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Fic : The Truth's Theft

Mico-Nihilist
Mico-Nihilist
Niveau 10
04 juillet 2005 à 16:44:15

Sérieux? T´as tout lu?

Samgohan07
Samgohan07
Niveau 10
04 juillet 2005 à 18:28:26

:-)

kkd4
kkd4
Niveau 6
05 juillet 2005 à 17:39:37

désolé pour le retard ^^. ils sont très bien ces chapitres :ok: quoi que tu en dise, tu n´a rien perdu Mico :-)))

Mico-Nihilist
Mico-Nihilist
Niveau 10
05 juillet 2005 à 20:13:38

mAAAArci beaucoup :hap:
Mais genre... beaucoup beaucoup!

kkd4
kkd4
Niveau 6
06 juillet 2005 à 23:08:11

:-)))

Mico-Nihilist
Mico-Nihilist
Niveau 10
06 juillet 2005 à 23:19:02

CHAPITRE 27

Il caressait son ventre et avait la sensation de geler de l´intérieur. Ce froid, affamé, en suspension avec son corps, comme des particules dans l´air, ce froid, ce givre, du givre au bord des lèvres, du givre sur les pores, du givre dans l´iris, tellement froid. Il sentait quelques petits cailloux trop pointus oppresser son dos, il avait l´impression d´étouffer sous cet assemblage de bois trop imposant pour lui. Il tourna la tête pour regarder une fois de plus le visage pâle et sans vie du Sheria qu´il venait d´abattre dans un silence si parfait qu´il en devenait effrayant. Puis il examina sa blessure, profonde, en train de se noyer dans une marre pourpre qu´il ne pouvait que deviner. Et puis dans la main du Sheria, une dague, le raillant, imprégnée de son jus, rouge comme un miroir sans cœur.
Il ferma les yeux un instant pour s´évader un peu, pour oublier qu´il avait mal, mais pas trop parce qu´il avait peur de s´évanouir. Ça n´était pas grand-chose, mais il se sentait partir à avoir perdu tant de sang. Il serra les points et souleva ses paupières, enragé. Il déchira un morceau du bas de sa veste, cracha dans sa main et macula sa plaie de sa bave. Sa paume se couvrit très vite de ce liquide vermeil. Il noua le morceau de tissu autour de son ventre en prenant soin de le serrer le plus fort possible pour tenter d´arrêter l´écoulement. Puis, il tira le cadavre du Sheria vers lui et le dévêtit de sa tunique bleue. Avec difficultés, il l´enfila par-dessus ses vêtements. Une fois la chose faite, il sortit de sa cachette en rampant sur les coudes afin de ne pas frotter son ventre contre le sol. Se soutenant au véhicule, il se mit de bout, dépoussiéra sa tunique et fit quelques vers l´avant. Il entendait quelqu´un siffler.

- Hey, fit une voix, t´es où le nouveau ?
- Là, articula difficilement Koen. J´inspectais… ce tas de bois.

Un Sheria vêtu de rouge apparut dans son champ de vision.

- C´est bien, tu prends des initiatives. Bon début pour un simple gosse. Va donc faire un tour du camp, demande aux autres s´ils n´ont pas aperçu ou entendu quelque chose de louche. Reviens vite, j´aime pas qu´on me fasse attendre.

Koen acquiesça.

- Ton salut, s´exclama le Sheria. Un compliment de ma part ne te donne pas le droit d´oublier les règles élémentaires.
- Je suis… un peu dépassé par les événements…
- On n´engage pas des tafioles, reprends-toi!

Koen improvisa un salut minable de la main qui convint au Sheria, sûrement trop trompé par l´obscurité.

- Va, dépêche-toi.

Le jeune garçon avança en ignorant le déchirement que cela produisait au niveau de sa blessure, dépassa le Sheria et pressa le pas en serrant sa plaie. Son cœur battait à la chamade, jouait au loto avec ses nerfs. Il se parlait à lui-même pour ne pas tourner de l´œil, par la pensée. Il cherchait un bâtiment qui ressemblait à une prison, ou un grillage, espérant qu´Edhel n´allait pas faillir à sa mission, doutant de lui comme jamais. Il se traînait comme s´il était déjà mort. Il avait avancé d´une trentaine de mètres, quand un Sheria l´interpella :

- Hey toi! fit-il. Approche, magne!

Koen s´approcha de lui. Sa tunique était bleue comme celle de Koen.

- Je… hum… un besoin pressant! Euh… tu pourrais… hum… me remplacer ? Juste un peu, le temps… Enfin, une dizaine de minutes, pas trop…
- Arrête de t´exciter, l´interrompit Koen en croissant de douleur. Va, je reste ici!

Le Sheria esquissa un large sourire et s´éloigna en courant après un signe de main.

- Merci! cria-t-il dans la nuit.
- C´est moi, murmura Koen.

Il posa sa main sur son ventre et s´aperçut que le tissu s´était humidifié. Serrant les dents, il arracha un morceau de sa tunique de Sheria et remplaça son pansement improvisé. Parfois, il voyait trouble et sentait la fatigue tirer sa main, mais il ne comptait pas se laisser faire.
Il s´approcha du bâtiment que gardait le Sheria. C´était une grande masure grande en longueur, faite de bois. Le plus silencieusement possible, il ouvrit la porte du bâtiment et passa sa tête dans l´entrebâillement. Là, il y avait une dizaine de cellules, et il percevait des ronflements, des souffles, des murmures. Doucement, il entra et referma la porte en prenant soin de ne pas la faire claquer. Il s´approcha du premier cachot. Un garçon qui devait avoir son âge y dormait, vêtu de guenilles en mauvais état, déchirées par endroit et poussiéreuses. Koen passa sa main à travers les barreaux et le secoua.

- Mhh, grogna le prisonnier, j´ai seize napperon en fiente…
- Réveille-toi, murmura Koen.

Le prisonnier ouvrit brusquement les yeux et se mis en position assise.

- Hein quoi ? Le train est arrivé?
- Je crois qu´il est mal barré pour arriver. Qui êtes vous? Qui sont tous ces gens ?
- Vous vous fichez de moi? C´est un test?
- Écoute, je suis pressé, donc je vais faire vite. Je suis pas un Sheria, je suis ici pour vous libérer, toi et tout ceux qu´il y a ici. Mais avant ça, je voudrais savoir pourquoi les Sheria vous ont enfermés et ce qu´ils comptent faire de vous.
- Moi j´ai voulu entrer à Miyavi, voir mon père. C´est un mineur ici, je viens le voir régulièrement. Mais d´puis que y´a ces Sheria, pas moyen de rentrer. Les autres, je sais pas. P´t´ête pareils. P´t´ête des mineurs rebelles.
- Ils vous emmènent où ?
- A Lester. Ils ont dit qu´on sera libéré là-bas. Ils veulent juste nous éloigner.
- Je vois… Pas faire de scandale serait le terme le plus approprié. Comment ouvre-t-on vos cellules?
- Y´a un petit compartiment au fond, avec la nourriture et tout. J´crois que c´est par-là.

Koen acquiesça et avança vers l´intérieur du bâtiment. Dans les cellules, certains prisonniers poussaient des gémissements lorsqu´il passait devant eux. Au fond, il y avait une petite pièce avec des cageots remplis de fruits, similaire à ceux qu´il y avait sur le côté du bâtiment dans lequel Edhel était entrée. Dans un coin, il y avait des bâtons de bois qui avaient certainement servis à faire une barrière ou qui était juste prévus pour faire du feu en cas de grand froid. Soudain, une magistrale détonation retentit, propageant quelques vibrations dans le sol et les murs.

- AAAAAH! brailla une voix. L´Enclave attaque!
- Vite, murmura Koen à lui-même.

Il aperçu une clé accroché à un clou planté dans le mur du compartiment. Il tendit la main vers elle, quand tout à coup, il se mit à voir trouble et à avoir des vertiges. Il secoua sa tête.

- C´est pas le moment de flancher, souffla-t-il.

Dehors, des Sheria s´agitaient. Koen attrapa la clé et courut vers la cellule la plus proche de lui. Il l´ouvrit. A l´intérieur, il y avait deux types d´une quarantaine d´années, barbus et assez crasseux qui avaient parfaitement compris à qui ils avaient affaire. Koen se jeta sur la cellule suivante, la déverrouilla et continua son petit manège. Les prisonniers sortaient, certains étant surpris et encore endormis, d´autres attendant que Koen leur indique ce qu´ils devaient faire pour prendre le moins de risques possibles. Quand Koen eut fini, il se trouvait devant une foule d´environs trente hommes qui le regardaient avec une attention infinie.

- Écoutez les mecs, fit Koen. J´ai pas de solutions miracles pour que vous vous barriez d´ici sans encombre. J´ai juste une clé et une épée. Y´a des bâtons dans la pièce du fond. Prenez-les, et défoncez la tronche de ces Sheria.

Un homme au visage brisé par le temps s´approcha de lui.

- Comment te remercier p´tit gars? demanda-t-il d´une voix éraillé.

Koen le regarda gravement, avec attention, droit dans les yeux.

- Soyez désinvoltes, n´ayez l´air de rien, souffla-t-il. Et… foutez-moi le bordel dans ce camp, entraînez les mineurs avec vous, virez ces Sheria de là où ils n´ont aucun droit, montrez leur les limites de leur soi-disant suprématie! Exposez-leur les bords écarlates où ils glisseront, en fusion avec l´immobile…

Les prisonniers acquiescèrent en silence, sûrement trop dépassé par les événements. Le vieil homme fit un pas en avant vers Koen et lui tendit une main desséchée par l´écoulement du temps, assaillie par de grosses veines brunâtres. Puis, après un léger effort, il prit celle de Koen.

- Merci jeune homme, parvint-il à articuler. Tu parles comme l´espoir, j´ai l´impression de voir moins terne.

Après un sourire un peu douloureux mais si chaud, l´homme lâcha la main de Koen et le groupe de prisonniers sortit, bâtons en main, rage dans le cœur. Koen essayait d´écouter ce qu´il se passait dehors, mais il se sentait faible. Il ne voyait plus vraiment, clignait des yeux sans pouvoir s´en empêcher. Il se sentait partir, et malgré le bien que lui avaient fait les paroles du vieil homme, il n´avait plus de force. Il posa sa main sur son ventre, puis il la regarda difficilement.
Elle était si rouge que ses nerfs en tremblaient…

Samgohan07
Samgohan07
Niveau 10
07 juillet 2005 à 09:57:01

Yes!

Mico-Nihilist
Mico-Nihilist
Niveau 10
07 juillet 2005 à 21:03:41

Up. Pasque j´aime bien mon dernier chapitre, il est sorti tout seul. Ca fait du bien d´écrire aussi facilement, c´est rare que ça arrive.
( Bon, tout le monde s´en fout, mais je tenais à le dire)

kkd4
kkd4
Niveau 6
08 juillet 2005 à 00:22:08

je m´en fout pas Mico , t´a dit ton point de vu ^^. Il est très bien ce nouveau chapitre :)

continue :ok:

Elderscroll
Elderscroll
Niveau 10
08 juillet 2005 à 01:03:10

Si si, moi je m´en fous! :fier:

----------->[]

Mico-Nihilist
Mico-Nihilist
Niveau 10
09 juillet 2005 à 12:23:44

mAAAArci kkd4.
Elder, j´te hais ( Demain j´te haïrai plus, mais là si.)

Samgohan07
Samgohan07
Niveau 10
09 juillet 2005 à 12:24:13

:rire:

Samgohan07
Samgohan07
Niveau 10
15 juillet 2005 à 10:39:54

Et la suite? :(
HEIN!Et la suite!-((

J´ai compris,tu as arrêté :snif:

:snif2:

Mico-Nihilist
Mico-Nihilist
Niveau 10
15 juillet 2005 à 10:41:05

Non non, c´est juste que j´suis bloquée. Je sais pas comment dénouer un certain truc, enfin bref... J´ai attrapé le syndrome de la page blanche. Mais un tout mini, c´est pas un problème très difficile à résoudre.

Mico-Nihilist
Mico-Nihilist
Niveau 10
15 juillet 2005 à 11:41:08

AAAAAAHHH! Mais que j´suis conne! Avec tout ça, j´ai oublié Marco :ouch:
J´me disais bien qu´y´avait un problème!

Mico-Nihilist
Mico-Nihilist
Niveau 10
15 juillet 2005 à 11:42:58

CHAPITRE 28

Il rampait, ou plutôt, il se traînait debout. Ça lui faisait mal, mais il se disait que s’il était resté à l’intérieur de la prison, il aurait certainement eu encore plus mal en se faisant choper par les Sheria. Il venait de découvrir qu’il n’était pas défaitiste, et que malgré ses idées noires, il était optimiste. C’était un acquis supplémentaire dans la recherche qu’il s’évertuait à faire par rapport à lui et à sa personnalité. Il saignait, il saignait trop. Il avait essayé d’arracher un nouveau morceau de tissus, mais il n’en avait pas la force.
Quand on a la peau lisse et brillante, on a l’impression qu’on a juste à courir pour toucher l’infini du bout des doigts. Mais quand on a l’intérieur qui dégouline à l’extérieur, on se sent tellement vulnérable qu’on a les mains froides.
Il longeait le mur qui entourait Miyavi pour tenter de passer inaperçu. Autour de lui, c’était le chaos. Des Sheria couraient dans tous les sens, sans le voir, des évadés passaient parfois. Il y avait des cris, une rumeur qui s’élevait au loin. Mais peu à peu, Koen entendait de moins en moins bien, et son crâne lui faisait mal. Il essayait de lutter, mais c’était de plus en plus difficile. Soudain, quelqu’un lui attrapa le bras. Il se retourna promptement et se retrouvanez à nez avec un Sheria vêtu de rouge.

- Qu’est-ce que tu fous ? maugréa-t-il de mauvaise humeur. J’arrête pas de t’appeler depuis tout à l’heure ! T’es sourd ou quoi ?

Sa voix lui parvenait de loin. Koen eut un instant de réflexion, se demandant pourquoi le Sheria ne l’attaquait pas. Puis, il se souvint qu’il avait volé le vêtement de l’un d’eux et se sentit un peu plus rassuré. Malgré ça, il se sentait tellement faible que la peur lui prit les tripes. Il resta muet.

- Oh ! Tu m’entends ? lança le Sheria.

Koen sentait qu’il allait bientôt tourner de l’œil. Il hocha la tête, plus dans le but de se ranimer qu’en guise de réponse. D’un mouvement brusque, le Sheria attrapa le bras avec lequel Koen étreignait sa blessure. Le garçon avait horreur qu’on le touche, mais il ne voulait pas s’attirer des ennuis supplémentaires. Il se laissa donc faire.

- Tu pisses du sang par le nombril p’tit gars, murmura le Sheria. C’est l’un de ces fauves qui t’as attaqué ?

Koen s’effondra au sol, en un craquement patibulaire. Il avait perdu trop de sang, ses forces s’étaient barrées avec un inconnu. Il sentit des mains lui attraper les jambes et le dos, puis il fut soulever. Le Sheria marchait très vite, courrait presque. Koen le sentait car il était ballotté de façon très brutale. La rumeur était de plus en plus faible.

- On va sortir de là, souffla le Sheria. C’est trop dangereux. Quitte à désobéir aux ordres, j’préfère ça plutôt que de mettre en péril la vie d’un de mes hommes.

A cet instant, Koen fut pris d’une sorte d’affection pour ce Sheria, chose qui ne lui ressemblait pas, lui qui était d’aventure froid et plutôt asocial. Il ne comprit pas et avait de toute façon trop mal pour analyser quoi que ce soit. Parfois, il avait l’impression de percevoir une nouvelle fois la lame de la dague perforer la peau de son ventre. Il serrait les dents, il ne voulait pas gémir, il ne voulait pas avoir l’air encore plus faible, cela lui était insupportable. Il ne voulait pas exhiber ses failles, il ne voulait même pas admettre qu’il en avait. Ça n’était pas de la fierté, c’était la peur de se faire enfoncer plus encore. Il haïssait cet espèce de sentiment.
Le Sheria posa Koen sur un sol plutôt boueux sans trop de ménagement. Le garçon regarda devant lui. Il voyait le ciel, un peu dissimulé derrière les arbres, serein, presque rassurant. Puis il sentit le Sheria entourer son ventre avec ce qui devait être un morceau de tissu, refaisant rapidement son bandage. Ensuite, le Sheria se leva et s’éloigna, certainement pour étudier la situation dans laquelle les avaient poussés les prisonniers évadés.
Koen respirait doucement, sans bouger, essayant péniblement de réfléchir, se demandant ce qu’il devait faire, un peu paumé. Que ferait le Sheria s’il découvrait que Koen n’était qu’un vulgaire imposteur qui avait foutu un bordel innommable à l’intérieur de la ville qu’il commandait avec d’autres Sheria vêtus de rouge ? Se sentir tromper, rien de telle pour voir ses veines se bomber de sang et surtout… de haine. Se faire duper, une sorte d’humiliation. Oui mais, ce Sheria n’avait pas l’air imbu de sa personne. Il avait été prêt à réduire à néant son prestige pour sauver « un de ses hommes ».

- Tu comptes te dorer la pilule à l’ombre de la lune encore longtemps ? souffla une voix.

Cette voix, Koen la connaissait très bien. Au fond de sa boîte crânienne, comme une ambiance sonore chétive au bord du silence, il y avait des flammes, un cri, du froid, comme un blizzard autour d’un pôle déjà enrhumé. Et puis, derrière, plus loin encore, le visage de Seiroth imprimé dans sa mémoire.

- Toujours là pour ramasser les morceaux, fit Koen avec peine.

Seiroth s’approcha de lui, tel que Koen l’avait toujours connu : une ombre, un mystère. Ses yeux brillaient de cette lueur bleuâtre qui faisait que les yeux de Koen rappelaient Seiroth, et vice versa.

- Regarde, murmura-t-il. Une agonie ça s’évade.

Seiroth positionna ses lèvres juste au-dessus de la blessure de Koen, paupières fermées comme pour se concentrer, ne rompant le mutisme de la forêt que par sa respiration. Puis, il aspira, il aspira très fort, il aspira quelque chose qui se trouvait à l’intérieur du corps de Koen, aux abords de sa blessure. Koen ressentit une douleur suraiguë, pénétrante, comme si quelque chose, à l’intérieur de son ventre, voulait sortir et poussait contre sa peau pour l’entrouvrir et s’enfuir de cette prison de chair, comme si sa plaie bouillait de cloques en bulles de sang, comme si son estomac était en train de vomir un flot de douleur halluciné. Et puis… tout cela cessa. Koen était essoufflé et avait l’impression d’avoir fait un effort surhumain et de sentir à cet instant ses muscles refroidir.

- Alors… c’est tout ? murmura Seiroth.

Koen fut soudain parcouru de spasmes, comme s’il y avait des milliers de lombrics dans son corps qui montaient et redescendaient en soulevant sa peau. C’était extrêmement désagréable mais le garçon ne disait rien, se contentant d´inhaler de l’air pour reprendre ses esprits.

- Ah… C’est mieux, souffla Seiroth avec un certain sadisme dans la voix.

Puis, la gorge du garçon se contorsionna, comme si elle étouffait. Il eut un magistral haut-le-cœur et, à genoux, il se mit à vomir. Ça ne semblait pas liquide ni solide, c’était une texture anormal, pareils au dos vert d’une éponge, sèche et rêche, mais à la fois douce et froide. Pourtant, il avait l’impression de vomir du vent, un vent bouillant. Paradoxe, quelque chose sortait de sa bouche. Quelque chose de rougeâtre, comme du pâté trempé dans l’eau, avec des petites plaques blanchâtres voir cyan, semblable à de la pourriture sur un fruit ou un fromage. C’était répugnant.
Seiroth éclata d’un rire glacial.

- Parfait, fit-il. C’est fini.
- Qu’est-ce que tu m’as fait ? haleta Koen.
- Je t’ai donné la possibilité de bouger sans devoir attendre que ta plaie cicatrise. C’est tout ce que tu as besoin de savoir.

Koen acquiesça, sachant très bien que Seiroth n’aimait pas parler et surtout pas qu’on l’y force. Il caressa sa blessure. Ça saignait encore un peu, mais rien de bien méchant. S’agrippant à l’écorce d’un arbre, il se mit debout, gardant difficilement l’équilibre.

- Où sont les autres ? demanda Koen.
- Pas loin.
- Et Marco ?
- Pas loin.
- J’ai réussi ?

Seiroth eut un léger rire.

- Pas loin.

Samgohan07
Samgohan07
Niveau 10
15 juillet 2005 à 11:43:38

Cela doit être grave!

Samgohan07
Samgohan07
Niveau 10
15 juillet 2005 à 11:44:51

Ouais!

Samgohan07
Samgohan07
Niveau 10
15 juillet 2005 à 19:29:42

Up!

Samgohan07
Samgohan07
Niveau 10
15 juillet 2005 à 19:36:48

Up!

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