Néanmoins, prudent pami les prudents, le Grand chef se déplaça avec silence et circonspection, penant à une nouvelle lâcheté de ce roi qui méritait si peu son nom. Et il eut raison! Car, se relevant soudainement, le roi tendit son épée là ôù se trouvait auparavant Wurrzag, dans le but avoué de l´embrocher(pour les Elfes qui ne comprennent pas l´usage de ces mots, c´est parce que ce n´aurait sûrement pas tué le chef, et au pire aurait tracé une rayure de plus su sa fidèle armure). Il comprenait qu´il ne gagnerait pas en magie, et que son seul petit refuge se trouvait dans le corps à corps... Mais les Orcs sont les Orcs, et donc les maîtres incontestés et incontestables du champ de bataille. Ne tenant aucun compte des pirouettes de jeune chat en chaleur de l´elfe, l´Orc attendait du concret. Empli de fureur soudaine, le roi leva son épée, dans un geste salvateur. Lorsqu´il voulut trancher cette tête haïe, qui le considérait sur l´heure dubitativement, l´Orc n´eut qu´à lever sa hache, et c´est dessus que vint se briser la lame enchantée. Alors, l´Orque se releva dans toute sa splendeur, et commença à se battre, dédaigneux devant un ennemi dont il jeta le corps quelques picosecondes plus tard à ses chiens.
Depuis, les elfes sont les serviteurs des Orques, et, le soir, quand ils pensent que personne ne peut les entendre, il se raconte cette histoire, mais seulement certains passages, et ils ont changés la fin...