Bon, c’est pas très long, et pis je suis sur que ça va vous paraître incompréhensible, mais vous inquiétez pas, comme le titre l’indique, c’est ( sous les conseils de Mico
) une ellipse, un saut dans le temps. C’était juste parc que j’avais envie de faire ça, si je ne voulais pas perdre la motivation pour écrire le reste. Donc tout va rentrer dans l’ordre au prochain chapitre, en attendant savourez un peu le futur
Joan Baez – Let it be
Josh Rouse - Directions
---| Ellipse |---
La main de Howy caressant son front, et le vent glacial lui soulevant ses vêtements, il demeurait allongé sur la froide carcasse de cette locomotive.
Il lui fallut quelques secondes pour remettre ses idées en place.
D’un coup tout lui revint en mémoire.
La gigantesque arène, la foule qui criait sa mort, le goût de la poussière dans sa bouche ensanglantée.
« A très vite je l’espère, cher ami. »
Les mots qu’avaient prononcés Sigfried avant de tirer, la blessure, le marathon dans Fuel jusqu´à la station. L’homme qu’il avait tué.
C’en était trop pour lui, il voulait oublier tout ça.
Il voulait oublier la découverte de ce maudit collier, la discussion avec Constantin, Tout.
Il n’entendait que le bruit infernal des roues de la locomotive filant a toute allure sur les rails usés et la cheminée, débitant a intervalles réguliers ses gerbes de fumées.
Quand il ouvrit les yeux, il se croyait dans un rêve.
Dans le ciel enveloppé par la nuit, les étoiles se comptaient en millions. Au milieu de celles-ci, la face souriante de la Lune lui donnait l’impression qu’elle lui souriait.
Il revint a la réalité quand sa main frôla le toi congelé de la locomotive. Un frisson parcoura son corps depuis sa paume droite.
Il sentit ensuite la main de Howy, posée sur son front.
Howy pleurait. Il pouvait l’entendre derrière tout le vacarme de la machine.
Accroupie à sa gauche, juste à côté de lui, elle pleurait, les yeux fermés, la tête baissée.
« Elle me croit mort » se dit-il.
Il souleva son bras gauche, puis, du bout des doigts, il lui essuya ses larmes et esquissa un sourire.
Elle releva sa tête brusquement, puis renifla un grand coup, presque assez pour être grossière, puis elle se laissa tomber sur le corps Cloud, et l’enlaça après avoir rapidement relevé sa tête pour placer son bras en dessous.
Il lui murmura a l’oreille avec peine : « Howy, tu m’écrases. ». Elle ri, alors que des larmes continuait de couler de ses yeux, puis elle s’allongea juste à côté de Cloud, assez serré contre lui pour ne pas dépasser du ridiculement petit toi de la locomotive.
Ils se prirent la main, et se les serrèrent fort.
Tout en regardant le ciel, Cloud dit : «
- Je t’aime, Howy, même si je suis sur que c’est pas ce que je devrais dire. J’m’en fout, même si c’est pas le bon moment, ou la bonne formulation, j’en sais rien, mais je …
- Tais-toi, dit elle doucement. Moi aussi je t’aime, Cloud. ».
Sigfried était toujours en dessous, dans la cabine richement décorée. Il était assis dans un fauteuil collé à une immense fenêtre, dans laquelle il voyait défilé les champs bordant Fuel.
Il avait un léger sourire au coin des lèvres lui aussi. Tout ce qui comptait pour lui, s’était qu’Howy soit heureuse, et avec Cloud c’était le cas.
La petite locomotive foncer à toute trombe vers l’Est. Elle traversait les champs des alentours de Fuel, seule sur ces rails qui n’avaient pas servis depuis si longtemps, portant sur son dos les deux personnes les plus heureuses au monde à cet instant.
Elle faisait un boucan de tout les diable, mais elle aussi allait faire partie du voyage.