CHAPITRE 19 : Ce chapitre est trop médiocre pour mériter un titre
" Elles vont vous faire vomir jusqu´à ce que tout votre corps se dessèche. "
Hilwan regarda le guérisseur avec surprise. Il doutait de ce qu´il venait d´entendre. Koen, quant à lui, était resté calme et serein. C´est qu´il n´avait pas les notions de la normalité et de l´anormalité.
- Vous voulez rire ? fit Hilwan avec un soupçon d´hystérie. Nan mais vous vous foutez de nous j´espère ?
- Pas du tout, répondit le guérisseur avec impassibilité. Croyez-moi ou non, mais essayez au moins, vous n´avez rien à perdre.
- Et si ces racines de Yomachin était en vérité un poison mortel ?
- Détends-toi Hilwan, murmura Koen. Il faut juste que je mange ces trucs ?
- Mais t´es complètement inconscient ! s´emporta Hilwan. Tu veux vraiment crever ? T´es malade ? T´as trouvé la réserve de bière de Marco ? C´est cette créature qui a déversé sa connerie dans ton sang ?
Koen croisa les bras et s´appuya contre le mur de la hutte, observant Hilwan, flegmatique. Cela déstabilisa Hilwan. Il se tut, gardant la bouche ouverte, paralysé.
- C´est bon ? Tu as fini ? lança Koen avec un ton sans question.
Hilwan ferma la bouche et s´assit sur l´un des lits, craignant de tomber à la renverse dans ce que disait Koen le choquait.
- Je m´en fous complètement si ces trucs m´achèvent, continua Koen. Je me suis réveillé dans un monde que je ne connais pas, alors qu´est ce que tu veux que ça me fasse de me rendormir de la même façon ?
Hilwan baissa la tête, ne voulant plus croisé le regard de Koen. Le guérisseur tendit deux racines de Yhöguela à Koen.
- Vous devez les avaler sans les mâcher, expliqua-t-il.
Sans un regard vers les autres, Koen engouffra ces dures herbes dans sa bouche, les garda un instant sur sa langue, puis les avala avec difficulté. Hilwan l´observait avec inquiétude. Rien ne se passa.
- Alors ? interrogea Hilwan. Comment tu te sens ?
- J´ai l´impression..., débuta Koen, qu´il y a des millions de vers à l´intérieur de mon estomac.
- Je préfèrerais que nous sortions, s´exclama le guérisseur. Dépêchez-vous, je n´ai pas envie qu´on tapisse mes murs de relents poisseux.
Koen alla donc dehors. Il avait très mal au ventre et la cicatrice qu´il y avait à son ventre le brûlait plus que jamais. Soudain, quelque chose remonta de l´intérieur de lui même. Il cracha quelque chose de jaunâtre au sol.
- Koen ? appela Hilwan.
Puis Koen se mit à vomir. Ce fut un spectacle répugnant. C´était comme si une cascade de cette surprenante mixture jaunâtre coulait de sa bouche. Hilwan se détourna car une puissante nausée lui prenait les tripes quand il regardait. Quand la vague de haut le coeur cessa, Koen soupira bruyamment.
- Ca fait mal je suppose, dit le guérisseur.
- Peut-être, souffla Koen.
- Vous m´avez l´air plutôt courageux.
- Pourquoi le forcer à vomir ? demanda Hilwan.
- La créature qui l´a griffé a déversé un peu de son sang en lui, son sang étant cette mixture jaunâtre. Ce sang s´intègre petit à petit dans les cellules de la victime, en les empêchant de se développer et donc de se multiplier. Et comme elle l´a griffé, la blessure s´agrandit, jusqu´à exploser de façon... hum... curieuse dira-t-on.
- On a vu ça... Bon, ça m´a l´air d´être terminé. Allons chercher les autres, Therion nous attend. On vous doit combien ?
- Rien, vous m´avez permis d´avancer un peu dans mes études sur cette bête. Je vous demanderais juste de repasser me voir, histoire de m´assurer que ma thérapie a bien fonctionné.
Hilwan salua le guérisseur et les deux garçons s´éloignèrent vers la taverne. Koen était surpris par quelques remontées parfois, mais ça n´était jamais aussi violent que les premiers vomissements. Sa cicatrice lui faisait de moins en moins mal et il avait l´impression qu´elle rétrécissait. Ils arrivèrent devant la taverne.
- Attends-moi ici, fit Hilwan, je vais chercher les autres. Je ne préfère pas que tu te mettes à vomir dans la taverne.
Hilwan s´éloigna. Pendant ce temps, Koen chercha Seiroth du regard. Apparemment, il s´était encore éclipsé. Koen regarda autour de lui. Knothole Glades était très peu animé. Quelques gardes arpentaient les rues, d´autres somnolaient dans un coin, quelques marchands nettoyaient ou rangeaient leur boutique...
Soudain, les yeux de Koen furent retenus par le regard de quelqu´un. Un regard à la fois doux et agressif, animé par une lueur pénétrante, obsédante, brillant délicatement en lançant des éclairs. Ce regard appartenait à une jeune fille. Elle avait des cheveux châtains clair, bouclés, redressés en un chignon, des lèvres fines. Elle le regarda un instant, sourit légèrement puis s´effaça dans une ruelle.
Pris d´une impulsion soudaine, Koen se faufila là où avait disparut la jeune fille. Là, il y avait une intersection. Il ne la vit ni à droite ni à gauche. Déçu, il retourna devant la taverne, la mine triste.
Cette fille avait retourner quelque chose en lui...