Je me leva. Il devait être vers une heure du matin. J'enfilai discrètement un caleçon et j'allai ensuite dans l'entrée. J'entendis deux portières claquer. Je pris un fusil à pompe dans l'entrée.
Les voix étaient celles d'hommes d'âge mûr :
_T'as ton flingue ? Demanda alors le premier homme avec une froideur extrême.
_Oui c'est bon. Alors le chef nous à dit que y'aurai quatre gosses qui se la jouent rebelle ? Le deuxième personnage avait une voix assez aigu.
_Oui et on doit les buter...
_C'est vache, ont aurait pu leur demander de se barrer tout simplement. Dis alors l'homme à la voix aigu indigné.
_Ça à déjà était fait. Et puis on est là pour faire le boulot pas pour discuter. Ajouta alors le premier homme sans une once de compassion à notre égard.
L'homme à la voix efféminée s'avança alors vers la porte et la crocheta. Mon cœur battais à tout rompre, devais-je aller réveiller mes amis ? Non trop tard. Je devais m'occuper d'eux. Ma main droite se crispait sur la gâchette. Je me glissa alors dans une pièce qui était proche de l'entrée. Tout doucement je chargea mon arme, je tremblais. La porte s'ouvrit dans un grincement qui résonna dans toute l'entrée. J'entendis les deux homme avancer. Je me pissais littéralement dessus. Puis, dans un élan de courage, ou de folie devrais-je dire, je me jeta dans l'entrée et tira une première balle, je couru ensuite dans la pièce d'en face. J'avais à peine pu apercevoir ce que j'avais fait. Il me semblait avoir explosé la tête du premier assassin.
J'entendis le bruit sourd de son crâne cogner contre le carlage. J'avais mal pour lui. Il ne fallait pas perdre l'avantage que j'avais eu grâce à l'effet de surprise. J'armai alors de nouveau mon fusil puis je m'élança une nouvelle fois dans l'entrée en enjambant le premier corps inerte. L'homme était à moitié caché par la porte. Je ne réfléchis pas et je tira, une fois, deux fois. Je décala la porte avec mon pied et je vis l'homme, le bras gauche à moitié déchiqueté. Il avait lâché son arme à cause de la douleur. Je pris alors une grande inspiration et lui fit un headshot mémorable.
Alerté par le bruit Maxime accouru alors, en caleçon suivit de près par Marjorie qui était en culotte avec un débardeur et de Lucie avec un grand t-shirt et sans doute sans rien dessous. 
Lucie s'agrippa au bras de Maxime, horrifiée de voir deux cadavres dans l'entrée. Il dit alors :
_Bordel il s'est passé quoi ?
_J'ai entendu une voiture se garer, je suis allé voir. Y'avait deux connard dernière la porte qui projetaient de nous tuer. Dis-je alors toujours sous le choque.
_Et...et tu les as tué ? Me demanda Marjorie elle aussi choquée.
_Bah qu'est ce que tu voulais que je fasse ?
_Non, tu as bien fait. Me dis Maxime.
Je reposa le fusil à pompe dans le porte parapluie puis je dis :
_Bon, on ne va pas se recoucher maintenant. Je propose qu'on se préparer et qu'on se barre.
_Oui mais où ? M'interrogea Maxime.
_On va improviser, l'important c'est de ne pas rester ici.
_Oui tu as raison. Me dis alors Lucie.
_Hey au fait, merci de nous avoir sauvé, sans toi on ne serait plus de ce monde. Déclara Maxime.
Il s'approcha alors de moi et me serra contre lui. Lucie fit de même en m'embrassant sur la joue, sa poitrine recouverte d'un simple T-shirt s'écrasant contre mon torse nu. Elle me chuchota un petit " Merci ". Ils partirent ensuite dans le salon. Marjorie resta avec moi et m'embrassa langoureusement. C'était si bon. 
De retour dans le salon, on se changea rapidement, puis on fit nos sacs. Les filles prirent le maximum d'eau et de nourriture. Maxime prit les armes et on entra dans le Hummer. Marjorie et Lucie étaient derrière. Maxime était à côté de moi et lisait une carte de la région. Il ouvrit la bouche pour me proposer une destination mais il n'eu pas le temps de finir sa phrase : On entendit un bruit de moteur étranger au notre. Je regarda dans le rétroviseur. Une grosse berline noir roulait à toute vitesse dans l'avenue.