sorte de croisement entre une fée et un papillon). Nous continuons de marcher peu de temps avant d’arriver dans une clairière lumineuse, couverte d’une herbe grasse et entourée d’arbres dont les branches relativement basses permettent de monter (ces arbres sont des chênes aurifères : la sève couleur or est fréquemment utilisé par les mages pour réaliser divers produits).ça et là, des rochers de taille assez importante, des fleurs.
« La clairière aux géants », murmurais-je...
- Pas trop fatigué ? me demande Yldérik. Très bien, alors autant commencer à t’entrainer maintenant. Pour commencer, tu vas invoquer une nymphe aquatique par Attirance.
- Très bien ...
Je me concentre alors pour faire apparaitre de l’Eau en me fondant psychiquement avec cet élément : rien n’est plus basique qu’une invocation Elémentaire par mimétisme pour un apprenti-Mage. En effet, cette technique est innée [cf. le chapitre 2].
En quelques secondes, une boule d’eau apparait au creux de mes mains. Je continue de me concentrer et elle grossit encore d’avantage. En peu de temps, elle fait 2 mètres de diamètres.
Je dois continuer à me concentrer pour attirer une Nymphe dans cette bulle : tout en maintenant la sphère liquide en l’air, je dois éviter de laisser mon aura s’échapper, sinon l’esprit incarné va sentir une présence non naturelle.
L’exercice est périlleux mais je tiens bon. Je suis toujours concentré lorsqu’une lumières bleuté apparait au centre de la sphère. La lumière décroit et laisse apparaitre une belle nymphe de lac, de taille respectable (au moins un mètre vingt).
- C’est bon Gaëlanis, me répond alors Yldérik. Tu peux relâcher.
La bulle éclate sans me mouiller et la nymphe se volatilise, surpris par cette libération d’Aura.
Yldérik continue :
- Bon travail Gaëlanis. Une nymphe lacustre de cette taille montre une très bonne capacité de concentration. Une capacité que peu de mage de ton âge possède. Mais puisque tu sais désormais réaliser des invocations Complémentaires, nous allons passer à un exercice plus difficile...
- Et quel type d’exercice ? Je lui demande.
- Nous allons tenter d’invoquer ton Esprit Ultime, sorte de « double » psychique. L’invoquer, et par la suite, le maitriser te permet d’aguerrir une énorme source d’énergie. Plus ton Esprit Ultime surgit rapidement, plus tu pourras fusionner avec lui, mais moins il est puissant. Au contraire, un Esprit qui résiste est extrêmes puissant mais difficile à dompter.
- Comment fait-on pour l’invoquer ?
- Fait le vide dans ton esprit, me répond t-il. Ensuite, tu dois savoir le trouver seul au plus profonde de toi.
Je pars m’installer au calme sur un des rochers qui émerge de la clairière. Une fois assis, je fais le vide et commence à me répéter « viens, Esprit », une bonne vingtaine de fois, mais je ne sens toujours rien. Je recommence à me concentrer, tentant de ne penser à rien. Enfin, au bout d’une vingtaine de tentative infructueuses, je retente une dernière fois et je parviens à maintenir le vide : au bout d’un temps qui me semble long, je ressens une douce chaleur émaner du plus profond de moi. Je la sens, cette chaleur qui m’enveloppe et s’échappe par mon aura. « Encore, se concentrer un peu », je me dis. La chaleur devient de plus en plus intense, presque brulante.
A ce moment précis, une énorme masse d’énergie remonte de mon Essence et se propage en moi, me fait rouvrir les yeux et j’aperçois alors une aura comme je n’en avais jamais vu sur moi : une belle aura rouge-violacée, particulièrement lumineuse et intense, tout en étant d’une taille incroyable [l’aura doit s’étaler à 2 bons mètres autour de moi]. Dans le même temps je me sens particulièrement bien, en total symbiose avec moi, comme invincible.
Je relâche la tension progressivement, et parallèlement, l’aura décroit jusqu’à disparaitre totalement. Seul persiste ce sentiment de bien être.
Yldérik, qui était resté à distant ne dit rien, mais semble assez stupéfaits. Devant l’attitude de mon mentor, je lui demande :
- Qu’y a-t-il ?
Et lui me répond dans un murmure :
- Je n’avais jamais vu une aura de ce type, et encore moins de cette intensité... C’est incroyable... Alors peut être que cette vielle légende disait vrai...
D’habitude si stoïque face aux événements, Yldérik semblait perdu, interpellé, en sidération.
- On va arrêter ici pour aujourd’hui Gaëlanis. Suis-moi, je dois retourner vérifier quelque chose en ville. On ne prend pas la route, ajouta t-il.
Je savais ce que voulais dire cette dernière phrase. On allait utiliser la dématérialisation pour arriver plus à Holforen. Si Yldérik veut utiliser ce sortilège, c’est qu’il y avait vraiment une urgence.
Il traça donc rapidement un pentacle de dématérialisation au sol, à l’aide de son bâton, prononça de mystérieuses formules et nous nous retrouvions aussitôt dans la bibliothèque magesque de Holforen. Il se précipite alors dans les rayons, à la recherche d’un livre ou d’un document.
Je décide de m’assoir sur la chaise à coté de moi. Curieuse coïncidence : nous avons atterri à coté de la table ou je travaillais mes théories...
Je n’ai guère le temps de me ressasser d’avantage mes souvenirs qu’il revient en hâte, le regard triomphant avec un énorme volume sous le bras.
- ça y est, j’ai trouvé, me dit il, le visage rayonnant de la satisfaction d’avoir trouvé une réponse. Je sais pourquoi ton aura est si particulière.
- A oui, je lui dis. Alors, à cause de quoi ?
- Ton Esprit Ultime est la réincarnation d’une Aura Mystificatrice des Anciens Temps. Et plus particulièrement d’une entité mythique. Cette entité est l’Oron primitif, est ton aura en est un fragment. Tu sais ce que cela signifie, Gaëlanis ?
Bien sur que je le sais. L’Oron primitif est l’Energie indifférencié de toutes les entités magiques. Cette Energie primitive, après avoir explosé, donna naissance aux mondes actuels, et certains fragments intacts sont restés cachés. Et parfois, ils se retrouvent grâce au hasard à devenir l’Energie Ultime d’un être.
Cette énergie particulièrement puissante est la source d’un immense pouvoir, pouvoir qui peut rapidement devenir négatif si il tombe entre de mauvaise consciences.
Alors je possède un pouvoir caché ... Si je m’y attendais. Cette fois c’est sur, Yldérik ne vas pas me lâcher pendant des semaines. Mais encore cette fois je ne suis pas le temps de me poser davantage de questions. Yldérik m’invite à le rejoindre.
- Il est temps de rendre une dernière visite à tes parents, me répond t’il. Tu n’as pas oublié j’espère ?
Et bien si, je l’ai complètement oublié. En effet c’est la dernière fois que je vois mes parents en temps qu’Homme. Je devais aller avec Gaëlanis leurs annoncer la nouvelle : je deviens un Mage, et je risque de ne pas les revoir avant de longues années.
Yldérik trace encore un pentacle. Mais cette fois ci, le pentacle est doublé par d’étranges inscriptions. Les même que lorsqu’il était venu la première fois me chercher dans le monde humain. Et nous sommes encore repartis...
Mes parents ont pleurés lorsque je leur ai annoncé la nouvelle : comment pouvaient’ ils deviner l’existence d’autres mondes, et que leur fils n’était désormais plus un Homme. Je me revoie encore embrasser ma mère une dernière fois, puis me retourner, et l’apercevoir une dernière fois à travers les flammes du pentacle qui nous engloutissait déjà, nous rappelant qui nous étions.
J’avais définitivement cessé d’être un Homme. J’étais désormais un Mage à part entière.
Yldérik me raccompagna à l’auberge, rempli de nombreux clients à cette heure de la journée (il devait être aux environs de midi), et me conseilla de me reposer. A peine allongé sur le lit, je me laissais partir dans un sommeil que j’espérais ...
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hummmmmmmm ![]()
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cidu ![]()
bien
?
j´adore ce topic je sais pas pourquoi ![]()
cas : sa ira mieux avec une binouz ![]()
je peux pas ![]()
ramadan ![]()