Ok, je poste ici, alors ^^
Voila, si tu pouvais me dire ton avis à la fin, ça m´arrangerait (toutes les critiques, bonne ou mauvaises, sont les bienvenues ^^)
Bonne lecture
Chapitre 1
Descente en Enfer
- Rapporte la moi…
- Oui maître.
Une voix grave avait répondu à l’ordre. La tour résonnait de murmures et de rumeurs. Tout était sombre. Même le soleil ne parvenait pas à percer l’épaisse couche de nuages. Aucun visage n’était visible. L’espoir s’était échappé depuis très longtemps. Les créatures étaient esclaves de leurs propres folies. Il y avait là des nains, des elfes, même des elesstrals… mais surtout des hommes. Et ces hommes, se disant si fort et montrant leur musculature au monde, semblaient se rendre compte que la véritable force à présent était de ne pas sombrer dans la folie qui se présentait à eux comme une sauveuse. Mais je sais que cela ne nous sauvera pas du destin qui se présente à nous, aujourd’hui. Il est si dévastateur, si abominable, plein de préjudices… et de mort.
Je suis un elfe et je n’avais jamais autant subi de torture et d’esclavage de ma vie. Je savais que seul un pouvoir démesuré pourrait nous sortir de cet enfer. En attendant le bon moment de m’enfuir, j’écris tous les soirs dans ce livre, les aventures qui suivront. Lorsque le temps nous manquera, la magie les y retranscrira elle-même, pour que ce qui doit être su soit dévoilé au grand jour. C’est pourquoi que ce que vous lisez, ce passe en même temps que ce récit, qui sera fait d’autres mains que la mienne, je l’espère. Mais pour cela, il faudrait déjà que je sorte d’ici. Ce qui ne sera pas une mince affaire…
J’observais les créatures à peine endormies qui gisait au sol, telles des cadavres au milieu d’un champ de bataille. Beaucoup étaient meurtris et fatigués par le travail forcé de la journée. Moi-même j’avais une grave blessure au ventre due à une chute, mais tout le monde s’en contrefichait. N’ayant de l’eau et des vivres qu’une fois par jour et en petite quantité, beaucoup mourraient de faim ou de soif… c’est pourquoi je vidai le pichet d’eau à ma droite.
Je me regardais autour. Nous étions dans les profondeurs de la terre, creusées par les serviteurs du « maître », qui n’était pas le mien. Je levai la tête. Il me faudrait beaucoup de patience pour réussir à m’échapper d’ici. Le ciel se montrait lointain, mais je ne voyais plus les quelques rayons de soleil qui perçaient autrefois les nuages noirs. Je crois que l’espoir de certains de mes compagnons aidait celui-ci à percer ces fumées épaisse et maléfiques. Le peu de lumière qu’il libérait tombait sur eux. Sur l’espoir qui les animait. Et ceux-là mourraient dans d’atroces souffrances. Mais moi, l’espoir je ne savais plus ce que cela pouvait être, depuis trop longtemps…
La vie m’avait autrefois joué plusieurs mauvais tours, mais jamais aussi malfaisant que celui-là. Je tentais de lever ma tête vers le ciel, et remarquais une paroi qui pourrait permettre de m’enfuir, une fois les ténèbres de la nuit (oui, le jour existait encore un tant soit peu) tombant sur nous…
Depuis bien longtemps j’attendais, assis sur les pierres froides, mince vie parmi les autres. Encore une fois, je relevais mon regard vers le haut. J’avais la chance inouïe que l’on me place en dessous de ma paroi d’évasion.
Quand la nuit la plus complète se montra enfin, je commençai mon ascension. Je soupirais. La paroi était remplie de prises, sans aucun doute, mais le moindre faux pas pourrait me conduire à la mort… j’entamais tout de même la roche dure et glacée, sachant que c’était la seule opportunité qui me restai pour sortir de cet enfer.
Je mettais mes mains sur une prise en hauteur, puis mes pieds. Je m’allongeai au maximum pour atteindre une cavité me permettant de me hisser sans crainte. Je m’accrochais à deux mains dessus et montais mes pieds. J’étais déjà haut, de trois ou quatre mètres au moins, et je commençais le devers.
Je me retrouvais dans une position pénible, en équilibre précaire. Je tremblais de tous mes membres. Aucun appui stable ne se présentait à moi. Ce qui devait arriver arriva : je glissai de la paroi rocheuse. Mes pieds pendaient dans le vide. Seule ma main gauche était accrochée à la paroi.
Je tentais de lancer ma jambe droite avec rapidité pour passer au-dessus du rocher. Trop bas. Mon pied retombait violemment manquant de me faire tomber. Ma main moite menaçait de lâcher à n’importe quel moment. Je relançais mon pied avec plus de force, mais mes doigts lâchèrent prise sans prévenir et je me sentis soulevé dans les airs. Je crus que j’allais tomber en bas, m’écrasant de tout mon poids. Mais mon dos se cogna moins durement et plus rapidement que je ne le pensais. J’ouvrai les yeux, et comprenait que j’étais parvenue au dessus du devers.
Mais quelque chose de pire m’attendais … j’observais le dièdre avec une grimace d’horreur. Je continuais pourtant à monter vers mon espoir de survie. Mes jambes étaient en opposition et je tremblais de tous mes membres… je continuais ainsi jusqu´à ce que, après quelques heures d’escalade mortelle, j’arrivais enfin en haut.
Je respirais l’air qui me semblait pur, après ces longs jours passés dans les confins des flammes et de leur fumée. Je savais que je devais m’éloigner le plus possible d’ici si je ne voulais pas que l’on me capture. Les sentinelles de nuit étaient des drows et voyaient mieux que moi. Je me couchais, et commençais donc à ramper. J’avançais plutôt rapidement, mais pas aussi vite que si j’avais marché. Mes muscles me faisaient mal mais je continuais sans relâche pour réussir à passer le champ de vision des drows. La terre sur laquelle j’avançais lentement était sans aucun végétal, ni même eau. C’était une terre desséchée et chaque membre de mon corps qui bougeait la faisait craquer. Je priais le ciel pour que les sentinelles ne m’entendent pas. Seul le craquellement continu que mes membres faisaient provoquer m’accompagnait dans ma fuite.
Peu de temps avant l’aube, n’en pouvant plus, je m’arrêtais et me couchais sur le dos, laissant la brise fraîche de l’aube me caresser le visage encore brûlant des flammes d’en dessous. Je sursautais. L’aube ? Il fallait que je coure à toutes jambes, sinon ils me verraient et me tuerais ! Je me levais le plus vite que je pouvais et commençait à essayer de courir. Une douleur au ventre me plia en deux et un cri étouffé s’échappa de ma gorge. Plaquant mon bras contre mon abdomen, j’essayais de courir en direction de la forêt que je voyais. Mais elle me semblait si lointaine que je doutais d’y arriver.
Pendant ce temps, l’aube approchait ainsi que mon angoisse grandissait. Je courrais de toutes mes forces, quand une flèche venant de cette même forêt me transperça l’épaule et me fit tomber à terre. J’eu le temps de gratter un mot sur le sol, voyant arriver d’autres elfes, que je connaissais : Logan. Je n’eu pas vraiment conscience de ce qui se passa alors, je senti des mains me porter et m’amener vers la forêt, en entrant dans le bois je sentais parfois des branches me griffer doucement les mains et parfois les joues.
Je me réveillais enfin, au milieu d’arbres gigantesques, couché sur un tapis de mousse verte. Je passais ma main sur mon ventre : il était entouré de tissu blanc et lisse. On m’avait soigné. Je regardais autour de moi, et vis que la forêt était baignée d’une chaude et agréable lumière. J’étais enfin en sécurité. Puis je m’endormis aussitôt, comme je n’avais plus pus le faire pendant longtemps.
J’entendais des voix mais je ne comprenais rien. J’ouvris les yeux. Je voyais des gens qui parlaient mais je ne les entendais, ni les reconnaissais. Je voyais leurs lèvres bouger, je les voyais faire de grands gestes, mais il semblait que mon cerveau ne captait plus aucune information. Puis, j’entendis un murmure. Et ce murmure, prononçait mon nom.