L’éveil peut influencer l’agression de trois façons. Premièrement, l’éveil d’une source non pertinente peut activer ou renforcer la tendance dominante à l’action, qui comprend les tendances agressives. Si une personne est provoquée ou bien incitée à agresser, il peut en résulter une très forte agression ( Geen & O’Neal 1969). Deuxièmement, l’éveil provenant de sources non pertinentes ( ex : l’exercice) peut être " mal étiqueté " comme de la colère dans des situations impliquant de la provocation, et ainsi on abouti à la production d’un comportement agressif motivé par la colère. Ce processus de " mauvais étiquetage " à été démontré dans de nombreuses recherches de Zillman ( 1983, 1988), qui a dénommé ce phénomène transfert d’excitation. La théorie du transfert d’excitation suggère que ce type d’effet du à l’éveil peut persister sur une longue période. Ainsi, même lorsque l’éveil s’est dissipé, la personne reste prête à agresser aussi longtemps que cette étiquette auto-produite de colère persiste. Enfin troisièmement, et jusqu’ici non testée, la possibilité que exceptionnellement de hauts et bas niveaux d’éveil peuvent être aversifs, et peuvent par conséquent stimuler l’agression de la même façon que le ferait d’autres stimuli aversifs ou douloureux.
Un grand nombre de variables situationnelles aussi bien l’éveil physiologique que l’éveil psychologique. L’exercice augmente les deux, tandis que l’alcool diminue les deux. Il est intéressant de noter que les changements physiologiques et psychologiques ne coïncident pas toujours. Les températures élevées augmentent la fréquence cardiaque et diminue simultanément l’éveil perçu. Cela suggère que la chaleur pourrait augmenter l’agression en utilisant la voie de l’éveil ( Anderson et al. 2000).