J’étais totalement abasourdie. Ambre, se tenait devant moi essayant de refouler ses larmes et sa tristesse. Certes, je ne pouvais pas savoir que son petit ami s’appelait David mais un sentiment de culpabilité s’emparait petit à petit moi. Allez, réconforte là, oublie ta foutue timidité et parle lui bon sang :
- Vraiment désolé L Je ne sais pas quoi dire, si je peux faire un truc toi
.
- Tu n’y es rien pour rien de cette affaire, tu n’as pas à te sentir coupable. Allez, allons rejoindre et t’en fait plus pour moi
Elle avait beau m’adresser un sourire, je sentais que trop bien qu’il était forcé. J’allai donc m’asseoir au fond sous l’œil à la fois surpris et heureux de Lucas qui ne tarda pas à me taquiner :
- Ah je vois, monsieur ne sait pas résister aux filles et moi je peux toujours courir pour te faire venir
Cette réplique déclencha un rire parmi le petit groupe
Je me plaça entre Lucas et Ambre, m’enfonçant confortablement dans mon siège. L’humour de Lucas et mes rougissements des lors qu’on parlait de fille
, eut pour effet de rendre pour de bon cette fois –ci, la bonne humeur d Ambre , à ma plus grande joie
Le car emprunta alors une route à virage multiples, me donnant le tournis. Mon ventre était ballonné et je prenais une teinte verdâtre au fur et à mesure que l’envie de dégueuler s’intensifiait
Lucas le remarqua et plongea sa main dans le sac pour en ressortir un médicament coqueline
- Tiens avale ça, tu vas aller beaucoup mieux après
Merci Max, heureusement que t’étais là. J’ingurgita alors le médicament et au bout de quelques instants, je commençai à aller mieux.
- Merci vieux, tu m’as sorti d’un beau pétrin
- Avec ça, tu vas être tranquille pendant tout le voyage
- Pourtant, il a vraiment pas bonne mine, je vais vérifier un truc, rajouta Ambre.
Elle appliqua alors sa main sur mon front, certainement pour voir si j’étais sujet à de la fièvre. Le contact de sa main me donnait des frissons pendant que mon cœur battait des records de vitesse. Jamais, j’avais connue ça et j’étais totalement démunie .
-,C’est bon, pas de fièvre en vue marmotte
Elle retira alors sa main, me laissant bouche bée. Un organisateur vient alors à notre rencontre, une feuille à la main .
- Je sais que je viens vous voire très tôt, mais si pouvais déjà inscrire les noms de ceux avec qui vous voudraient être dans la famille, ça nous arrangerait. Plus tôt la famille sera avertie, mieux ça sera.
C’est moi qui reçut la feuille avec le crayon. On étaient 40 au total, et 2 par famille d’accueil. Après un regard complice avec Lucas, j’inscris alors nos deux noms sur la feuille. Je la passai ensuite à Ambre qui se mit avec une copine nommée Sophie. A ce moment là, la voix grave du directeur retentit :
- Pause casse crôute , à table les enfants !
Décidément, cette colo me plaisait de plus en plus ! Vivement qu’on soit en Italie .