- Arrete de devoir te justifier, Johan ! Ca vire à l´hystérie ...
Comment d´hab, elle s´excitait et je ne l´écoutais pas pas. Ca voix devenait plus aigu à mesure qu´elle vomissait sa colère de mon désordre. Ses petits yeux bleus devenaient atroces sous le coup des cris et des bris d´âme . Quelle minable femme elle était dans sa pitoyable colère ...
- On était d´accord, Mary , non ? Je faisais la vaiselle un jour sur deux, et toi tu faisais le reste. Sauf le linge. tu t´en souviens ?
- Tu n´as pas fait la vaiselle depuis cinq jours, Johan ... Mais merde ! soit un homme et assume tes actes ! Vas la faire cette foutue vaiselle.
Difficile à dire . Le canapé defoncé devenait soudain le plus doux des écrins. Mais cette mégère me tapait vraiment sur le système. Elle, si douce lorsque je l´ai rencontré dans ce club branché aux eclairages psychedeliques flurescent, aujourd´hui si violente qu´elle lacerait mon pauvre cerveau d´un lendemain de cuite. Désolé, Mary. Désolé que tout finnisse ainsi.
D´un bond malhabile, je me levait, pas rasé et transpirant l´odeur du tabac.
- Qu´est ce que tu fait ?! me criait cette femme soudain étrangère. la cusine, c´est par là ...
Elle n´avait rien compris. Quelle conasse .
- Tu avais raison ,Mary. J´assumes mes choix, lui répondis-je d´une voix pleine de tempérance, tout en bouclant ma valise.
- Mais...mais...
- On avait un accord. Tu l´as rompu, Mary. ´Faudra pas venir pleurer.
Elle changea soudain. Son visage se deconfit, pareil à la neige mise au soleil.
-Mais...mais...
-Ta geule, espèce d´abrutie. Toi et moi, c´est fini.
Je lui claquait la porte au nez. elle resta là, planté comme une ahurie pendant 10 minutes, sans comprendre
