Je ne vois même plus ce qu'il reste à sauver.
Finalement tout ça ne m'a appris qu'une chose.
C'est que l'immense majorité des gens soutiennent ce système et ses valeurs. Je pensais pas qu'on était autant une exception.
Et c'est moi qu'on appelle le sauvage ?
Ils ont tous peur de la mort, ils sont là hagard à hurler leur slogan, à soutenir une façon de penser qui m'est devenue totalement inconnue.
Je demande pas grand chose pourtant, une vie simple, un code d'honneur, de la loyauté, du courage, du respect de ceux et ce qui nous entoure. Des guerriers et des mères. De la pureté.
Alors pourquoi, pourquoi tous ces gens me prennent pour un fou ? Qu'on me dit que je suis intolérant ou insensible ?
Pourquoi je me sens mieux en compagnie d'un labrador que je connais depuis sa naissance qu'en voyant mon "peuple" réuni ?
Je me sens pas faire parti du tout de cette communauté, elle est disproportionnée et terrifiante, elle est sublime.
Je commence à comprendre comment des événements gargantuesque ont pu se passer dans notre pays les derniers siècles, les gens sont capables, par je ne sais quel miracle, de tous se bouger dans une seule direction quel qu’en soit la justification.
Et ils sont tellement nombreux, moi ça me crée de l'inquiétude, plus qu'une simple affaire de meurtre.
La foule m'a toujours paru être un monstre sans volonté individuelle.