Ahhh tu parles de l'article du Pays.
Source : Le Pays
Les Ultras sochaliens pris dans un guet-apens
Les stades de football sont désormais sécurisés. Du coup, la violence se déplace. La preuve, un bus des Ultras sochaliens est tombé dans un véritable traquenard aux portes d’Auxerre samedi soir.
Dix-huit heures samedi. Les bus du supporter-club du FC Sochaux arrivent à Auxerre. Quelques kilomètres avant de pénétrer en ville, ils sont attendus sur l’aire d’un restaurant routier par une voiture de police et deux fonctionnaires et il leur est demandé d’attendre un autre bus, celui des Ultras sochaliens, qui voyage sans plan de vol habituellement.
Les quatre bus reprennent alors la direction du stade Abbé-Deschamps. Arrivés sur un pont de chemin de fer, les trois premiers bus passent sans encombre. Mais dans la foulée, un groupe d’Ultras auxerrois déboule de bosquets et se rue sur le quatrième bus, celui des Ultras du FCSM. « Ils ont commencé à taper sur notre bus. Certes il y avait quelques rivalités mais on ne s’attendait pas du tout à cet accueil » souligne Fabrice, l’un des responsables du groupe sochalien.
« Nous n’avions pas eu de contacts avec les Auxerrois et de toute façon, nous ne prônons pas la violence » ajoute-t-il. Toujours est-il que c’est bel et bien dans un guet-apens qu’ils tombent aux portes de la cité icaunaise.
« Les Ultras sochaliens sont alors sortis du bus et c’est une véritable bagarre générale qui éclate » confirme Pierre Schlatter, le responsable de la sécurité du FC Sochaux. Jets de canettes, assauts, la fiction rattrape la réalité. Et tout cela sous les yeux de supporters venus en famille assistés tout simplement à un match de football. De blessés, il n’y a point a priori mais trois supporters ultras auxerrois sont reconnus et interpellés. « La police auxerroise a vite réagi » se félicite Pierre Schlatter. Au retour, aucun problème n’est d’ailleurs signalé car cette fois la police avait placé un dispositif tout au long du parcours des bus. Pierre Schlatter ne cache pas pour autant sa colère devant ce phénomène qui prend de l’ampleur. « Si on avait pu filmer les événements, on aurait été horrifié par cette violence ». Il se dit également étonné par une certaine légèreté. « Lorsque l’on s’est arrêté au rendez-vous, il n’y avait que deux fonctionnaires et une voiture pour nous attendre. Ce n’était pas suffisant vu les antécédents ».