Nous rentrâmes donc dans le compartiment et que vis je en face de moi ?
Ce cher Andy, lecteur mp3 aux oreilles, qui semblait plutôt content de nous voir.
- Tiens salut les gars, c’est cool qu’on soit dans le même compartiment
- Oué , le hasard fait bien les choses
Cependant, la présence de Andy m’empêchait de parler librement à Lucas de mes histoires. Je ne voulais pas que mes petites aventures se propagent . Lucas dut alors se résigner à attendre pendant que moi, j’étais plongé dans mes pensées.
Au fur et à mesure du voyage, une envie pressante d’aller aux toilettes grandissait en moi et je fus contraint d’aller soulager ma vessie.
J’allai ouvrir la porte mais cette dernière était fermée.
- Et merde, me manque plus qu’a attendre et à fermer le robinet.
Dés que la porte s’ouvrit, je m’engouffrai tel un fauve dans les W.C, ne faisant guère attention à celui qui venait de sortir .
Ouf, c’est fou ce que ça soulage. On se sent vraiment plus léger après.
Après m’être lavé les mains, j’avais l’intention de repartir à place mais Lucas bondit alors devant moi, me poussant dans l’angle de mur.
- Et du calme, qu’est ce qui se passe ?
- On a un problème ou plutôt tu as un problème.
- Peut tu être plus explicite. ?
- Ambre m’a parlé tout à l’heure car elle avait pas le courage de te le dire en face. En fait, elle préfère t’éviter pour l’instant et plus te parler, tu lui rappelle trop de mauvais souvenirs…. Et son ancien amour.
Un coup de poignard en plein cœur. Voilà l’effet produit par ces phrases. Etais ce de ma faute si j’avais même le nom que son ancien ami. Je me sentais trahi et ce sentiment fait vraiment mal, bien plus qu’une blessure physique, elle reste profondément gravée en nous et nous torture de l’intérieur.
Dépité, je laissai Lucas seul, les larmes aux yeux, essayant de garder la tête haute. J’étais tombé dans le gouffre du désespoir.
J’accélérai alors le rythme et bouscula quelqu’un qui se trouvait sur mon chemin.
- Et tu pourrai t’excuser au moins.
- J’ai pas de temps à perdre avec des tocards, alors du vent merci., tu me gênes !
Ce n’était pas moi qui avait parlé, ces paroles reflétaient juste mon état d’esprit., celle d’un ado blessé dans son orgueil .
Le gars me saisit alors par le col, le poing menaçant.
- Excuse toi de suite.
- Va te faire mettre.
Le poing partit alors dans ma direction et je n’eus d’autre réflexe que de fermer les yeux.
Sweet or not ?